Alternative politique

Un Podemos « à la française » est-il possible ?

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Le tout jeune parti de gauche Podemos a recueilli plus de 20 % des voix aux élections législatives espagnoles du 20 décembre 2015. Deux ans à peine après sa création, il se place en 3e position, juste derrière les deux partis traditionnels : le Parti socialiste (22 %) et les conservateurs du Parti populaire (28 %), ce dernier perdant la majorité absolue. D’où vient le phénomène Podemos ? Quelles sont ses propositions ? Comment s’explique ce succès fulgurant ? Comment la gauche française peut-elle s’en inspirer ? Réponses avec Héloïse Nez, spécialiste des mouvements sociaux, dont le dernier ouvrage Podemos, de l’indignation aux élections vient d’être publié.

Photo © Eric Facon

Podemos compte à peine deux ans d’existence et attire déjà 20,7 % des voix aux élections législatives (69 députés). D’où vient ce nouveau parti politique ?

Héloise Nez [1] : Podemos réalise un très bon score, d’autant que c’est la première fois qu’il se présente à ce type d’élection. Podemos est un projet qui n’est pas directement issu du mouvement des Indignés – aussi appelé mouvement du 15M – qui a émergé le 15 mai 2011 à la Puerta del Sol à Madrid. Podemos est d’abord pensé par un noyau d’universitaires, de professeurs de sciences politiques de Madrid, de trentenaires qui viennent pour la plupart de familles politisées dont les parents ont participé à la lutte contre le régime franquiste. Ce sont quasiment tous d’anciens militants déçus d’Izquierda Unida (Gauche unie), une coalition de gauche formée [en 1986, ndlr] autour du Parti communiste espagnol. Nombre d’entre eux se sont mobilisés dans les mouvements étudiants et altermondialistes. Ils ont commencé à travailler sur un projet de refondation politique alternatif, avant que les « indignés » n’occupent les places madrilènes ou barcelonaises. Ils ont étudié les expériences latino-américaines de prise de pouvoir de la gauche par les urnes au Venezuela, en Bolivie et en Équateur, des expériences qu’ils ont parfois conseillées – ce qui ne les empêche pas d’être critiques aujourd’hui vis-à-vis de certaines dérives autoritaires.

Le deuxième groupe à la base de la constitution de Podemos est composé de militants de l’organisation Gauche anticapitaliste, l’équivalent espagnol du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) français. Nombre de leurs militants sont alors actifs au sein du mouvement des Indignés et se disent qu’il faut aller plus loin. Des gens vont les rejoindre, issus notamment du mouvement de lutte contre les expulsions immobilières (la Plataforma de afectados por la hipoteca). Ils se rendent compte des limites des manifestations contre les banques qui procèdent aux expulsions et cherchent une solution institutionnelle. Ensuite, les personnes qui rejoignent les « cercles » de Podemos, ses structures à l’échelle locale, se sont souvent politisées pendant le mouvement des Indignés. Pensé en amont, le projet Podemos s’appuie sur l’espace ouvert par cette mobilisation.

Quelles ont été ses propositions emblématiques pendant cette campagne électorale ?

Deux thèmes sont particulièrement mis en avant : la lutte contre les inégalités et celle contre la corruption. Podemos prône un tournant dans les politiques économiques d’austérité vers davantage de redistribution sociale. Il propose un « plan de sauvetage des citoyens » à l’image du plan de sauvetage des banques espagnoles : empêcher les expulsions de logement face à l’incapacité de nombreux ménages, après la crise financière, à rembourser leur crédit immobilier ; garantir l’accès à l’eau, consolider le droit à la santé et à l’éducation, autant de secteurs frappés par de lourdes coupes budgétaires. Pour financer son plan de sauvetage des citoyens, Podemos défend une réforme fiscale avec une véritable progressivité de l’impôt sur les revenus, le patrimoine et les successions, et par un impôt spécial sur les banques. Le mouvement a été conseillé en la matière par l’économiste français Thomas Piketty (lire aussi notre entretien avec le député européen Miguel Urbán Crespo).

