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Écologie : « Si chacun fait un petit pas, c’est un grand pas pour l’humanité »

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Tous les deux mois, le magazine Kaizen relaie les initiatives en tout genre, de l’agriculture à l’alimentation, de la culture à l’économie, en passant par l’énergie, la démocratie ou la santé. Son credo : une information 100% positive qui suscite le changement, pas à pas. Pour poursuivre son développement et toucher de nouveaux lecteurs, Kaizen a lancé une campagne de financement participatif.

Basta ! : Comment est né Kaizen ?

Pascal Gréboval, rédacteur en chef : En 2008, Pierre Rabhi rencontre Yvan Saint-Jours, créateur du magazine La Maison écologique. Yvan fait part à Pierre de son envie de créer un magazine de société plus transversal. Pierre, sans cesse interrogé à la sortie de ses conférences – « votre discours est intéressant, mais on fait quoi maintenant ? » – propose à Yvan de rencontrer Cyril Dion, avec qui il vient de fonder le mouvement Colibris. Ainsi naît Kaizen : proposer des pistes à toutes ces personnes qui ont envie d’une autre société, donner à voir des initiatives pérennes et reproductibles qui participent à un changement de paradigme. Il faudra quelques années pour passer de l’idée à la réalisation. Kaizen est lancé en mars 2012. Autre point important, en créant Kaizen, nous voulons proposer un magazine 100% positif. Différentes études montrent qu’à force de lire, entendre, voir des informations anxiogènes, les gens sont tétanisés et deviennent des spectateurs apeurés, et se réfugient dans la consommation. En revanche, avec de l’information positive, on créé une dynamique, un élan, les gens redeviennent acteurs. Ils sont inspirés, et reprennent leur destin en main.

« Changer le monde pas à pas » est le slogan de votre magazine. Pourquoi ?

Vouloir tout changer d’un coup demande beaucoup de courage, d’énergie, effraie, crée des résistances, qu’elles soient sociétales ou individuelles. En revanche, en faisant les choses petit à petit, on peut aller plus loin, sans effort. Ce que résume la philosophie du Kaizen [changement bon en japonais], où chacune est invité à faire les choses à sa mesure, à son échelle. Cette approche peut être utilisée dans son entreprise, famille, association, commune, etc .Cette philosophie fait écho à la légende du Colibris, nous pouvons tous faire notre part. Il s’agit donc de montrer que l’on peut tous apporter sa pierre à l’édifice d’une nouvelle société qui serait plus humaine, plus juste et plus écologique... Ce n’est pas grave si, dans l’immédiat, vous ne pouvez pas vous passer de votre voiture ou fabriquer tous vos produits ménagers vous-même ! L’important est que vous soyez dans la démarche du changement de paradigme et que vous effectuiez des « petits pas ». Si chacun-e fait un petit pas, c’est un grand pas pour l’humanité.

C’est pourquoi, dans nos pages, nous présentons des initiatives reproductibles par le plus grand nombre. Agriculture, alimentation, énergie, habitat, santé, éducation, culture, économie, transports, démocratie… Dans tous les domaines, nous voulons montrer que chaque action, aussi minime paraît-elle, est importante et, surtout, que chacun, quels que soient ses origines, son milieu social, ses convictions, peut participer à ce changement de société ! A partir du prochain numéro, notre slogan devient : « Construire un autre monde... pas à pas »

Pourquoi avez-vous lancé une campagne de financement participatif ?

Pour plusieurs raisons. Nous avons lancé le magazine avec nos fonds personnels et un investissement minime (de 50 000 €). Nous nous sommes concentrés pendant trois ans sur le fond (articles, dossiers). Nous avons travaillé la forme a minima. Aujourd’hui nous constatons que notre lectorat est un « public de convaincus ». Or quand nous avons créé Kaizen, l’objectif était d’apporter des éléments de réponse à ces gens qui s’interrogent sur cette société qui se délite, mais qui ne connaissent pas forcément ses initiatives, ne savent pas que l’on peut déjà « vivre autrement ». Nous aimerions, comme imaginé à l’origine, élargir le cercle de lecteurs et de lectrices. A quoi bon rester entre convaincus ? Et pour atteindre ce public, il faut renforcer notre place en kiosques, notre notoriété. Cela passe par une somme de petites opérations qui ont un coût : changement de maquette, création d’émissions radios, présence accrue dans les salons... Par ailleurs, depuis trois ans, Kaizen repose essentiellement sur le temps et l’énergie d’une toute petite équipe (4 équivalents temps plein). Le temps est venu de nous structurer, nous organiser autrement.

Nous avons choisi le mode du financement participatif, pour deux raisons. Nos lecteurs et nos lectrices sont nos meilleurs ambassadeurs. En s’engageant dans cette campagne, ils deviennent acteurs à part entière de l’avenir du magazine, et de fait acteurs du changement de société. Nous voulons aussi rester un magazine 100 % indépendant. On voit bien que dépendre de gros groupes peut influencer la ligne éditoriale. Nous voulons continuer à donner de l’information 100 % positive. C’est une démarche globale.

Retrouvez la campagne de financement participatif de Kaizen.

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