BASTA !
Accueil > Rencontrer > Pierre Rabhi : « Si nous nous accrochons à notre modèle de société, c’est le dépôt de bilan planétaire »

Écologie

Pierre Rabhi : « Si nous nous accrochons à notre modèle de société, c’est le dépôt de bilan planétaire »

Par Agnès Rousseaux, Ivan du Roy (7 mai 2012)

Et si, après une stressante campagne électorale, on respirait un peu ? Quelle société voulons-nous aujourd’hui construire ? « La croissance est un problème, pas une solution », affirme Pierre Rabhi, paysan-philosophe. Face à la disparition des questions écologiques dans le débat politique, et à la frénésie marchande qui nous a pris en otages, il invite à repenser la vie sur un mode à la fois « sobre et puissant ». Et à inventer, pour éviter des explosions sociales et un chaos généralisé, un autre modèle de civilisation. Entretien.

  • Réagir à cet article
  • Recommander à un-e ami-e
  • Augmenter la taille du texte
  • Diminuer la taille du texte
  • Imprimer

Basta ! : Vous défendez une société de la sobriété. Les crises actuelles et l’austérité qui menace vont-elles permettre de remettre en question le système économique dans lequel nous vivons ?

Pierre Rabhi [1] : Je ne me réjouis pas de cette situation, mais je me dis finalement que l’être humain a besoin d’entrer dans des impasses pour mieux comprendre. Les impasses peuvent soit finir sur un chaos généralisé, soit permettre d’initier autre chose. Le chaos est tout à fait possible : une sorte de cocotte-minute d’incertitudes et d’inquiétudes est en train de miner les âmes et les consciences. Qu’une seule ville explose et toute la France explose. Le problème aujourd’hui n’est pas de se réjouir de cela, mais de voir ce qu’on peut tirer de cette évolution. Notre modèle de société montre son inadéquation, son incapacité à continuer. Si nous nous y accrochons, ce sera le dépôt de bilan planétaire. Tous les pays émergents veulent vivre à la moderne. Où va-t-on puiser les ressources ? C’est totalement irréaliste. Il y a aujourd’hui à repenser la vie sur un mode qui soit à la fois sobre et puissant. Je crois beaucoup à la puissance de la sobriété. Je ne crois pas à la puissance des comptes en banque. La vraie puissance est dans la capacité d’une communauté humaine à se contenter de peu mais à produire de la joie. Notre société déborde de tout, mais nous sommes un des pays les plus consommateurs d’anxiolytiques, pour réparer les dégâts que produit la « société de la matière » ! Nous sommes une espèce de planète psychiatrique. Combien de souffrances produisons-nous ?

Pendant la campagne électorale, l’écologie a quasiment disparu du débat politique. Qu’en pensez-vous ?

C’est parce que les citoyens ne sont pas véritablement conscients de l’enjeu de l’écologie que nous sommes obligés d’avoir une écologie politique pour lui donner une place au forceps. Dans la réalité, l’écologie concerne absolument tout le monde. Je suis évidemment reconnaissant envers ceux qui essayent de placer l’écologie dans le débat politique. Mais c’est une anomalie. Car l’écologie est une affaire de tous. C’est ce qui détermine l’existence de tout individu, du phénomène de la vie. Nous sommes donc tous concernés.

Selon vous, le progrès technologique nous asservirait ?

La civilisation moderne est la civilisation la plus fragile de toute l’histoire de l’humanité. Plus d’électricité, de pétrole, de télécommunications et la civilisation s’écroule. Elle ne tient sur rien du tout. Le progrès ne libère pas. Plusieurs avancées ont apporté un certain bien-être. Mais ce bien-être n’est pas forcément partagé. Il faut que l’humanité se pose la question : le progrès, pour quoi faire ? Et avant : qu’est-ce que vivre ? S’il s’agit juste de consommer, je n’appelle pas ça la vie, cela n’a aucun intérêt. Nous sommes devenus des brigades de pousseurs de Caddie. Cela me terrifie. Nous sommes revenus au néolithique : nous sommes des cueilleurs, nous passons dans les rayons et nous cueillons. Tout cela n’est pas bon. On a évoqué la décroissance, qui est considérée comme une infamie dans le monde d’aujourd’hui : remettre en cause la croissance ! Au Moyen Âge, j’aurai été brûlé vif.

Peut-on se passer de l’industrie et du progrès technologique sur une planète qui comptera bientôt 9 milliards d’êtres humains ?

Le progrès technologique ne rétablit pas de l’équité dans le monde, au contraire. Une minorité en bénéficie. Ce ne sont pas les pays en voie de développement qui consomment le plus de voitures ou de frigos. C’est un leurre de dire que la planète ne pourra pas suffire, parce que nous serons plus nombreux. C’est une injustice totale : sur 7 milliards d’humains aujourd’hui, la moitié n’a pas accès à la nourriture pendant que les autres se bâfrent et gaspillent à outrance. Un cinquième de l’humanité consomme les 4/5es des ressources produites. Ce serait très pernicieux d’invoquer la démographie pour dire qu’on ne va pas s’en sortir. Non ! Plusieurs milliards d’humains ne s’en sortent déjà pas. Ce ne sont pas les pauvres qui épuisent les ressources. La démographie n’est pas en cause. Je sens cet argument s’insinuer de façon très vicieuse.

Pourquoi, après avoir été ouvrier, avez-vous choisi de devenir paysan ?

J’ai accompli mon retour à la terre, ici en Ardèche, en 1961, parce que je considère que notre système n’a pas d’intérêt. Je n’ai pas envie d’être né pour produire, pour consommer et mourir. C’est une destinée un peu limitée ! Je suis né pour vivre, je suis né pour admirer. Si on doit toute sa vie besogner pour que les poubelles débordent de déchets, cela n’a aucun sens. Il n’y a pas si longtemps, en mai 68, les jeunes défilaient dans les rues pour protester contre la société de consommation. C’était l’excès. Leur intuition était forte : nous ne sommes pas des consommateurs. Les gagneurs d’argent, la frénésie marchande nous ont pris en otages pour faire de nous des gens qui doivent absolument consommer pour faire monter le produit national brut. C’est complètement stupide. Les jeunes disaient : on ne tombe pas amoureux d’un produit national brut ! Ils lançaient des slogans très importants, qui étaient un appel à la vie. Nous ne vivons pas : nous sommes conditionnés, endoctrinés, manipulés, pour n’être que des serviteurs d’un système. Ils ressentaient ce besoin de sursaut de la vie. Depuis, je ne vois plus les jeunes défiler dans la rue pour dire qu’ils ont trop. Nous sommes au contraire entrés dans la phase du manque. Les certitudes d’une idéologie triomphante, c’est terminé ! Aujourd’hui, les jeunes ne savent pas quelle place ils auront et s’ils auront une place dans l’avenir. Ce système-là peut-il encore perdurer ? Non. Il ne faut donc pas s’illusionner et se raconter des histoires : notre système arrive à ses limites. Il faut maintenant que l’imagination se mette en route, pour en créer un autre.

D’où peut venir le changement ? D’abord de chaque individu ou de transformations portées collectivement ?

Vous pouvez manger bio, recycler votre eau, vous chauffer à l’énergie solaire, tout en exploitant votre prochain, ce n’est pas incompatible ! Le changement radical de la société passe par une vision différente de la vie. L’humain et la nature doivent être au cœur de nos préoccupations. Le rôle de l’éducation est souverain : et si on éduquait les enfants au contentement et non à l’avidité permanente ? Une avidité stimulée par la publicité, qui affirme qu’il nous manque toujours quelque chose. Cette civilisation du besoin chronique et permanent, sans cesse ressassé, installe dans les esprits la sensation de manque. Le phénomène de la vie, ce qui fait que nous existons, devrait avoir une place dans l’éducation des enfants. Or nous n’avons que des structures éducatives qui occultent complètement les fondements de la vie pour, le plus vite possible, fabriquer un petit consommateur et un petit producteur pour le futur. Cela en fait un petit ignorant qui s’occupera bien davantage de savoir comment il va avoir un bon boulot malgré la compétitivité.

L’exigence fondamentale, c’est que tout le monde puisse manger, se vêtir, se soigner. Voilà ce qu’une civilisation digne de ce nom devrait pouvoir fournir à tout le monde. Aucun bonheur n’est possible sans la satisfaction des besoins vitaux. Notre civilisation a la prétention de nous libérer alors qu’elle est la civilisation la plus carcérale de l’histoire de l’humanité. De la maternelle à l’Université, nous sommes enfermés, ensuite tout le monde travaille dans des boîtes. Même pour s’amuser on va en boîte, assis dans sa caisse. Enfin, on a la boîte à vieux quand on n’en peut plus, qu’on est usé, avant de nous mettre dans une dernière boîte, la boîte définitive.

Comment convaincre ceux qui profitent le plus de la société de consommation et d’accumulation ?

Qui enrichit ces gens-là ? C’est nous. Ils s’enrichissent parce que des gens insatiables achètent de plus en plus, parce que toute une communauté humaine leur donne les pleins pouvoirs. Ils n’existent que parce que nous les faisons exister. Je ne roule pas en char à bœufs mais en voiture, je pollue malgré moi, j’ai le confort moderne. Ce qui fausse tout, c’est que cela devient prétexte à un enrichissement infini. Ce serait différent si les objets fabriqués par le génie du monde moderne avaient vocation à améliorer la condition humaine. Nous donnons très peu de place à ce qui est indispensable, à ce qui amène véritablement la joie. Et nous ne mettons aucune limite au superflu.

Cela signifie donc s’attaquer aux puissances de l’argent ?

L’argent est noble quand il permet l’échange. C’est plus facile d’avoir quelques billets dans sa poche que de transporter deux kilos de pommes de terre. L’argent n’est pas à récuser dès lors qu’il participe au mécanisme de régulation du bien-être entre tous. Mais quand il régule seulement la richesse, non. Toutes les choses vitales, les biens communs – eau, air, terre, semences – devraient être soustraites à la spéculation. Ceux qui ont de l’argent commettent un hold-up légalisé sur le bien de tous. Un vol illicite mais normalisé par la règle du jeu. L’argent rend l’humanité complètement folle et démente. Aujourd’hui, on achète le bien des générations futures. Je possède de la terre, mais je suis prêt à dire que ce n’est pas la mienne. Je l’ai soignée pour qu’elle soit transmise à mes enfants ou à d’autres gens.

