Mouvement social

50 000 personnes à Rio contre le néolibéralisme vert

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Plus de 50 000 personnes ont défilé le 20 juin dans les rue de Rio de Janeiro au Brésil. Une centaine de chefs d’État arrivaient au même moment sur les lieux de la conférence des Nations unies sur le développement durable à l’autre bout de la ville. Cette marche à l’initiative du Sommet des peuples – sommet alternatif organisé par la société civile en marge de la conférence de l’ONU – était placée sous le signe de « la justice sociale et écologique », « contre la marchandisation de la vie », et « pour la défense des biens communs ». Pour Fatima Mello, de la Fase [1], une organisation brésilienne, ce succès est lié au désarroi que génère la conférence officielle. « Nous sommes tous ensemble pour dire non à l’économie verte et oui aux mouvements et convergences populaires, a-t-elle confié. C’est un nouveau cycle de luttes sociales qui s’ouvre » (voir la vidéo).

Des rassemblements et des marches décentralisées ont eu lieu partout dans le monde ce jour-là. En France, une trentaine d’associations avaient appelé à parodier une vente aux enchères fictive de la Terre à Paris. 350 personnes ont constitué à Biarritz une grande chaîne humaine pour la justice sociale et écologique. « Les vraies solutions et alternatives ne manquent pas, notamment au plan local, a rappelé une militante du collectif Bizi qui participait à la chaîne. Transports collectifs de proximité plus sobres, monnaies locales, maintien d’une agriculture paysanne de proximité, luttes pour le tri des déchets à la source… » Toutes ces mobilisations avaient un mot d’ordre : ne pas laisser les questions écologiques et environnementales entre les mains des responsables économiques et financiers.

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