Grande distribution

Leclerc s’engage à réduire l’usage des pesticides chez ses fournisseurs

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Finis les résidus de pesticides dans les pommes de terres achetées en grande surface [1] ? Greenpeace vient de lever ce matin le blocage de la Socamil, une centrale d’achat de Leclerc située près de Toulouse. Par cette action de désobéissance civile, l’ONG visait à discuter avec le leader de la grande distribution en France « de propositions concrètes pour réduire la présence des pesticides dans la production de notre alimentation ». Au terme de 24 heures d’occupation, un accord a finalement été conclu. La Socamil s’est engagée « à réduire fortement l’usage des pesticides dans l’agriculture ». Leclerc indique que la Socamil va « créer une Commission, composée de plusieurs adhérents, de sa responsable qualité et de producteurs locaux » qui « rencontrera dans les prochains jours une commission de travail de l’ONG afin d’élaborer ensemble un plan d’action ».

Pour Anaïs Fourest, responsable de l’agriculture chez Greenpeace, « cet engagement public va dans la bonne direction », soulignant que son ONG allait veiller à ce que « les travaux de cette commission se traduisent en des avancées concrètes qui permettront dès l’année prochaine aux agriculteurs de produire avec moins de pesticides ». Une avancée déjà perceptible en Bretagne où les 42 magasins de la centrale d’achat Scarmor ne commercialisent plus de pesticides issus de la chimie de synthèse depuis juin 2013 (notre article). « Aucune de ces actions ne s’attaque au cœur du problème », nuance Greenpeace. « En France 90% des pesticides sont utilisés en agriculture, et moins de 5% par les jardiniers amateurs. »

Depuis le 15 octobre, Greenpeace mène une campagne dénonçant l’envers du décor des « prix imbattables » de Leclerc. Alors que Leclerc représente 20 % des achats alimentaires des Français, sa politique « ne laisse actuellement pas d’autres choix aux agriculteurs que d’industrialiser leur production et donc d’utiliser massivement des pesticides alors que les impacts sanitaires et environnementaux de ces produits chimiques sont de plus en plus documentés par les scientifiques », relève Greenpeace. Sur le web, près de 70 000 personnes ont déjà écrit au directeur général, Michel-Edouard Leclerc, pour demander l’élimination en priorité des pesticides les plus dangereux – pour les abeilles et la santé humaine – dans la production des pommes et des pommes de terre, ainsi que le soutien des agriculteurs qui s’engagent à produire sans pesticides, et la transparence vis-à-vis des consommateurs.

Photo : © Greenpeace

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