Logement

Lyon : une trentaine de mal-logés expulsés par la municipalité

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L’occupation aura duré une semaine, l’évacuation à peine une heure. Voilà plus de trois ans qu’un immeuble appartenant à la communauté urbaine de Lyon, dans le 8e arrondissement, est vacant. Un groupe de personnes « précaires et solidaires » décident donc de réquisitionner le 10 novembre ces 35 logements vides en vue d’ « accueillir des familles, des précaires, des étudiants et des travailleurs » [1]. Le 15 novembre, à la suite d’une manifestation pour le droit au logement, 200 personnes viennent officialiser l’occupation qui dure depuis plus de 48h. Un délai sensé les mettre à l’abri d’une expulsion immédiate et qui oblige le bailleur à saisir le juge pour demander l’évacuation par la police.

Mais la ville de Lyon en décide autrement, considérant que les occupants sont présents depuis moins de deux jours. Elle saisit la préfecture du Rhône et demande une expulsion immédiate. Une cinquantaine de policiers évacuent les occupants le 16 novembre à 17h. Deux personnes sont placées en garde à vue. Quand il s’agit de population précaire, tout va toujours plus vite... L’association Droit au Logement (DAL) dénonce cette « violation flagrante du domicile ». Et rappelle qu’à Lyon, « environ 2000 personnes, dont de nombreux enfants et de personnes vulnérables dorment dans la rue ». Le DAL demande l’application de la loi de réquisition, et le respect des lois et droits des sans logis et des mal logés.

Notre dossier Garantir l’accès au logement

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