Scandale alimentaire

Viandes et carcasses de chevaux recyclés en hamburgers et en lasagnes

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Nouveau scandale alimentaire : des lasagnes et plats de spaghettis vendus sous la marque Findus au Royaume-Uni contenaient entre 60 et 100 % de viande de cheval, au lieu de boeuf. L’agence sanitaire – l’Agence des standards alimentaires (Food Standards Agency, FSA) – estime qu’il s’agit « très probablement » d’une fraude délibérée ou d’un acte criminel, et non d’une « erreur d’étiquetage » accidentelle comme l’annonce l’entreprise agroalimentaire. « Nous n’avons pas de preuve qui laisserait penser que cette nourriture présente des risques pour la santé », précise la FSA. Des tests sont en cours pour identifier la présence éventuelle de phenylbutazone, un médicament vétérinaire anti-inflammatoire utilisé dans l’élevage équin, interdit à la consommation du fait de risques pour la santé humaine.

L’agence de sécurité alimentaire a demandé aux entreprises britanniques de tester dans les prochains jours tous leurs produits à base de bœuf. Car les scandales se succèdent : mi-janvier, des traces d’ADN de cheval sont retrouvées dans des hamburgers britanniques et irlandais. Qui contenaient jusqu’à un tiers de viande équine. Fin janvier, c’est au tour de l’enseigne Burger King d’admettre que certains de ses hamburgers contiennent des traces d’ADN de cheval. Plus inquiétant encore : l’ADN de cheval découvert dans les hamburgers vendus par les supermarchés Tesco provient, selon The Guardian, de poudres de concentrés de protéines, issues de carcasses de chevaux et ajoutées à la viande, en provenance notamment d’Espagne ou des Pays-Bas.

Cette fois, les produits Findus incriminés sont fournis par l’entreprise française Comigel, qui a lancé l’alerte à cause d’un doute sur la « conformité » (sic) de ses produits. L’entreprise Comigel, basée en Lorraine, est notamment fournisseur de Picard, Auchan et Cora. Un quart de sa production est destinée aux écoles, hôpitaux ou maisons de retraite. Le groupe Findus, numéro un français des produits surgelés salés, s’est quant à lui récemment lancé dans une opération de relocalisation de sa production en France. L’ex-actionnaire majoritaire de Findus, Lion Capital, a cédé le contrôle du groupe à des « prêteurs secondaires », la banque JP Morgan et le fonds d’investissement High Bridge, qui lui ont permis d’effacer une dette de 522 millions d’euros. Pas sûr que l’implication de ces acteurs financiers dans les produits surgelés permettra d’éviter de futurs scandales sanitaires...

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