Un média indépendant en accès libre, sans publicité, animé par sept journalistes, a besoin du soutien de ses lectrices et lecteurs. Faites un don à Basta ! En passant par J’aime l’info, un don de 50 euros ne vous coûte que 17 euros.

Avancement de la campagne : 32824 € sur 100000 € !

32.82%

Justice

Première victoire judiciaire pour les opposants au grand projet Lyon-Turin

par

  • Ajouter
  • Imprimer
  • Partager sur Delicious
  • Partager sur Google+

Une première bataille judiciaire a été remportée le 11 juillet par les opposants au projet de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin. La société Lyon Turin Ferroviaire (LTF) poursuivait Daniel Ibanez, l’un des plus fervents opposants au projet, pour injure publique. Ce dernier contestait ces propos qui lui avaient été attribués par un journal local. « S’il y a injure dans cette affaire, c’est une injure au bon sens en voulant utiliser des deniers publics pour un projet inutile détruisant des terres agricoles » a ainsi lancé Daniel Ibanez, devant quelque 150 militants français et italiens, avant d’entrer dans le palais de justice de Chambéry.

Cette première procédure en France concernant la ligne Lyon-Turin a finalement tourné court. Le tribunal a en effet jugé la citation à comparaitre irrecevable, les avocats de LTF n’ayant pas joint les bilans et comptes de résultats de la société comme l’exige la procédure. « C’est terminé, sauf s’ils font appel », a commenté l’avocat de Daniel Ibanez, Stephen Duval. « Ce projet n’a pas seulement un enjeu régional, avec les dévastations des terres agricoles, a rappelé Daniel Ibanez à la sortie du tribunal. C’est un projet dangereux économiquement par le tarissement des finances publiques, au moment où le gouvernement cherche 50 milliards chez les contribuables, que des écoles et des hôpitaux sont fermés alors que la ligne existante n’est pas utilisée. »

Soulagé, Daniel Ibanez a tenu à exprimer sa solidarité aux militants italiens poursuivis, « victimes d’une répression organisée ». Les membres du mouvement No Tav en Italie font en effet l’objet d’une centaine de procédures, certains étant même accusés d’ « acte de terrorisme » (voir notre article). « Nous sommes aujourd’hui devant le palais de justice de Chambéry mais nous pourrions être aussi devant celui de Turin », renchérit Paolo Prieri, du mouvement No Tav. « C’est un combat pour l’environnement, la démocratie et l’argent public. » Un appel à rejoindre les manifestations dans le Val de Suse du 17 au 27 juillet a été lancé.

- Tous nos articles sur le projet Lyon-Turin CC Sophie Chapelle

En bref

Vidéos

  • Artisanat « Un métier n’est pas là pour vous emprisonner mais pour vous rendre libre »

    Voir la vidéo

Voir toutes les vidéos