Comment soustraire les biens communs à ceux qui spéculent ?

Admettons qu’on aille jusqu’à la logique extrême : un jour, un petit groupe d’humains hyperriches va posséder la planète. Aux enfants qui arriveront, on leur dira qu’ils sont locataires. Qu’ils doivent payer leur droit d’exister. C’est stupide. C’est navrant. C’est d’une laideur infinie. Parce que j’ai de l’argent, j’ai le droit sur tout… C’est là que le politique devrait réguler. Mais, pour l’instant, les responsables politiques sont là pour maintenir en vie cette inégalité criante. Ils font de l’acharnement thérapeutique sur un modèle moribond. On peut le mettre sous perfusion tant qu’on voudra... on sait très bien qu’il est fini. Le drame serait que tout cela finisse dans le chaos, si on ne met pas en place une nouvelle orientation de la vie.

Il faut changer les règles du jeu démocratique, dites-vous… Pour aller vers quoi ?

On ne peut pas changer un monstre pareil du jour au lendemain. Ce que je regrette, c’est qu’on ne se mette pas sur la voie du changement. Ce modèle a été généré par l’Europe. La première victime de ce nouveau paradigme, cette nouvelle idéologie, c’est l’Europe elle-même. L’Europe était une mosaïque extraordinaire. Tout a été nivelé, standardisé. Et on a exporté ce modèle partout ailleurs, en mettant un coup de peinture « démocratie » là-dessus. Aujourd’hui ce modèle se délite, il n’a aucun moyen d’être réparé. Il faut aller vers autre chose. Ce que propose la société civile : elle est le laboratoire dans lequel est en train de s’élaborer le futur. Partout des gens essayent de faire autrement. Un État intelligent devrait encourager ça. Sinon, cela se fera sous la forme d’explosion sociale. Une grande frange des citoyens sont secourus par les dispositifs de l’État. Cela ne durera pas. Le jour où la société ne pourra plus produire de richesses, où prendra-t-on ce qu’il faut pour soutenir ceux qui sont relégués ? Nous sommes dans un système « pompier-pyromane » : il produit les dégâts et prétend en plus les corriger. On met des rustines au lieu de changer de système : ce n’est pas une posture politique intelligente.

Recueilli par Ivan du Roy et Agnès Rousseaux

Vidéo : Agnès Rousseaux

Photo : Ivan du Roy

Notes

[1Pierre Rabhi vit en Ardèche, où il a été paysan. Il a crée en 2007 le Mouvement pour la Terre et l’Humanisme appelé ensuite mouvement Colibris. Il est aussi l’inventeur du concept « Oasis en tous lieux » et a lancé en 2012 la campagne Tous Candidats

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs
pour poursuivre son travail, faites un don.

  • twitter
  • facebook
  • delicious
  • google

Réagir à cet article

  • 1 - De maninoz  | 02:39 | 8 mai 2012 |

    Bonjour,

    je trouve l’article très intéressant, cependant, ce monsieur Pierre Rabhi, aurait, pour moi, été plus pertinent s’il ne cédait pas à l’argumentaire émotionnel de la peur qu’offre le catastrophisme. Je trouve cette démarche un peu trop facile, et cela décrédibilise le contenu de son point de vue.

    D’autan que je trouve sont point de vue assez obscurantiste en prétextant qu’avec notre technologie moderne nous somme devenus plus fragile. Je ne suis pas d’accord avec ça, car la technologie peut justement permettre à l’humanité de vivre dans un certain confort en oubliant la faim, le froid, la maladie et les dangers que la nature sème devant nous. Je ne crois pas me souvenir de la dernière famine en France, ou d’une maladie contagieuse digne de la peste noir. En somme, vous auriez du davantage souligner que le vrai problème n’est pas le continuel développement technologique, mais l’utilisation que l’humanité en fait. Elle n’est pas en accès libre à tous et elle n’est pas utilisée parfois comme il le faut.

    Vous dites que nous ne faisons que "cueillir" des produits dans des rayons de supermarché, pourquoi pensez vous que de récolter soi même ces produits agroalimentaire est il une meilleure chose ? Il nous faut bien un système pour se nourrir, ce n’est pas parce qu’on a un caddie entre les mains que tous les consommateurs sont abrutis par la pub et achètent des choses inutiles. (par ailleurs les français ont de moins en moins de pouvoir d’achat pour acheter des choses inutiles, cela devrait contenter vos préoccupations). L’humanité est une espèce jusqu’à présent unique en son sens dotée d’une grande intelligence, je ne crois pas que nous devrions passer beaucoup de temps à des choses primaires, comme se soucier de comment allons nous manger, boire ou dormir à l’abris. Un retour à la terre serait en mon sens, une perte énorme de liberté et un arrêt brutal à l’expansion du temps que l’humanité consacre à des choses créatives et innovantes.

    Répondre

    • De Miko  | 08:37 | 8 mai 2012 |

      Réponse aux divers mouvements de la décroissance

      Sinon, pour prolonger les idées et les convictions lors des réunions et celles contenues dans les tracts, j’aurais à vous soumettre quelques pensées et propositions :

      Je crois profondément que nous sommes à un instant charnière et que le moment est venu, bien choisi, d’unifier toutes les tendances qui portent le changement et qui remettent en cause le capitalisme et son acolyte le libéralisme.

      Il faut rassembler sans relâche toutes les mouvances écologiques qui agissent pour la planète. Essayer autant que faire se peut d’associer la population et lui faire prendre conscience de l’urgence de la situation, hors de toutes manipulations idéologiques et/ou partisanes, en étant sincères et vrais dans la vérité et la réalité.

      Dès maintenant savoir que nous avons un rôle à jouer et que nous sommes les vecteurs en marche, en étant des liens qui unissent et s’unissent à d’autres liens, en formant la trame qui tisse la toile de toutes les personnes, groupes, organismes encore éparpillés sur le territoire en France et hors du pays.

      Nous devons être divers et UN. Nous sommes la volonté ardente d’un avenir radieux, c’est désormais notre message d’optimisme.

      Nous savons que l’humanité va vers le mur, que la planète est exsangue, à bout de souffle et de ressources, que l’homme est son pire ennemi et qu’il scie la branche qui le soutient, le berce et le nourrit. Nous savons tous cela.

      Dorénavant, soyons la part d’humains qui comme le colibri fait sa part, qui propose, agit vers la lumière d’une renaissance, d’un autre monde que nous allons construire tous ensemble, nous les hommes de bonne volonté.

      Foin de toujours constater le pire et le défaitisme, nous devons au contraire incarner l’espoir auquel chacun, au fond de sa conscience, de son cœur, aspire.

      Nous sommes les colporteurs de bonnes nouvelles, le courant qui draine le changement par l’exemple. Notre mission est de redonner le moral aux citoyens et non de toujours les accabler du spectacle des turpitudes de ceux qui pensent présider. Ne jouons plus à ce jeux pervers.

      Ce n’est plus l’heure des constats mais du bilan. L’heure des constats est dépassée et il faut retrousser notre imaginaire.

      Ne soyons plus les prophètes de l’apocalypse et du malheur mais, sachons frapper les trois coups à la porte du bonheur pour une nouvelle représentation d’une humanité renouvelée sur scène. Les jours heureux n’attendent que nous si nous en avons la volonté.

      Je ferais suivre quelques suggestions d’un plan d’actions immédiates au fur et à mesure.

      Pour les prochaines réunions, je pense qu’il serait bien d’organiser des tables rondes avec un thème : quel monde voulons nous ? Comment le construire et l’organiser ?

      Un grand brainstorming ; L’idée générale de la méthode est la récolte d’idées nombreuses et originales. Deux principes définissent le brainstorming : la suspension du jugement et la recherche la plus étendue possible. Ces deux principes se traduisent par quatre règles : ne pas critiquer, se laisser aller (« freewheeling »), rebondir (« hitchhike ») sur les idées exprimées et chercher à obtenir le plus grand nombre d’idées possibles sans imposer ses idées.

      Répondre

    • De Macarel  | 10:32 | 8 mai 2012 |

      C’est tout le contraire de l’obscurantisme que délivre le message de Pierre Rabhi.
      J’ai retenu :
      Si nous étions intelligents nous comprendrions que la joie ne s’achète pas.
      Le progrès doit être au service de l’homme et non l’inverse.
      Au delà d’un certain seuil de bien-être matériel, rien ne sert de continuer à accumuler frénétiquement, mais il faut prendre le temps de vivre tout simplement.
      En finir avec l’argent comme instrument de pouvoir.
      Développer notre conscience que nous n’avons qu’une planète, et qu’il faut en prendre soin.
      Quant à son supposé catastrophisme, je ne le vois pas. C’est au contraire pour éviter des catastrophes aux générations futures, qu’il dénonce les dérives du présent.
      Vous faites un contresens total, son message est celui d’un amoureux de la vie.
      Mais il est vrai que nos esprits sont tellement contaminés, par la propagande du système qu’il est facile de prendre des vessies pour des lanternes.
      Et quand il dit que notre civilisation est fragile, il a tout à fait raison, en ce sens que notre mode de développement actuel n’est pas soutenable sur plus d’un siècle, deux au maximum. Et d’ici là les conflits pour l’accès à des ressources devenant de plus en plus rares se multiplieront.

      Répondre

      • De Enoch  | 13:11 | 9 mai 2012 |

        1 ou 2 siecles mais vous revez !!

        Nous avons une decennie tout au plus et encore qui sera marquee par des crises a repetition.

        Nous allons vivre plus de changement dans les 25 prochaines annees que nous n’avons vecu les 100 dernieres.

    • De Winston Smith  | 10:42 | 8 mai 2012 |

      bonjour
      La technologie nous rend effectivement plus fragiles, on peut le reconnaître sans "jeter le bébé etc...". La crise de la productivité par exemple et, donc, le chômage de masse trouvent des origines dans l’innovation technologique. L’explosion démographique est, aussi, liée au "progrès" technologique(si si !). Mais, en fait, si vous devez accordez à cette idée une validité, c’est pour cette raison, que vous ne pouvez nier : l’ensemble des ,structures humaines, aujourd’hui, reposent ENTIEREMENT sur des structures technologiques, qui par ailleurs se caractérisent par une nature ambivalente de remède/poison, aide/entrave, et par une sensibilité à l’influence économique dans leur manifestation. Et il n’existe pas de méta-structure sur laquelle reposerait la technologie, sauf à dire qu’il y en a une économique. Cette méta-structure devrait en fait être "éthique", ce qui suppose un renversement total de réflexion, qui devrait se réaliser pour que nous puissions conserver sans danger ce corail technologique. Donc une telle dépendance à une technologie ambivalente, et soumise aux abstractions économiques, engendre bien une fragilité accrue, et alimente la probabilité du chaos.