Lola Sanchez, députée européenne de Podemos

Pour lutter contre le chômage – actuellement à plus de 20 % – il propose un changement de modèle productif, basé en Espagne sur la construction, vers une transition énergétique, avec une réhabilitation massive des logements et le développement des énergies renouvelables. Pour lutter contre la corruption, une réforme doit garantir l’indépendance des juges. Le pantouflage sera interdit. Un élu ou un ministre devra attendre dix ans avant de pouvoir travailler dans un secteur économique en lien direct avec sa fonction. Un ancien élu ne pourra jamais siéger au sein d’un conseil d’administration d’une entreprise développant ses activités dans des secteurs stratégiques de l’État.

Le mouvement refuse la professionnalisation de la politique, comment cela se traduit-il concrètement ?

Dans son code éthique, Podemos a mis en place plusieurs mesures comme l’interdiction du cumul des mandats. Ceux-ci sont aussi limités dans le temps : un mandat politique interne ou public est limité à huit ans. Il peut exceptionnellement être prolongé à douze ans. Les indemnités des élus sont également plafonnées. Elles ne peuvent dépasser trois fois le salaire minimum, qui est d’environ 650 euros en Espagne. C’est donc un frein à l’idée de faire une longue carrière politique. Il s’agit aussi d’éviter que quelqu’un en responsabilité puisse s’enrichir grâce à son mandat. Tous ceux qui exercent une responsabilité publique ou interne à Podemos doivent déclarer leurs revenus, leur patrimoine et l’état de leur compte bancaire.

Les jeunes ont-ils voté Podemos ?

C’est une de ses caractéristiques par rapport aux autres partis. Les 18-24 ans sont particulièrement représentés. Quand on observe la moyenne d’âge de l’électorat du Parti socialiste espagnol (PSOE, 22 % des voix) et du Parti populaire (PP, droite, 28 %)), c’est l’inverse : les plus de 60 ans dominent [2]. Podemos arrive à mobiliser très fortement les jeunes, traditionnellement réfugiés dans l’abstention, et les gens qui ne votaient pas ou plus. Ces derniers constituent un électeur de Podemos sur quatre lors des dernières élections européennes, quand le parti, cinq mois après sa création, a recueilli 8 % des voix. Il a pour l’instant réussi à proposer une offre partisane alternative. Le sociologue José Fernández-Albertos analyse les évolutions de l’électorat de Podemos : jusqu’aux élections européennes, ceux qui votent Podemos ont plutôt un bon niveau social, sont diplômés et issus de la classe moyenne. Ensuite, alors que Podemos devient davantage visible médiatiquement, sa base sociale s’élargit et se diversifie. Comparé aux élections européennes, il a gagné près de quatre millions de voix et arrive premier en Catalogne et aux Pays basques.

Quelle est la différence entre Podemos et Ciudadanos (citoyens), également un nouveau venu sur la scène politique espagnole, et qui a attiré 14 % des suffrages ?

Il y a d’abord une similitude : ils se présentent tous les deux comme des partis du changement, mettant en avant la lutte contre la corruption des élites et leur rajeunissement. Cette similitude avec Ciudadanos gêne beaucoup Podemos, car il n’est plus le seul parti de la rénovation politique. La grande différence, c’est la politique économique. Podemos est clairement un parti anti-austérité. Ciudadanos est un parti libéral qui ne remet pas en cause les fondements de la politique économique. Sur la question des migrants, Ciudadanos est plus proche de la droite en refusant aux sans-papiers un accès universel à la santé et en ne portant pas de propositions sur l’accueil des réfugiés. Ciudadanos est en quelque sorte un Podemos de centre-droit.

Un militant des cercles locaux de Podemos, Villaverde, au sud de Madrid, novembre 2015.

