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Un chômeur a trois fois plus de risque de mourir prématurément qu’un salarié

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Entre 2008 et 2010, près de 600 personnes aux chômage se sont suicidées. La corrélation entre chômage et augmentation des suicides est clairement démontrée chez les hommes sans emploi âgés de 25 à 49 ans (voir l’étude]). Ces actes extrêmes ne sont pas la seule ni la principale cause de mortalité chez les chômeurs. Une étude publiée en novembre 2014 révèle que le chômage tue entre 10 000 et 20 000 personnes par an [1] ! Le risque de décès annuel d’un chômeur est trois fois plus élevé que pour un actif. C’est un chercheur de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Pierre Meneton qui a mis ces inégalités de santé en évidence en suivant, pendant huit ans (de 1995 à 2007) environ 6 000 français âgés de 45 à 64 ans.

Les conduites à risques (trop de tabac, trop d’alcool, une alimentation déséquilibrée…) expliquent en partie la surmortalité des chômeurs. D’autres éléments tels que l’état dépressif, la mauvaise qualité du sommeil, ou le repli sur soi participent de la dégradation de la santé. Les accidents cardiovasculaires et les pathologies chroniques sont largement plus élevés chez les personnes au chômage que chez les actifs, de même que la prévalence du cancer. D’autant que l’accès aux soins des chômeurs est limité, voire restreint par leurs revenus.

« Ces effets sont bien liés à la condition de chômeur, parce que les retraités ou les personnes volontairement inactives ne sont pas touchées », précise le professeur Pierre Meneton, cité par le quotidien Libération. Les résultats de l’enquête menée par le chercheur sont probablement « une sous-estimation de la réalité ». Ils se basent en effet sur un échantillon de personnes plus favorisées que la moyenne et ne tiennent pas compte des effets de la crise économique.

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