      Répondre

    • De jeanclaude57  | 11:14 | 8 mai 2012 |

      En 1978, je suis allé travaillé chez Pierre Rabhi . A l’époque j’étais bien jeune je suis venu dans sa ferme a Lablachère pour un stage d’initiation à l’agriculture bio . C’était très précurseur pour un jeune de mon age et de la ville . Surtout qu’ a cette époque la plupart des lambda ne s’imaginait même pas que l’on pouvait vivre autrement , en autosatisfaction et en harmonie avec la terre . Je ne comprenait pas très bien a ce moment là la philosophie de Pierre , pour moi il était comme un néandertalien des temps modernes , à travailler la terre avec des outils rustiques et à planter des arbres à 45°en suivant la méthode "Boucher -Thomas "presque je lui en voulait quand il me faisait ramasser les pierres de son terrain à la main . De retourner le compost plusieurs fois de le nourrir pour qu’il soit bénéfique a la terre . Je ne comprenait pas très bien quand il me disait qu’il ne fallait pas abimer cette terre avec des engins modernes , avec des produits qui l’empoisonnait . Pour moi un paysan devait travailler avec des tracteurs et des outils modernes , des produits qui améliorait la productivité . J’étais tombé dans un autre monde , et petit à petit je commençait a comprendre le but de cette manœuvre . Si tu respecte la nature elle te le rend au centuple . Aujourd’hui en lisant cet article je suis tout à fait d’accord avec sa façon de voir les choses , et je suis d’accord avec lui quand il nous dit que nous ne sommes que des produits de consommations . Enlevez-nous le pétrole l’électricité les supermarchés et vous verrez que les gens se trouveront démuni , perdu ! La plupart d’entre nous ne savent même pas comment planter un légume . Il a raison Pierre de dire que nous sommes une société d’assisté . Depuis l’enfance on nous met dans des boites on nous guide et dirige jusqu’à notre dernier souffle , on ne sait plus penser par nous mêmes , on ne prend plus de décisions , on nous impose un tracé de vie pour faire partie de la société . "travail famille patrimoine " . Nous devons aujourd’hui nous sortir des sentiers bitumeux , repenser notre façon d’être , nos petites manies de consommations , penser aux générations futures à l’héritage qu’on va transmettre . Nous sommes tous responsables de la pollution de notre planète de la surconsommation et de la faim dans le monde . Nous devons aujourd’hui enlever nos œillères pour repenser notre façon d’être face à l’autre , pourquoi accumuler et m’enrichir alors que je sais que je ne fais rien pour le bien de l’humanité . Notre société actuelle est sur le déclin là dessus je te rejoint Pierre , nous devons cesser d’être égoïstes individualistes . La terre ne nous appartient pas , nous ne sommes que de passage , aussi notre devoir est de l’améliorer pour que les générations futures puissent y vivre en harmonie . Mais pour cela il faudrait que l’on puisse rééduquer nos politiciens . Cette élection ne nous apporteras pas grand choses de plus , que nous avons déjà . Si ce n’est le chaos ! Alors oui notre devoir de citoyen est de trouver et d’imposer une nouvelle façon vivre en harmonie avec 9 milliards d’être humain ! Les petits ruisseaux fonts les grandes rivières .
      Merci Pierre pour ce que tu ma enseigné pendant 1 an , ma vie entière en a été changé Je ne sais pas si aujourd’hui je suis un homme meilleur mais , je sais que je respecte mon prochain et que j’œuvre pour laisser un monde meilleur à mon fils et a ses descendants .
      Jean Claude

    • De carlitos.correia  | 12:48 | 12 mai 2012 |

      Oui, cher monsieur !
      Il est bien dans le caracter francais ce genre de dualité !? Je vous fais la bise apres une gifle ! En suite...
      Vous en question ? Est ce que vous faites votre part d’obligation avec votre planete ? Si j’ai bien compris ? La question n’est pas forcement le development excessive de la tecnologie le point plus haut en tout cas de cet article. La question est bien le modéle de gestion economique que mene la societé actuel. Que favorise bien et tres bien les gagnent du sisteme. les plus agiles les plus rapides, les meilleurs ! permetez moi ? C’est ca votre vision de la democratie ? Non merci, je ne veux pas ce sistéme. Je vous avoue que j’ai pas non plus la solution imediat dans ma main.

      Mais au moins s’on arrette un peu de filosopher et metre la main en oeuvre ? On est dejá sur le development imediat ! Chez moi on dit " Le sac vide, ne tient pas au pied" Moi personnelment ca me derrange un peu, quand je vois bcp des gens filosopher d’un model social quand juste acoté il y a d’autres que crevent de fains ou besoins imediats ! Pour finir, est ce que vous bouger de chez vous pour se rendre compte que le monde ne que Paris ou la France ? Excuse moi, si mon francais est pas si parfait que la votre, je suis pas Francais, merci pour ce debat.

    • De gloupitch  | 11:04 | 15 mai 2012 |

      @ Maninoz

      Votre réponse témoigne, sans vous faire offense, du chemin qu’il vous (nous) reste à parcourir pour pouvoir envisager l’avenir sous d’autres perspectives, plus "humaines" si j’ose dire.

      Votre réponse illustre parfaitement la remarque de P. Rabbi lorsqu’il évoque le fait que l’écologie est l’affaire de tous. Voyez-vous, lorsque vous faites précisément vos courses dans les supermarchés, sans le savoir, en ou le sachant, vous subventionnez l’industrie agro-alimentaire dont les méthodes et les effets sur notre santé constituent une régression historique pour l’homme.
      Regardez ce que vous mettez dans vos caddies et ce que le voisin y met : depuis la vinaigrette toute faite et saturée d’acid gras trans jusqu’à la préparation "gateau au chocolat" bourrée d’OGM, en passant par la viande, notamment de porc, à "pas cher" et dont les bêtes ont été bourrées d’anti-dépresseurs, d’antibiotiques, et autres vaccins et n’ont jamais vu le jour....etc.
      Je vous invite à reconsidérer très sérieusement l’ensemble de vos arguments et de regarder par exemple le documentaire de Colin Séreau "Solutions locales pour un désordre global" ou encore "We feed the world"...vous ne pourrez plus jamais voir les choses comme vous les voyiez actuellement.
      « D’autan que je trouve son point de vue assez obscurantiste en prétextant qu’avec notre technologie moderne nous somme devenus plus fragile »
      Ouvrez les yeux et prenez, par exemple connaissance de cet article :
      Source : http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/cancer-la-catastrophe-silencieuse-114894
      Comment se fait il que c’est dans nos pays occidentaux, donc les plus développés, donc les mieux dotés en "technologie moderne" qu’il y a le plus de cancer, et de loin ?
      Notre technologie s’évertue à créer le mal et ensuite, dans le même système, à y trouver un remède....cela ne fonctionne pas ! Ou plutot, si, cela fonctionne comme nous le voyions tous les jours.
      « Je ne crois pas me souvenir de la dernière famine en France, ou d’une maladie contagieuse digne de la peste noir »

      Effectivement, nous n’avons plus d’épidémies de peste (sauf la peste brune toutefois...!) en France...Il nous reste juste, depuis un demi siècle de développement d’un "scientisme médical rentable", le SIDA, les maladies auto immunes, les allergies à tout va, l’explosion du nombre de cancer, les affaires type médiator, vaccins contre l’hépatite b, la grippe AH1N1, la mal bouffe et l’obésité et les troubles cardio-vasculaires qui en découlent.
      « pourquoi pensez vous que de récolter soi même ces produits agroalimentaire est il une meilleure chose ? »
      Peut être à cause des OGM, des pesticides, des nitrates, de toutes les saloperies qui inondent la composition de produits sur lesquels on ne se pose plus une seule question !
      « ce n’est pas parce qu’on a un caddie entre les mains que tous les consommateurs sont abrutis par la pub et achètent des choses inutiles »
      Détrompez vous et le propre de la manipulation est précisément de faire en sorte que le manipulé est persuadé qu’il décide, pense, agit, et donc consomme (des légumes, de l’informations...) librement.
      Lisez donc Edward BERNAYS "Propaganda", inventeur américain des "relations publiques"...cela date de 1928 et tout y est...La propagande n’a pas été inventée par les régimes totalitaires mais mais par la démocratie libérale américaine, puis s’est largement exportée...et on en reparle...
      « une perte énorme de liberté et un arrêt brutal à l’expansion du temps que l’humanité consacre à des choses créatives et innovantes. »

      De quelle liberté parlez vous ? (cf.ma précédente remarque). Des choses créatives et innovantes : lesquelles ? pour faire quoi ? elles sont là les questions...pour en faire quoi ? Nous communiquons de moins en moins alors que nous n’avons jamais eu autant de technologie de la communication, idem pour l’information...
      Entre penser être libre et l’être réellement, il y a un sacré fossé. C’est un peu la pilule rouge ou la pilule bleu de Matrix...

      J’espère ne pas vous avoir choqué ou heurté par moi propos. Je vous souhaite d’accueillir avec ouverture d’esprit et bienveillance mes propos, sans jugement, juste en regardant si vous pouvez en retenir quelque chose qui vous fera cheminer.

      Fraternellement

    • De Wingman999  | 18:50 | 22 juin 2012 |

      @maninoz : ce n’est pas "un point de vue" c’est la réalité ! La Terre est fini. Lorsque les sols seront épuisés à force d’exploitation, lorsque les mines, les océans seront vides ! La technologie ne pourra pas nous aider ! Car cette technologie dépend des ressources ! Et de plus la technologie est bridée pour avoir une longévité moindre pour la consommation. C’est l’obsolescence programmée. Il suffit de constater les tonnes de produits dans les magasins ! Alors imaginons dans le monde entier ! C’est un pillage mondial des ressources !! Dire que ce son discours est simple "point de vue", c’est de l’obscurantisme : le syndrome de l’autruche ! C’est du négationnisme !

