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Nucléaire

L’éventualité d’un « Tchernobyl » belge inquiète de plus en plus

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L’inquiétude progresse en Europe suite à une série d’incidents – début d’incendie, fuite d’eau, problème d’alternateur – dans les centrales nucléaires belges. Elles sont situées à Dœl (15 kilomètres du grand port d’Anvers) et à Tihange (sud-est de la Belgique, à environ 70 kilomètres de la frontière avec l’Allemagne), et ont – pour certains de leurs réacteurs – dépassé les 40 ans. Elles devaient s’arrêter définitivement dans le courant de l’année 2015. Le gouvernement belge a finalement décidé de prolonger de dix ans la durée de vie de ces réacteurs. Leur redémarrage est en cours. Deux autres réacteurs, arrêtés pendant plus de vingt mois après la découverte de fissures dans la paroi de leurs cuves, ont aussi été récemment relancés par leur exploitant, Electrabel, une filiale de GDF-Suez. L’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) avait annoncé en novembre dernier, après divers contrôles, que ces micro-fissures ne présentaient pas de risques. Mais les gouvernements des pays limitrophes – Allemagne, Luxembourg et Pays-Bas – n’en sont pas convaincus. Les ministres de l’Environnement de ces trois pays ont été reçus à tour de rôle par les autorités belges.

Accueillie ce lundi 1er février par le ministre belge de l’Intérieur Jan Jambon, la ministre allemande Barbara Hendricks, s’est dite rassurée « pour le moment ». La Belgique s’est engagée à répondre à toutes les questions de l’Allemagne. Des inspections croisées entre pays frontaliers devraient avoir lieu. Au Parlement européen, les Verts demandent l’organisation de missions de contrôles indépendantes pour faire le point sur la dangerosité des centrales nucléaires belges. « La France, comme l’ensemble des voisins de la Belgique, serait directement touchée par un tel désastre », s’inquiètent de leur côté 750 000 signataires d’une pétition en ligne. Intitulée « Quelques heures pour éviter un nouveau Tchernobyl ? », la pétition invite les citoyens à se mobiliser massivement « pour obtenir de l’Union européenne ce que les Belges cherchent à éviter : une évaluation indépendante des risques ». Ailleurs, et notamment à Aix-la-Chapelle en Allemagne, les autorités envisagent de se porter en justice pour obtenir la fermeture de la centrale de Tihange.

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