C’est aussi une des spécificités de ce scrutin : alors qu’ailleurs en Europe des partis de droite extrême et xénophobes se renforcent, pourquoi ce phénomène n’existe-t-il pas en Espagne ?

C’est le Parti populaire qui inclut des courants héritiers du franquisme. C’est un parti de droite beaucoup plus conservateur qu’ailleurs, qui s’étend du centre-droit à l’extrême droite. Il y a bien une tentative de créer un parti d’extrême droite, avec le mouvement xénophobe Vox, mais il a peu d’échos, avec 0,23 % des voix à ces élections [3]. L’Espagne n’est pourtant pas à l’abri : en 2000, le Sud de l’Andalousie connaissait des émeutes racistes contre les ouvriers agricoles marocains. Pourquoi, aujourd’hui, sont-ce les partis progressistes qui capitalisent sur le mécontentement pendant que, en France, c’est le FN ? L’histoire des migrations n’est pas la même. Les vagues migratoires y sont plus récentes, et l’Espagne est redevenu un pays d’émigration – nombre de jeunes s’exilent à cause de la crise. Ensuite, il y a encore le poids du franquisme, la fin de la dictature ne date que de quarante ans.

Surtout, pendant les mobilisations contre les expulsions de logements, Espagnols et immigrés étaient impliqués, ensemble, dans les quartiers. La solidarité s’est faite, quelle que soit l’origine des gens. Les Indignés et Podemos répandent l’idée selon laquelle la crise économique et sociale n’est pas la faute du voisin immigré mais des banquiers et des élus corrompus. Avec Podemos et Ciudadanos, l’espace politique a été occupé avant l’émergence éventuelle d’un parti xénophobe. Le mouvement des Indignés et Podemos ont, sur ce point, une influence importante dans le débat public. Le problème, c’est le chômage et la corruption, pas l’immigration. Aujourd’hui, en Espagne, l’argument xénophobe est difficilement recevable. C’est l’une des victoires des Indignés.

Le bras de fer qu’a subi la Grèce gouvernée par Syriza a-t-il effrayé l’électorat espagnol ?

Oui, cela a eu des conséquences. Podemos s’inscrit dans la même logique que Syriza : rester dans la zone euro et changer les politiques européennes par le rapport de force. Le fait que Syriza a échoué à infléchir d’un iota la politique européenne a joué contre Podemos. Si Alexis Tsipras avait réussi à obtenir des concessions, cela aurait probablement renforcé la dynamique électorale en faveur de Podemos. L’intransigeance de l’Allemagne et de la Commission européenne face à la Grèce était aussi, très clairement, un message envoyé aux Espagnols. Les médias et le Parti populaire ne se sont d’ailleurs pas privés de le relayer quand les banques grecques ont fermé temporairement : voilà à quoi mènerait une victoire de Podemos. Pour se défendre, le mouvement explique que, s’il accède au pouvoir, il pèsera davantage que Syriza car l’Espagne représente 12 % du PIB de la zone euro, contre 2 % pour la Grèce.

Neri, militante péruvienne d’un cercle de Podemos, Madrid, novembre 2015.

Quelles sont les relations de Podemos avec les partis de gauche traditionnels, Izquierda Unida et le PSOE ?

La question des alliances va forcément se poser, la droite ayant perdu la majorité absolue. Le leader de Podemos, Pablo Iglesias, a multiplié les déclarations en ce sens : sur la lutte contre la corruption, nous pouvons nous mettre d’accord avec Ciudadanos, et sur les questions sociales, avec le PSOE, a-t-il assuré. Le soir du scrutin, Pablo Iglesias a mis en avant trois conditions pour discuter avec les autres formations de possibles accords : inscrire les droits sociaux dans la Constitution, au même titre que les droits civils et politiques ; mettre en place un mécanisme de révocabilité du président du gouvernement à mi-mandat, pour le sanctionner s’il ne respecte pas ses engagements électoraux ; et adopter une nouvelle loi électorale avec un système plus proportionnel.