  • 2 - De DMonodBroca  | 12:25 | 8 mai 2012 |

    Pour que le peuple puisse exprimer le pouvoir qui est le sien en régime démocratique, encore faut-il qu’il puisse choisir, encore faut-il que les partis en lisse lui offre une alternative. Ce n’est plus le cas en France. Traditionnellement la gauche c’est le changement et la droite c’est la conservation. Il n’en est plus rien. Droite et gauche se veulent identiquement ennemies du si méprisable immobilisme, identiquement adeptes du si bienfaisant changement, identiquement déterminées à adapter la France, comme elles disent à l’unisson, au « XXIème siècle » et à « un monde qui bouge ». Comment choisir alors, puisque ça revient au même ? Que reste-t-il de la démocratie quand le peuple ne peut plus choisir ? Il y a bien quelques différences entre les recettes de droite et les recettes de gauche, mais les unes et les autres visent au même objectif, « toujours plus », toujours plus de nouveauté et de modernisme, toujours plus de science et de technique, toujours plus d’argent et de confort, toujours plus de consommation, toujours plus de richesse et de force, toujours plus de performance et de réussite… Il conviendrait, pour ranimer la démocratie, que les partis se distinguent à nouveau les uns des autres sur ce point essentiel, que sur l’échiquier politique réapparaisse une alternative véritable, que l’une, droite ou gauche, persévère dans la défense du toujours plus mais que l’autre à l’opposé s’engage résolument dans la défense du moins, avec pour mots d’ordre : frugalité, conservation, persévérance, retenue, effort, manque… Ce renoncement au changement perpétuel, ça, ce serait un changement ! Véritable cure de désintoxication, ce serait un changement oh combien salutaire ! Encore faudrait-il que le peuple puisse choisir une telle voie. Et pour cela qu’elle lui soit résolument proposée.

    Répondre

    • De Macarel  | 15:02 | 8 mai 2012 |

      Actuellement, l’échiquier politique se divise entre droite et gauche, ou démocrates et républicains comme aux USA. Mais les deux bords sont des adorateurs de la Sainte Croissance du PIB.
      La principale différence - elle n’est pas négligeable pour autant - c’est que normalement la gauche a davantage le soucis de répartir équitablement les fruits de cette croissance, alors que la droite s’ accommode plus des inégalités et de leur accroissement.
      Mais le monde politique et la société en général, n’en sont pas arrivés, et loin s’en faut, à prendre au sérieux la question des limites planétaires, que nous avons d’ailleurs déjà atteintes.
      Comme le dit Pierre Rabhi, il faudra sans doute en arriver à des formes de catastrophes, pour que ces questions s’imposent dans le débat public. Avec l’inconvénient majeur qu’il sera alors bien tard (peut-être trop) pour corriger la trajectoire. La prise de conscience brutale de l’ irréversibilité des processus engagés, risque malheureusement de conduire au chaos.

      Répondre

      • De angelo03000  | 13:00 | 5 juin 2012 |

        Je dois tout recommencer : mon commentaire s’est volatilisé : était-il trop long ?
        d’accord avec Macarel et plus encore pour la date butoir (10 à 20 ans), avec Enoch.
        Pierre RABHI, ce citoyen planétaire, a tellement de bon sens et autant les pieds sur terre, comparativement à ceux qui figurent tout en haut de l’échelle sociale qu’il me semble stupide de ne pas prendre en compte ses paroles de sage, ses observations et avertissements !
        certains prônent l’espoir : ça confine (ce n’est que mon point de vue) à la politique de l’autruche. Un exemple : l’outrecuidance ajoutée à la cupidité des Laboratoires font que des millions d’Africains et humains pauvres d’autres continents meurent sans pouvoir avoir accès aux soins (sida et autres endémies), alors qu’il est possible d’y remédier !
        Quand un tanker (pétrolier) échoue et déverse des centaines de milliers de tonnes (voire millions ?) de cette matière gluante, polluante et dangereuse pour l’éco-système et l’homme, avec effet de catastrophe dans tous les sens du terme, les grands groupes, comme TOTAL, bien défendus par un bataillon d’avocats rechignent à indemniser les victimes, minimisent à un point affligeant, et ce n’est pas le FIPOL, en l’occurrence, qui peut faire basculer le plateau de la balance judiciaire dans le bon sens, ils sont impuissants face précisément à ces puissants géants.
        Le combat incessant, durant plus de cinquante années, de notre cher abbé Pierre, contre le manque notoire de logements (sociaux en particulier) qu’a-t-il eu comme impact réel ?
        Combien de fonctionnaires, en Ile de France et dans d’autres gdes villes autres que Paris, bénéficient d’un toit contre un loyer d’un montant dérisoire au regard de leurs revenus, ce qui devrait les écarter d’office de cette avantage illicite qui se fait of course au détriment de ceux qui devraient en être les bénéficiaires, à savoir les catégories sociales à faible revenu ? J’ai plein d’autres choses à ajouter, mais mon commentaire précédent s’est " volatilisé ", aussi j’envoie déjà cette partie. à +

    • De gloupitch  | 11:12 | 15 mai 2012 |

      @ DMonodBroca

      Encore faut il qu’on lui propose une alternative au peuple...

      Je vous invite à aller, sans préjugé et avec l’esprit ouvert, découvrir le programme du Front de Gauche "L’humain d’abord". Vous y découvrirez notamment les propositions en matière d’agriculture, d’écologie, d’énergie, de lien social...etc.

      Changer le logiciel...mais pour cela il faut informer, discuter, prendre conscience et SURTOUT se libérer de l’intoxication des grands médias de masse.

      Répondre

    • De Un citoyen planetaire  | 20:06 | 21 mai 2012 |

      La voie est proposée...
      En guise de réponse, voici ci-après la proposition faite sur le site de l’émission « Terre à Terre » :
      http://terreaterre.ww7.be/emissions...

      Réveiller la république des consciences et jouer « Tous candidats » lors de la campagne présidentielle pour se compter et se mettre en action, voilà une bonne initiative. Cependant, pour élaborer des projets territoriaux ainsi qu’un programme politique officiel, il faut pouvoir se rassembler et donner la voix aux citoyens pour les citoyens. Construire des magasins, proposer des scénarios énergétiques nouveaux, coopérer pour relocaliser les initiatives d’approvisionnements et de consommation, vendre des livres ou des films demeurent des actions limitées par le champ du mercantilisme. Faire son « marché citoyen » pour manger local, c’est bien. Mais agir politiquement, c’est mieux ! La volonté de mobiliser les consciences gagnerait en solidité si elle s’exerçait par la structuration politique. Développer et déployer une formation politique nouvelle est la solution. Le mouvement gagnerait immédiatement en cohérence et profondeur car il encouragerait alors le rassemblement et la coopération citoyenne. Ainsi,(R)évolutionner et changer les choses serait d’abord vouloir s’engager à élaborer en commun cette pensée politique nouvelle pour qu’elle puisse être portée par des candidats dignes, honnêtes, altruistes et efficaces. Malheureusement, dans notre société très individualiste l’on ne partage toujours pas ! Plus que jamais, les réflexions transversales visant à mobiliser les consciences pour envisager un changement de paradigme pouvant ouvrir sur une société harmonieuse se heurtent à la volonté farouche d’indépendance des associations et ONG. Les initiatives citoyennes s’exercent donc de fait dans l’adversité des caisses de résonnance de toutes ces organisations écologiques, sociales ou humanitaires. Leur mise en lien possible (qui est évoquée dans l’émission) n’existe pas encore. Alors, les idées avancées se cantonnent à l’état d’épiphénomènes engendrant une attitude de résignation citoyenne de plus en plus importante. Force donc est de constater que les actions réelles de changement attendues ne sont que rarement au rendez-vous. Autre constat tout aussi clair, les leaders politiques issus des formations politiques traditionnelles n’ont plus la capacité de changer le cours des choses. Les convergences ou conflits d’intérêts perdurent, les clivages verrouillent tout ! Les évènements actuels nationaux et internationaux en font l’éclatante et dramatique démonstration. Enfin, il est bon de se rappeler qu’effectivement les responsables politiques sont à l’image de la société. Pourquoi alors ne pas en changer ? Civiquement, intelligemment, pacifiquement ? Le mouvement d’union pour la France et la planète existe. Il suffit maintenant de lui donner du poids afin qu’il puisse atteindre la masse critique nécessaire et suffisante pour prendre position dans le paysage politique français. Avec l’aide et la participation des colibris ? Quelle unité voulons-nous, quelle unité choisirons-nous, quelle unité sera ? Puissions-nous éviter que la planète tombe sous le contrôle d’une gouvernance économique dictatoriale imposant aux populations l’exploitation ainsi que l’accaparation continue et sans limites des ressources encore disponibles. Puissions-nous éviter que l’humanité, amorphe, soumise et divisée s’enlise dans l’expectative. Puissions-nous mieux protéger la paix et la vie sur Terre. Puissions-nous réveiller la conscience citoyenne. Puissions-nous partager la même vision et la même responsabilité d’un avenir acceptable pour les générations futures. Puissions-nous enfin agir localement et globalement avec solidarité, équité, justice et bon sens ! Déjà 12996 inscrits au compteur du jeu « Tous candidats 2012 ». Seront-ils les prochains adhérents à l’Union Française Pour la Planète ? Dans tous les cas, merci pour cette émission intelligente, intelligible et de grande utilité !

      Yvan Burtin
      Union Française Pour la Planète (www.ufpp.org)

      Répondre
      "Tous candidats !" : autonomie, écologie et initiatives locales - le 08/12/2011 à 16:37 - sc
      On peut aussi tous se serrer les coudes et participer au mouvement politique d’EELV. Le système français est basé sur la démocratie représentative, alors fonçons et soutenons ce parti qui a largement les réponses aux questions.
      Je dirais qu’il est tant d’arrêter de vouloir tout dépolitiser quand, au contraire, la réponse est et existe dans la politique.

      Répondre

      La nouvelle pensée politique, la pensée planétaire ! - le 20/12/2011 à 20:40 - un citoyen planétaire...

      La nouvelle pensée politique, la pensée planétaire !

      Le dualisme de la pensée politique ainsi que le fonctionnement archaïque des partis politiques et syndicats amplifient le conformisme général aux règles et lois du marché. Cette désastreuse tendance aggrave et limite la capacité de réflexion, d’action et de réaction des responsables institutionnels pris au piège de la crise dite financière. Depuis 1973 (crise pétrolière) les États s’interdisent d’emprunter à l’argent citoyen ou public pour n’emprunter qu’aux banques internationales. Celles-ci ont été estimées plus capables de financer le machinisme thermo-industriel supposé développer un progrès technique et d’infrastructure équilibré pour la planète et les sociétés humaines qui l’habitent. Ceci s’avère être une terrible erreur d’appréciation ! Dans tous les pays, l’on assiste à la disparition croissante des espèces vivantes, à la destruction continue des écosystèmes et l’humanité est elle-même passée en mode de survie. L’environnement est de plus en plus pollué, les ressources naturelles de moins en moins accessibles et l’économie dominante (qui privilégie honteusement une minorité oligarque dirigeante) accentue dramatiquement le phénomène en cours. Partout, les dépenses contraintes font exploser les budgets familiaux entrainant ainsi :
      - la dégradation de la vie de tous les jours d’une partie croissante des populations.
      - le développement de l’injustice et l’accentuation des inégalités.
      - la perte d’identité intérieure et extérieure des citoyens face à la mondialisation cannibale et conquérante du néolibéralisme. Acculée dans l’impasse, la pensée politique traditionnelle subit, résignée et impuissante, l’inéluctabilité de la situation. Elle réalise amèrement que la limite planétaire ne peut-être dépassée. Le bonheur pour tous n’est pas pour aujourd’hui et moins encore pour demain. Comment faire alors que la cadence de la récession généralisée s’accélère et que la dépression sociale annonce la tempête ? C’est simple, le temps est venu de dénoncer cette mondialisation financière et guerrière à visée d’accaparation des ressources de « stock » qui entraine notre civilisation dans une spirale mortifère. De sommets en sommets politiques la misère chasse la pauvreté. La dernière mesure en date qui impose le principe de rachat des dettes par les banques centrales pour prêter aux États afin qu’ils puissent mieux rembourser et à jamais une dette qui ne cesse de croitre en est la triste démonstration. La défaite politique est flagrante. Or, le destin des populations dépend de la pensée politique. Il est nécessaire de lui redonner fierté, corps et dignité. Face au dogme néolibéral, aux évènements induits par des choix erronés et à la mondialisation des conséquences il faut un mouvement citoyen global. Une pensée politique planétaire ! Elle existe, elle est structurée, il suffit maintenant de l’améliorer, de la partager et la faire connaitre. La crise profonde et grave que l’humanité traverse nécessite, aujourd’hui, une révolution de la méthode. Il faut impérativement dresser la table de travail citoyenne afin d’investir rapidement le champ politique pour pouvoir mettre en œuvre les mesures raisonnables et de bon sens tant attendues. Procéder en premier lieu à la décroissance intelligente du PIB des États avec l’objectif raisonnable et prioritaire de protéger les populations du changement climatique en cours permettrait assurément de mieux intégrer, accepter et vivre les limites planétaires. Le progrès technique et social pourrait alors anticiper et mieux intégrer la dimension ainsi que la force de la nature nourricière. C’est le seul choix politique qui permet de sortir de l’impasse et auquel il faut désormais faire face. L’avenir sociétal, technologique et le progrès humain peuvent renouer avec le bon sens. Les États peuvent retrouver la paix, l’économie d’équilibre et de partage équitable ainsi qu’assurer la protection et le respect de la biosphère. A la croisée des chemins, la pensée politique planétaire peut garantir un avenir digne et acceptable pour les générations actuelles et futures. En France, l’Union Française Pour la Planète à cette vocation. C’est un nouveau mouvement politique qui développe dans notre pays la nécessité d’union planétaire, propose l’écologonomie, la transparence, ainsi qu’un fonctionnement démocratique non pas représentatif d’une élite élue et privilégiée mais au contraire participatif, ouvert, égal et actif. Qui viendra soutenir et renforcer cette nouvelle pensée politique ? Qui osera participer à sa mise en œuvre ? Serez-vous (outre un adhérent passionné d’EELV) aussi un citoyen planétaire ? Le temps est venu de dépasser les clivages traditionnels, de développer collectivement et solidairement une pensée politique nouvelle ! Avec vous ? Bien cordialement,

      Yvan Burtin

      Le site généraliste ouvert, gratuit et participatif proposant le parti pris pour la planète (www.union-planetaire.org)

  • 3 - De Manso  | 13:09 | 8 mai 2012 |

    Dacord avec M. Rabhi, sauf en ce qui concerne la question démographique. Comment ne pas voir en effet que « c’est la dose qui fait le poison » ?

    Si la population occidentale était moitié moindre, il y aurait (au minimum) moitié moins de problèmes écologiques liés à sa consommation. Et il aurait été possible de stabiliser notre effectif dans l’après guerre, à l’époque où les alertes ont été lancées par les premiers écologistes. Cela n’a pas été fait du fait de la vanité humaine qui visiblement perdure.

    Ne parlons même pas de l’avenir qui se présente sous les plus sombres auspices : un peu plus d’un milliard de sur-consommateurs ont réussi à dérégler le climat. Que va-t-il se passer lorsque nous serons 9 milliards (2050) et même 10 milliards (2100) à revendiquer, fort légitimement, un niveau de vie décent ?

    Répondre

    • De louna  | 14:46 | 8 mai 2012 |

      bonjour,
      j’aime la vision de monsieur Pierre Rabhi..retourner aux choses simples..communiquer devient difficile car on vous demande quel est votre diplôme pour vous exprimer ainsi...je ne suis personne mais je vois que tout le monde ne pense qu’à lui...on pourrait encore utiliser ce que les gens mettent dans les conteneurs mais on ne peut plus aller prendre quelque chose qu’y s’y trouve...les enfants deviennent les objets d’une industrie (crèches et autres) parce que les parents veulent gagner leur vie à deux pour être sûr d’avoir une belle maison, des voitures, de la nourriture à foison, des vêtements hyper chers...de marque..les industries pour le développement de soi sont nombreuses...PAYER pour retrouver votre calme, votre sérénité...achetez tel talisman pour vous protéger...les gens ne sont même plus connectés à leur intuition...ils ont besoin qu’on leur vende du bonheur, du répit..de la spiritualité.ou des remèdes qui soulagent vite..les gens n’ont plus le temps de se remettre en question...ah l’ego...il exagère...
      depuis que j’écoute monsieur Rabhi, je me dis que tout n’est peut être pas perdu..c’est vrai qu’il faudra le temps et sans doute le chaos pour reconstruire une société de valeurs mais merci monsieur, vous me redonnez l’espoir

      Répondre

  • 4 - De Crapaud Rouge  | 16:34 | 8 mai 2012 |

    La "démesure humaine", évoquée par M. Rabhi, résulte d’une tendance culturelle antédiluvienne qui veut que nous jugions les êtres et les choses comme si on les mesurait par une grandeur. Du côté du bien, (et parfois même du beau), tout ce qui peut être haut, grand, gros, fort, puissant, performant, rapide, visible, riche, croissant, etc... Du côté du mal, tous les contraires de ce que je viens d’énumérer. A partir de ce constat, l’on voit mal comment une économie de la décroissance pourrait s’imposer : il y faudrait une profonde révolution culturelle dont rien, aujourd’hui, n’annonce l’avènement.

    M. Rabhi déplore que l’argent donne tous les droits : mais si c’était au contraire une piste à explorer ? Car si ce pouvoir que confère l’argent était dans les mains de la "société civile", non dans celles de l’état ou de quelques gigantesques entreprises, il en irait tout autrement. Mais l’argent est encore ce qu’il était à sa naissance, vieille de quelques millénaires : un instrument exclusif dans les mains du monarque.

    M. Rabhi explique enfin que : "La vraie puissance est dans la capacité d’une communauté humaine à se contenter de peu mais à produire de la joie." C’est une idée forte, profonde et révolutionnaire. Cette puissance-là n’est pas visible comme celle des grandes entreprises : il faut un complet renversement des valeurs pour pouvoir l’apprécier.

    Répondre

    • De Eric  | 20:54 | 8 mai 2012 |

      UNE ÉCONOMIE BASÉE SUR LES RESSOURCES

      1 – Dans le cadre d’une économie basée sur les ressources on considère que les ressources, c’est-à-dire les ressources naturelles, les ressources technologiques et les compétences des individus, sont le patrimoine commun de l’humanité et qu’elles ne peuvent donc appartenir à des entreprises privées qui les exploitent (d’une façon aberrante) non pour servir l’intérêt général, mais pour servir leurs intérêts particuliers.

      2 - Une économie basée sur les ressources mettra la science et la technologie au service de l’homme et de son environnement naturel, et non pas du capital et du complexe militaro-industriel puisqu’ils n’existeront plus. Le terme « économie » signifiant étymologiquement
      « administration de la maison », on peut dire que l’économie basée sur les ressources naturelles est une véritable économie, contrairement à l’économie monétaire, cette anti-économie qui non seulement détruit quotidiennement notre maison (la Terre), mais encore oblige la moitié de l’humanité à vivre avec un ou deux dollars par jour, entre autres terribles maux.

      3 - Une économie basée sur les ressources implique une approche cybernétique du « système Terre » afin que les ressources naturelles ainsi que la production et la distribution des biens de consommation soient gérées d’une façon intelligente, synergique et responsable. La
      cybernétique est la science du contrôle des systèmes. Un système cybernétique peut être défini comme un ensemble d’éléments en
      interaction entre eux et avec l’environnement. Il s’agit donc d’un système global intégré. Les interactions entre les éléments consistent en des échanges de matière, d’énergie et d’informations. La cybernétique appliquée au « système Terre » consiste à concevoir un système de mesure des ressources disponibles à chaque instant. En modulant les paramètres de distribution (arrosage, constitution de bassins de stockage, adaptation des canaux de fourniture d’énergie aux villes, etc.) et en adaptant la production à la demande (qui ne sera plus irresponsablement stimulée par la publicité et le marketing), ce système préviendra l’épuisement des ressources naturelles et les dérives des métriques environnementales (composition de l’air ambiant, qualité et quantité des nappes phréatiques, état des sols, état de la fourniture énergétique en temps réel des éoliennes, des panneaux photovoltaïques, etc.).