Pour l’instant, il n’y a jamais eu d’alliances communes, seulement des appuis d’investiture pour l’élection d’un maire ou d’un gouvernement régional. À Madrid, ce sont par exemple les socialistes qui ont appuyé l’élection de la nouvelle maire Manuela Carmena, la juge « rouge » soutenue par Podemos. En Andalousie, c’est Ciudadanos qui a appuyé le PSOE. Une coalition contre la droite est possible mais difficile, avec l’enjeu du référendum en Catalogne que refusent les socialistes. Une alliance entre le centre-gauche et le centre-droit est également envisageable. Mais pour gouverner le pays, cela s’annonce bien plus compliqué ! Si au bout de deux mois, à partir du 13 janvier, personne n’arrive à former un gouvernement, les Espagnols devront revoter.

Podemos a refusé d’adopter une stratégie type « front de gauche ». Pourquoi ?

Il préfère mettre en avant le clivage entre ceux d’en bas et ceux d’en haut. Pour Pablo Iglesias et ses camarades, le clivage entre gauche et droite sert aux médias et aux partis traditionnels à les étiqueter comme « gauche radicale » pour les marginaliser et les disqualifier. Pour Podemos, ce clivage n’a plus de sens : il ne permet pas de montrer qu’une alternative existe aux politiques d’austérité mises en œuvre par le Premier ministre socialiste José Luis Zapatero (PSOE) et poursuivies par son successeur de droite Mariano Rajoy (PP). Podemos ne veut en aucun cas être une force d’appoint au PSOE. L’objectif est aussi de ne pas s’adresser seulement aux électeurs de gauche, mais à la majorité de la population, quelle que soit sa proximité partisane avec la gauche. Plutôt que de tenir un discours très général sur l’anticapitalisme, ils vont parler de l’accès au logement, de l’emploi, de la création d’entreprises, pour remettre en cause le modèle économique. Tous les symboles traditionnels associés à la gauche – drapeaux, chants, slogans – ont été abandonnés. Au départ, leur stratégie initiale était bien de créer une coalition de type Front de gauche, à l’image de Syriza, qui signifie « coalition de la gauche radicale ». À l’époque, la grande formation de gauche d’alors, Izquierda Unida (qui a obtenu 3,7 % et deux députés), avait refusé.

Quelle a été leur stratégie médiatique ?

Là encore, ils ont rompu avec certains tabous de l’extrême gauche, en investissant l’espace audiovisuel, la télévision en particulier. Ils la voient comme l’espace de socialisation politique le plus important pour les Espagnols. Ils ont d’abord créé leur propre émission de télévision, La Tuerka, sur un canal associatif. Cela leur a permis de se familiariser avec le mode de communication audiovisuel, plus court, plus incisif. Cette première visibilité va leur donner accès aux chaînes de la TNT, notamment les chaînes conservatrices en quête de contradicteurs issus du mouvement des Indignés. Pablo Iglesias va ensuite être invité régulièrement sur les plateaux des grandes chaînes généralistes.

Mais pendant la campagne des élections européennes de 2014, ils se rendent compte qu’à peine 10 % des gens connaissent Podemos, mais que 50 % identifient Pablo Iglesias sans forcément faire le lien avec son mouvement ! Podemos choisit alors de mettre en avant le visage de son dirigeant sur les bulletins de vote. En parallèle, ils sont très investis sur les réseaux sociaux, dont l’usage est combiné aux interventions télévisées, pour démultiplier la parole, en jouant beaucoup sur l’humour. L’équipe qui travaille sur les réseaux sociaux est très jeune et a appris à maîtriser ces techniques pendant le mouvement du 15M. Les réseaux sociaux sont aussi utilisés pendant les débats internes.

Pablo Iglesias, Madrid, le 22 novembre 2015.