      4 - Aujourd’hui, la science et la technologie sont au service d’intérêts privés qui se font stupidement concurrence au lieu de coopérer et, ce
      faisant, nuisent considérablement à l’environnement. Comme l’a si bien dit l’économiste Kenneth Boulding : « Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. » Dans une économie basée sur les ressources, les produits seront gratuits mais les gens consommeront beaucoup moins qu’aujourd’hui car la publicité et le marketing n’existeront plus et la production des biens de consommation ne sera plus soumise aux règles environnementicides que sont l’obsolescence programmée et l’obsolescence perçue. Les produits auront pour la plupart la même durée de vie que leurs détenteurs et les déchets seront recyclés. Aussi l’abjecte société de consommation (nous vous invitons à lire « La société de consommation », essai de Jean Baudrillard) fera-telle place à la société de la conscience.

      5 - Une économie basée sur les ressources implique l’abolition de l’anachronique système monétaire, de sorte que tous les habitants de la planète seront libres, égaux en droits et fraternels. Il n’y aura donc plus ni riches ni pauvres. Dans l’économie monétaire, les droits des citoyens sont proportionnels à leurs revenus. Nous parlons bien sûr des droits économiques qui sont beaucoup plus importants que les droits civiques, puisque les citoyens exercent ces premiers quotidiennement. Par ailleurs, comme il suffira de se munir d’une simple carte d’identité pour se rendre à l’étranger et que les moyens de transport seront gratuits, les échanges culturels internationaux s’accentueront tant et si bien que les identités nationales et régionales s’en trouveront enrichies.

      6 – Aujourd’hui, les citoyens votent pour des privilégiés qui défendent les intérêts de la classe sociale ou de la caste à laquelle ils appartiennent ainsi que les intérêts des banques et des entreprises multinationales. Dans une économie basée sur les ressources, il n’y aura plus de partis politiques car ces derniers, outre l’immaturité et l’étroitesse d’esprit qu’ils dénotent chez les individus, sont indissociables de l’existence du système monétaire et des classes sociales. La politique aura donc pour seul objet de gérer au mieux la cité (ce sera une politique au sens étymologique du terme et non plus une politique partisane ou politicienne) et non plus de promouvoir des intérêts de caste.

      7 – Les équipes interdisciplinaires constitueront l’institution clé de l’économie basée sur les ressources. On peut imaginer qu’il y aura une équipe interdisciplinaire dans toute ville d’au moins 50 000 habitants. Des scientifiques spécialistes des sciences exactes et des sciences humaines en feront partie. Ces équipes interdisciplinaires contrôleront les systèmes cybernétiques, assureront leur évolution et décideront par vote des choix de société qui seront ensuite validés ou non par le peuple (le recours au référendum d’initiative populaire sera fréquent). Toute personne pourra accéder à l’information et, sous condition de compétence, intégrer une équipe interdisciplinaire. Les membres des équipes interdisciplinaires seront des hommes et des femmes politiques dignes de ce nom.

      8 - Aujourd’hui, tous les pays qui prétendent être des démocraties (gouvernement par le peuple) sont en vérité des ploutocraties
      (gouvernement par les plus fortunés ; une ploutocratie est évidemment une oligarchie), et ce, pour deux raisons principales : les citoyens ne
      sont pas égaux en droits et le peuple n’est pas un, mais divisé en plusieurs peuples qui luttent les uns contre les autres. C’est bien sûr le peuple des riches qui domine les autres. Les soi-disant représentants du peuple (en réalité, ils représentent les intérêts des oligarchies financière et industrielle) appartiennent pour la plupart au peuple des riches et ne sauraient par conséquent défendre les intérêts des membres des autres peuples ou classes sociales. Étant donné que les médias de masse sont la propriété des puissants, ils sont obligés de faire croire à l’opinion publique que nous sommes en démocratie.

      9 - Dans une économie basée sur les ressources, les propositions élaborées collectivement et avec l’aide de l’outil informatique prévaudront sur les opinions individuelles. Les membres des équipes interdisciplinaires auront des compétences scientifiques et sociales qui dépasseront de très loin celles des actuels soi-disant représentants du peuple mais, contrairement à eux, ils ne jouiront d’aucun privilège et seront contrôlés par le peuple.

      10 - Dans une économie basée sur les ressources, les tâches non gratifiantes seront accomplies par des machines, si bien que les individus travailleront pour se réaliser et servir l’intérêt général et non pour subsister ou s’enrichir. La motivation financière avilit l’homme. Aujourd’hui, les êtres humains sont pour la plupart des aliénés car ils sont contraints d’exercer des activités qu’ils n’aiment pas pour subsister. En outre, ils ne peuvent pas servir l’intérêt général de la planète étant donné que la lutte pour la subsistance les oblige à ne se soucier que de leur intérêt personnel. Très peu d’entre eux ont conscience que c’est en servant l’intérêt général qu’on sert le mieux son intérêt personnel.

      Si vous souhaitez en savoir plus sur l’économie basée sur les ressources, nous vous invitons à visiter le site Internet de l’association Resource Based Economy Human Project (R.B.E.H.P.) : http://www.rbehpfr.org/naissance-resource-based-economy-human-project-france

      Répondre

      • De Enoch  | 13:28 | 9 mai 2012 |

        Dans l’absolue vos idees sont interessantes mais je ne sais pas si c’est le style ou si c’est le fond de votre pensee mais il y a un tel dedain des autres et meme une pointe de haine envers les hommes.

        Moi, je ne concois pas de systeme n’ayant pas pour base l’amour.

        Notre monde va s’ecrouler, les gens ne veulent pas de moins !

        Ils ne veulent pas de changement radicale. Laissons les etres fou ! La planete se moque de nos folies, elle a vu bien pire que l’humanite dans son histoire.
        Si nous disparissons, ce ne sera pas si grave !

        Pour moi, c’est retour aux communautes enracines et laissons les villes dans leurs plaisirs Samsariques. Lorsque l’effondrement et les violences surviendront alors il faudra survivre.
        Ensuite nous reconstruirons avec les survivants et puis nous referons des erreurs encore et encore jusqu’a notre disparition.
        99,9 % des especes ont disparus sur terre, nous n’echapperons pas a cette regle.

  • 5 - De DS0167  | 09:46 | 11 mai 2012 |

    Un Grand Monsieur que j’aimerais voir Président du Monde ! ou à minima à la droite (ou la gauche !) de ceux qui nous dirigent aujourd’hui...

    Bref, merci, il est toujours bon de savoir que des gens comme Monsieur Rabhi existent et que leur parole dépourvue de haine peut être transmise... et qui sait un jour appliquée.

    Répondre

    • De Eric  | 20:43 | 11 mai 2012 |

      Il est regrettable que comme la plupart des gens M. Rabhi n’ait pas conscience que les produits seraient en libre accès dans un monde débarrassé du fléau monétaire et régi par une économie basée sur les ressources (voir trois posts plus haut). Le troc n’est pas l’unique alternative au délétère et anachronique système monétaire. Par ailleurs, l’argent n’a jamais "régulé le bien-être" mais a toujours été la racine d’une multitude de maux que dénonce M. Rabhi.

      Quant à la science et à la technologie, il semble que M. Rabhi n’ait pas conscience qu’elles ont été dévoyées par le système monétaire et que dans un monde non-monétaire, elles seraient au service exclusif de l’homme et de son environnement.

      Répondre

  • 6 - De privat  | 15:40 | 12 mai 2012 |

    Je découvre le site ! Ainsi, je ne suis pas seul à penser de la sorte. J’en prends acte.
    A quelques détails près, je partage totalement la vision de Pierre Rabhi.
    Seulement, il y a un petit problème, celui-là même qui m’a fait cesser toute activité militante depuis bien longtemps : L’écrasante majorité, pour ne pas dire la quasi-totalité, de nos concitoyens approuve ce système fort justement critiqué par Pierre Rabhi. Il ne s’agit pas d’une opposition riches/pauvres. A bien y regarder, je me demande d’ailleurs si les pauvres ne sont pas les plus attachés à ce système totalement fou. Ceux qui le remettent radicalement en cause comme Pierre Rabhi (et moi...), ne sont qu’une poignée.
    Alors, je pose la question, qui d’ailleurs n’est nullement abordée dans l’interview : Comment on fait ? Au-delà des pétitions de principe et des stigmatisations, au demeurant parfaitement justes. Bon, j’admets volontiers qu’un désastre de cette ampleur ne se change pas d’un coup de baguette magique. Certes, mais il y a-t-il une lueur, même faible, entrevoit-on un début d’espoir, même ténu. Pour ma part, je n’en vois pas. Mais peut-être ai-je mal regardé !!!

    Répondre

    • De Ivan du Roy  | 19:49 | 13 mai 2012 |

      Bonjour,

      Sur les expériences concrètes de transformation, nous avons déjà écrit quelques articles et réalisé plusieurs reportages. Vous pouvez les découvrir ici : http://www.bastamag.net/spip.php?page=dossier&id_mot=75

      Et/ou dans notre rubrique inventer.

      Répondre

      • De privat  | 00:06 | 14 mai 2012 |

        Non, non !!!Je pense qu’il y a là une très grosse erreur dans la lecture des événements "sociaux" ou de ce que l’on a coutume d’appeler "luttes". Le syndicalisme, dans son ensemble, est l’un des points d’appui essentiels pour le bon fonctionnement du système. Je dis bien "dans son ensemble". Que l’on ne vienne pas m’objecter les soi-disantes oppositions base/sommet dans les syndicats. La question c’est, à mon avis : Il y a-t-il dans ces initiatives, dans ces luttes, quelque chose qui pourrait ressembler même de loin, à une volonté de remettre les fondements même du système en cause. Je ne le crois pas une seule seconde !
        "Tout ce qui bouge n’est pas rouge" entendait-on dire par certains il y a quelques années. La formule est un peu lapidaire certes mais dans sa simplicité elle pose bien une vrai question. Je pense en effet qu’il ne faut pas voir une remise en cause des bases du système immonde dans lequel nous vivons là ou, de toute évidence, il n’y a tout au contraire que la volonté de mieux s’y intégrer, que la petite part laissée par les capitalistes soit un peu plus grosse, en un mot, on ne veut pas remettre en cause la société de consommation, on lutte pour essayer d’en profiter plus. Et chacun pour soi, bien sûr puisque le syndicalisme est solidement ancré sur un corporatisme profondèment réactionnaire, quelque soit la centrale considérée. Je ne parle même pas des "syndicats" inspirés, ou même carrèment créés par les patrons.

        Je crois pouvoir dire que je sais de quoi je parle : j’ai passé plus de quarante ans dans ce milieu, de la base jusqu’au sommet. J’occupais mon usine en 68, J’étais à Lip en 73 et 76, dans les "coordinations de lutte" à la même époque, dans la sidérurgie lorraine à la fin des années 70, j’ai travaillé 15 ans chez Renault, et j’ai fini ma vie "professionelle" comme permanent syndical. Si j’avais le courage, je pourrais écrire un bouquin, sur les rouages de l’imbrication, y compris financière, du syndicalisme dans le système.
        Alors bon, l’interview de Pierre Rabhi me ravit. Je partage sa vision des choses quant à l’état de nos sociétés. Maintenant, je ne me trouve pas avancé d’un iota sur la seule question qui vaille : comment en sortir ? Je suis près à entendre les difficultés, les étapes, tout quoi...mais de grâce, assez avec ces "luttes menées par les syndicalistes"...

  • 7 - De abeille  | 22:56 | 12 mai 2012 |

    Pierre Rhabi dit vrai, à une nuance près : l’humanité est ainsi depuis des millénaires, crimes, guerres, viols, vols, exploitation de l’homme par l’homme. Comment croire que ça va changer ?

    Merci à Pierre Rhabi pour sa sagesse.
    Merci à ce site pour le travail effectué.

    Répondre

    • De sieurochiali  | 23:29 | 12 mai 2012 |

      Les guerres, les viols et les crimes accompagnent l’humanité de tout temps, mais les sociétés se transforment. On ne peut pas changer la nature de l’homme, mais on peut au moins se battre pour changer la société, non ?

      Répondre

      • De Eric  | 21:07 | 14 mai 2012 |

        "On ne peut pas changer la nature de l’homme." Quelle ânerie ! La nature humaine n’existe pas. L’homme est le produit de l’environnement dans lequel il évolue. Seul existe le comportement humain qui varie en fonction de la nature de l’environnement socio-politico-économique.

        Si vous répétez les mensonges que profèrent les maîtres du monde pour mieux vous asservir, vous resterez des esclaves toute votre vie.

  • 8 - De Didier  | 12:16 | 17 mai 2012 |

    Merci Pierre Rabhi pour cette pertinente analyse de notre société !
    Comme exprimé dans plusieurs commentaires à cet article, il faut maintenant passer à l’action. Pour ma part je vois quatre axes à privilégier :
    1 - développer l’humanisme chez chacun d’entre nous,
    2 - remplacer notre système politique par une démocratie vraiment représentative au niveau mondial,
    3 - faire évoluer rapidement et radicalement notre modèle économique et social vers le Développement Durable,
    4 - éduquer la population mondiale à des valeurs communes.
    Les idées, les modèles et les initiatives existent déjà, le challenge est de développer les synergies entre eux.
    Je vous invite à poursuivre cette réflexion et à passer à l’action sur www.planetisme.net.
    Qui ne tente rien n’a rien.
    Nous sommes tous un.
    Le monde autour de soi est le miroir de soi-même.
    Didier - Citoyen du Monde

    Répondre

    • De abeille  | 12:41 | 20 mai 2012 |

      J’ai un peu de mal à croire à un dépot de bilan planétaire, parce que cette société est trop énorme, elle a une inertie qui lui empêche de s’écrouler brutalement.
      D’ailleurs les grandes civilisations du passé ne se sont jamais arrêtées brusquement, mais sur des centaines d’années voire plus.

      Et si cela arrivait vraiment, alors la vie dans les villes deviendrait un enfer pour tous.

      Je pense plutôt que grâce aux avertissements de sages comme Pierre Rhabi, on évitera le pire. Et comme il le dit, après que des catastrophes se soient produites dans certaines régions.

      Répondre

    • De Mayaelle  | 10:50 | 22 juillet 2012 |

      Proche de la retraite et non cadre, j’ai peu eu l’occasion d’exprimer mon désaccord sur certaines pratiques dans ma grande entreprise d’état, jamais dénoncées par nos syndicats...
      J’ai décidé que pendant ces derniers mois, je réagirai dès lors que l’occasion m’en était donnée et bien sûr sur des faits qui appelleraient une autre approche que celle qui leur est donnée au nom d’une organisation hiérarchisée comme au 19eme S. ; les non cadres ne sont jamais conviés à la réflexion dans des groupes de travail sur des sujets qui les concernent pourtant au premier plan.
      Mais il est manifestement plus valorisant de payer des audits avec l’argent public que d’apporter des solutions simples et de bon sens quand cela est possible...
      Alors si chacun dans son biotope professionnel peut agir alors qu’il n’est plus en danger de perdre son travail, il a une opportunité de susciter la conscience !

  • 9 - De delphine b  | 06:13 | 25 mai 2012 |

    je comprends l’inquietude de pierre rabhi sur les possibilites de derives contre "les pauvres" et les pays emergents quand on parle du control de la croissance demographique mondiale mais on ne peut pas neanmoins occulter la necessite d’aborder ce probleme.
    et je ne suis pas d’accord non plus avec lui sur la technologie qui est un outil formidable que l’homme a a sa disposition, le probleme n’est pas l’outil mais celui qui s’en sert...il me semble que le pouvoir veut et doit finallement reussir a passer d’un systeme verticale a un systeme horizontale et tous ceux (et ils sont nombreux et de tous cotes et tous niveaux de l’echelle) pour des raisons ideologiques,financieres,politiques ou tout simplement par peur du changement qui s’opposent a cette mutation (ou shift) contribuent a rendre la conjoncture encore plus explosive.
    il me semble que les premiers pas vers une nouvelle societe c’est ce que nous faisons ici et ailleurs,parler, dialoguer entre citoyens et apprendre a nous connaitre et nous respecter et realiser ensemble les erreurs et les choix qui s’offrent a nous et l’etendue de nos responsabilites.
    de la capacite de respect et confiance entre toutes ses parties depend la qualite et la creativite d’une societe,comme dans toutes relations humaines qui se veut autre qu’autoritaire ou manipulative.
    il me semble qu’il faut eviter de denoncer ou d’antagoniser le passe et le futur, en quoi cela aide t-il a porter l’espoir de changement ?

    Répondre

  • 10 - De tfritz777  | 13:24 | 25 mai 2012 |

    Un autre modèle a déjà emergé, et est en train de se mettre en place.
    Des sociétés coopératives, et coopérant entre elles.

    http://www.avaaz.org/fr/petition/Ensemble_evoluons_vers_une_Europe_ethique_solidaire_performante_humaniste_par_le_sport_et_la_culture/

    Répondre

    • De pensahb  | 00:03 | 5 juin 2012 |

      Un comportement qui vise à influencer les autres, leur façon d’être et de penser est un comportement politique.

      Répondre

  • 11 - De angelo03000  | 14:45 | 5 juin 2012 |

    beaucoup d’échanges de qualité dont celui d’Eric, d’Yvan et bien d’autres (je n’ai plus la page sous la main, les yeux, devrais-je dire). le témoignage de Jean-Claude57 est touchant aussi !
    La vraie question n’est-elle pas, comme l’un d’entre vous l’a soulevée à juste titre, comment fait-on à notre petit niveau (simple internaute) pour impacter réellement sur ce changement de paradigme tant souhaité et souhaitable (bref, fin de ce système devenu fou, toujours à cause d’une poignée, minorité, au détriment de l’ensemble de l’humanité) ; vous savez bien que notre seul bulletin de vote est loin de suffire. Comme le dit très bien Pierre RABHI : " l’acharnement thérapeutique sur un modèle moribond..." c’est comme " pisser dans un violon ".
    Puisque ce sont les puissants (marchés financiers/banques-assurances/agences de notation) et la fin de la monétisation par les Etats (en France Loi Giscard de 1973), aux States, par B. Clinton(?)
    qui ont engendré ces échanges de titrisations, spéculations dans toutes les gdes places boursières connues de vous et moi, dans le monde, sans parler de l’invention des armes financières de destruction massive au sein de la JP MORGAN (instigatrice : Blythe MASTERS), ça aurait pu être au sein de Goldman Sachs aussi, ces banques d’investissement tentaculaires, ces cupides et insatiables ???je ne trouve pas de nom significatif - avec le concours des agences de notation au sein desquelles vous retrouvez les noms des mêmes siégeant à la tête des conseils d’administration (principaux actionnaires), oui cette hydre monstrueuse (pléonasme) qui va l’exterminer, du moins en a le pouvoir ? La classe politique est en "accointance " (dixit Pierre) avec ces puissants, ou à leurs bottes (c’est mon sentiment). Or, comme Pierre le dit bien, l’argent doit être un outil de régulation du bien-être pour tous, et entre tous ! "
    Quand il ajoute que la terre, l’eau, les semences devraient être le bien commun de tous les humains, car indispensables à leur survie et celle des générations futures, et devraient d’abord être soustraites à la spéculation qui participe (ses pratiquants requins, rapaces, prédateurs...) à un hold up légalisé de ces biens logiquement propriété de l’humanité, on ne peut qu’approuver !
    Ses allusions renvoient à la déclaration de Thomas JEFFERSON (Président des Etats-Unis de 1801 à 1809) : il affirmait (en 1802 (?) : "les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat ; si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et ttes les institutions qui fleuriront autour de celles-ci priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, puis par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront sans maison, sur la terre que leurs parents avaient conquise !" la crise des subprimes (faillite de Lehman Brothers) en 2008 n’en est-elle pas l’illustration parfaite ? Qui a le pouvoir de stopper cette perfidie de ces banquiers/financiers assoiffés de gains de plus en plus énormissimes, des vampires, en fait ! en tout cas, pas les technocrates de la Commission Européenne, ni nos parlementaires européens ou nationaux ? Alors, comment arrêter cette hémorragie qui va nous conduire à la banqueroute ?

    Répondre

  • 12 - De angelo03000  | 18:00 | 5 juin 2012 |

    Autre volet de réponse : L’insatisfaction permanente dans cette Sté de consommation à outrance stimulée par la pub que subissent les plus fragiles, à mon sens, ou « mal dans leur peau » est un cercle vicieux qu’ont bien compris les grands groupes industriels, en particulier dans tout ce qui touche aux nouvelles technologies de l’informatique, outils multi média, téléphones portables, i phones, tablettes, micro ordis et j’en passe..(écrans plats de télé aussi).