Pensez-vous qu’un Podemos « à la française » puisse émerger, et à quelles conditions ?

C’est assez improbable, en tout cas pas avec la même configuration. La question préalable à se poser est pourquoi il n’y a pas eu l’équivalent d’un mouvement des Indignés en France. La crise n’y a d’abord pas pris la même ampleur. En Espagne, le chômage dépasse 20 % depuis 2010 et a frappé un jeune sur deux. Des centaines de milliers de personnes ont été expulsées de leur logement. Au premier trimestre 2012, on enregistrait une moyenne de 517 expulsions par jour ! [4] Les partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, PSOE puis PP, pâtissent d’un très grand discrédit. Ils sont perçus comme coresponsables de la crise car ils ont été impliqués dans de nombreuses affaires de corruption. Il faut se souvenir qu’en France, en 2011, c’est encore Nicolas Sarkozy qui est au pouvoir. Nous sommes à un an de l’élection présidentielle. La plupart des militants de gauche espèrent alors un changement par les urnes. En Espagne, ils sont déjà dans une impasse électorale. Le système politique français favorise aussi davantage une logique majoritaire – et présidentielle. La gauche non socialiste y est bien plus fragmentée : les écologistes, le Parti communiste, le Parti de gauche, les autres petites composantes du Front de gauche, trois partis trotskistes, sans compter les tentatives balbutiantes de créer de nouveaux mouvements comme Nouvelle donne… Il n’existe pas ici l’espace qui s’est libéré en Espagne. Enfin, il y a l’extrême droite qui a capitalisé le mécontentement face aux partis de gouvernement. Je ne crois donc pas à un Podemos « à la française ».

La gauche française peut cependant s’en inspirer. En adoptant par exemple un discours qui partirait du quotidien des gens, un discours plus simple – « au moins Marine Le Pen, on la comprend », entend-on souvent à propos du FN. Surtout, un discours qui transmette un message d’espoir. Podemos en use avec ses slogans comme « c’était quand, la dernière fois que vous avez voté avec espoir ? » La gauche française peut aussi sortir de l’entre-soi. Les leaders de Podemos sont plus jeunes – Pablo Iglesias a 37 ans –, plus ouverts. Le mouvement possède pour l’instant une grande capacité à attirer de nouveaux militants. On leur laisse de l’espace, on ne leur reproche pas de n’avoir pas lu Gramsci ou tel penseur marxiste. Il n’y a pas de mépris, même si le niveau d’études ou l’exercice d’une profession intellectuelle sera valorisé.

Quand Pablo Iglesias dit « nous voulons le gouvernement des meilleurs », il inclut les acteurs des mouvements sociaux, il les valorise. Je me souviens d’une aide-soignante, membre d’un cercle de Podemos, expliquant qu’elle ne se sentait pas la compétence et la légitimité d’être candidate dans sa ville, très endettée. Pour eux, Podemos sert aussi de lieu d’apprentissage. En France, l’Assemblée nationale compte zéro ouvrier, un seul artisan et quatre employés, et l’âge moyen est de presque 60 ans. Seulement 4 % des députés ont moins de 40 ans ! Il y a peu d’espace pour de nouveaux entrants. La professionnalisation des élus y est très forte. « Si on gagne comme les gens, on gouverne pour les gens », explique Podemos. Même Pablo Iglesias était précaire quand il travaillait à l’université, pour 900 euros par mois. Il faut cependant faire attention : Podemos n’a même pas deux ans. La réorganisation plus verticale du mouvement a suscité des contestations internes. L’enjeu est aussi, au-delà des échéances électorales, la pérennité et la démocratisation de Podemos.

Propos recueillis par Ivan du Roy

Photos des militants et élus de Podemos : © Eric Facon


- Héloïse Nez, Podemos, de l’indignation aux élections, éditions Les Petits Matins, octobre 2015, 15 €.

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