    Le 1er Juin, France 2 (Elise LUCET) a participé à une enquête fort bien menée sur l’obsolescence programmée de tous ces appareils précités : titre : « CASH INVESTIGATION » ! On y apprend par exemple que Apple qui en est à la 4ème génération d’iphone a fait en sorte que les batteries intégrées aient une durée de vie maximale de 24 mois ; ils poussent la « filouterie » jusqu’à faire en sorte que des ingénieux bricoleurs, passionnés/connaisseurs de ces joujous ne puissent assez aisément démonter pour remplacer eux-mêmes la batterie qui coûte tout de même 79 euros (ou dollars ?) ; les revendeurs sont formés pour gonfler l’annonce du coût de la réparation afin de proposer le dernier produit disposant d’une ou deux applis en sus, et qui incite sans cesse au remplacement très vite, sachant que les jeunes particulièrement sont accrocs et aiment posséder le dernier modèle !
    Hewlett-Packard est aussi sur la sellette... Tout le matériel électroménager est conçu pour durer moins longtemps, ou au moins tomber en panne plus vite : nous sommes en plein dans le problème, car notre complexe frigo/congel vient de tomber en panne voilà trois semaines : il faut changer toute la platine(module) sur laquelle sont fixés plein de composants électroniques dont un minuscule d’entre eux seulement est défaillant ; il n’y a pas si longtemps, une soudure aurait suffit ; là, la platine coûte 180 euros + la MO. Une fois la pièce remplacée, remise en route du frigo, et 48 h après, la partie « frigo » n’est plus efficace ; la température monte à 17 ° C ; il faut remplacer une pièce qui régule (commande) le système de dégivrage. L’appareil a 3 ans et 5 mois : les pannes surviennent quelques mois après la garantie de 3 ans !

    Peut-on évoquer la pyramide de MASLOW (Abraham), ou plus exactement, si l’on reprend sa propre définition : « la hiérarchie des besoins » ?
    Il a défini cinq niveaux :
    les premiers essentiels : d’ordre physiologique, comme manger, boire, dormir, respirer, se reproduire
    2 ème niveau : les besoins de sécurité, comme le corps, la santé, l’emploi
    3 ème niveau : les besoins d’ordre affectif et d’appartenance : amour, amitié, famille, intimité, sexualité
    4 ème niveau : l’estime (confiance, respect des autres et par les autres, estime de soi)
    5 ème niveau : accomplissement personnel (morale, créativité, résolution des problèmes...)
    On voit bien aussi, en observant autour de soi, sans avoir nécessairement fait des études de psy ou en sociologie (voire anthropologie) que ce sont la plupart du temps, pour ne pas dire toujours, les dominants qui atteignent le 5 ème niveau et dictent leur loi aux autres ! C’est du moins ma conviction profonde !

    J’ai grande envie de poursuivre ma « litanie » : le mouvement des indignés, c’est bien, et quoiqu’il en soit, toujours mieux que rien. Beaucoup d’entre vous, j’en suis persuadé, ont lu le livret de Stéphane HESSEL, « INDIGNEZ-VOUS ! » (30 pages), dans lequel il avoue que Jean-Paul SARTRE a inspiré son engagement (lire aussi Jean-Pierre BAROU, auteur de « SARTRE et la violence des opprimés », 2010).
    Dans son livret, Stéphane HESSEL clame que pour être efficace de nos jours, il faut agir en réseau, profiter de tous les moyens modernes de communication (quelque part, n’est-ce pas ce que nous faisons ?) ; mais est-ce suffisant ? Je ne le pense pas ! HESSEL est un hégélianiste convaincu (« la liberté de l’homme progresse étape par étape ! » : dixit HEGEL).
    Il s’insurge contre « le pouvoir de l’argent qui n’a jamais été aussi fort, insolent, égoïste, avec ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat » (ses propres termes). Il ajoute : « les banques désormais privatisées se montrent d’abord soucieuses de leurs dividendes, et des très haut salaires de leurs dirigeants, pas de l’intérêt général » : ça, je vous le concède, ce n’est pas un scoop ! J’ajoute en mon nom : qui voit-on à la tête de la BCE, depuis nov. 2011, en remplacement de J.C. TRICHET ? : Mario DRAGHI, un ancien responsable de la fameuse banque d’investissement GOLDMAN SACHS, l’une des plus puissantes du Globe, avec la JP MORGAN & Co. Qui a succédé à Berlusconi en tant que Président du Conseil Italien, aussi en nov dernier ? : Mario MONTI, ancien cadre dirigeant (économiste/universitaire...) de la Goldman Sachs !

    J’en reviens à S. HESSEL : dans son livret évoqué précédemment, il appelle à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous ! (en page 22 de son livret).

    J’ai 68 ans, je suis père de quatre enfants qui ont pour l’instant un emploi (deux sont cadres, mais aussi corvéables et joignables à des heures indues grâce aux moyens techniques modernes dont j’ai parlé), bientôt cinq petits-enfants. Lors des réunions en famille, je ne cesse de les inciter à n’être pas trop dépendants des technologies modernes (ils en deviennent accrocs), qu’ils s’efforcent comme nous de rejeter systématiquement tout gadget superflu et achat dérisoire ; ce qui m’amène à parler d’un documentaire sur France 3 (1/06) que j’ai regardé en replay, le titre « Santé, sécurité, contrefaçon attention danger ! ». L’organisation mondiale des Douanes a mis en place un dispositif d’envergure dans 16 ports de la méditerranée ; on les voit remonter des filières de fabrication de pesticides en Chine, de pièces auto, en Turquie, et du plus gd marché de contrefaçon d’Europe, en Ukraine. Des flacons sensés contenir du parfum semblent remplis de produits visqueux, gras (comme de l’huile) ; ils ont trouvé de l’antigel dans des produits alimentaires.
    Ou vous êtes classés parmi les riches auquel cas, fréquentant les magasins de marque, dits de luxe, en France, no problem, ou vous rejetez les produits made in China qui ne portent plus la mention à cause de cette contrefaçon phénoménale (même les étiquettes, l’emballage, les mentions adéquates sont reproduits quasi à l’identique : seuls des yeux experts avisés comme ceux formés aux Services des Douanes peuvent déceler le vrai, distinguer l’original de la copie ?). Bref, la majorité d’entre nous avons toujours le risque d’être un jour en possession de ces produits « pourris » !
    C’est une « guerre » incessante entre le « gendarme et le voleur » ; mais, comme le souligne le douanier « en chef », le dernier cité garde souvent une longueur d’avance ! Cette partie de « cache-cache » est sans fin !

    Pour finir, qui a une excellente idée, avec une mise en application efficace et rapide pour imposer la séparation des banques de dépôt, de crédit, et des banques d’investissement (dites bques d’affaires) : est-ce qu’à Bruxelles, à l’échelon européen donc, les technocrates, commissaires... en ont le pouvoir, mais aussi la volonté ???

    Répondre

    • De Rabhi Mohammed  | 23:16 | 19 juin 2012 |

      slt ca va

      Répondre

  • 13 - De bygubygu  | 11:35 | 14 juillet 2012 |

    Monsieur le grand sage qui sait et qui pourtant affirme un tas de vérités plus que douteuses et nocives : par exemple
    1. « nous sommes un des pays les plus consommateurs d’anxiolytiques »
    Ne faites vous pas partie de ces gens qui a force de catastrophisme invitent leur concitoyens a consommer des anxiolytiques ?
    2. « Je suis né pour vivre, je suis né pour admirer » !!!
    Ne seriez vous pas alors plus proche de l’animal que de l’humain qui, lui, aime travailler pour gagner les moyens de vivre certes, mais aussi pour se sentir utile a la société ?
    3. « notre système arrive à ses limites. Il faut maintenant que l’imagination se mette en route, pour en créer un autre »
    Y’a ka faux qu’on, il suffit d’un peu d’imagination !!!
    4. « Le changement radical de la société passe par une vision différente de la vie »
    Le changement c’est maintenant !!! Auriez vous inspiré le candidat Hollande ?
    5. « Il faut aller vers autre chose...Partout des gens essayent de faire autrement »
    Quand faut y’aller faut y’aller, pour aller où on ne sait pas mais il suffira d’un peu d’imagination n’est ce pas ? Monsieur le grand sage arrêtez vos divagations qui ne trouvent d’écho qu’au près des gauchistes (on vous sent bien de gauche avec vos propos anti-riches) qui n’ont pas trouvé le bonheur dans leur vie professionnelles et les verts épris de nature a tout prix : vous leur rendez a tous un mauvais service mais cela vous est égal parce que vous y gagnez une popularité rémunératrice n’est ce pas ?

    Répondre

L'actualité du droit au logement
Nos vidéos

Débattre

Services publics

Quand François Hollande encourage la privatisation de l’eau en Grèce

Par Rédaction

Lors de son déplacement en Grèce en février, François Hollande a appelé les entreprises françaises à investir dans la terre et l’eau. Dans une lettre ouverte, Save Greek Water rappelle que ces biens communs n’appartiennent à personne. « L’eau n’est pas seulement un bien commun, c’est le symbole de la justice et de la liberté », écrit ce mouvement, qui considère que l’Europe se comporte en « oligarchie anti-démocratique ».

[Lire la suite]

ça bouge !

Mesures d’austérité

Union européenne : des centaines de juristes appellent au respect des droits sociaux

Plus de 545 juristes spécialisés en droit du travail et en droit social réclament que l’Union européenne respecte et promeuve les droits sociaux fondamentaux, dans le cadre des mesures liées à la crise. Élaboré par les membres du Réseau d’experts en droits syndicaux transnationaux (TTUR), leur manifeste contribue à jeter des ponts entre le monde universitaire et le mouvement syndical, face aux politiques d’austérité menées par la Troïka.

[Lire la suite]
Creative Commons License Sauf mention contraire, le contenu de ce site est sous contrat Creative Commons | CGU  | Nous contacter | Mentions légales | Spip | RSS 2.0 fil rss
Avec le soutien de la région Ile-de-FranceIle-de-France et la Fondation pour une Terre HumaineFondation pour une Terre Humaine