Transition

En Australie, une centrale exploitée par Engie confronte les habitants à un cruel dilemme : la pollution ou le chômage

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En Australie, la multinationale française Engie possède une centrale électrique au charbon, Hazelwood, qui figure parmi les plus polluantes du monde. Il y a deux ans, la mine qui l’alimente a subi un immense incendie, qui a ouvert les yeux des habitants sur les risques environnementaux et sanitaires importants que ces activités industrielles font peser. Mais la peur d’une fermeture abrupte de la mine et de la centrale, dans une région économiquement sinistrée, reste forte. Après des années à subir des conséquences de l’exploitation du charbon, les travailleurs et les riverains vont-ils se retrouver une nouvelle fois victimes, cette fois de la transition pour sortir des énergies fossiles ?

« C’était abominable », se souvient une habitante. Il y a deux ans, un gigantesque incendie a ravagé pendant 45 jours la mine à ciel ouvert Hazelwood, dans l’État de Victoria en Australie. Un événement marquant dans l’histoire du site et de la centrale électrique adjacente, toutes deux propriétés du groupe énergétique français Engie (ex-GDF Suez). Cette centrale au lignite, la forme la plus « sale » du charbon, figure parmi les plus polluantes de monde. Et beaucoup s’accordent à dire que le sous-investissement imposé à Hazelwood par sa société mère est responsable de l’énorme incendie de la mine.

Les dernières braises ont été éteintes en mai 2014. Les dégâts se chiffrent en dizaines de millions de dollars. La petite ville voisine de Morwell, à 150 kilomètres de Melbourne, a été plongée dans la fumée, mais plusieurs semaines se sont écoulées avant que les autorités n’encouragent les habitants à partir. Les gens se sont plaints de difficultés respiratoires, de maux de tête, de problèmes de peau. « Les taxis refusaient de venir à Morwell », se souvient Wendy Farmer, habitante de Morwell qui a fondé le groupe « Voices of the Valley » suite à l’incendie de la mine. « La plupart des enfants ont été évacués, mais de nombreuses personnes âgées ont refusé de partir. Elles mettaient des serviettes humides autour de leurs portes et de leurs fenêtres pour empêcher la fumée d’entrer. »

Chacun a son histoire à raconter : « D’abord, ce sont les petits animaux qui ont commencé à mourir, puis les gros. Mes voisins, une famille avec des enfants en bas âge, ont abandonné leur maison et ne sont toujours pas revenus un an après : les enfants ont trop peur à cause de leur chat et de leur chien qui sont morts. » « La cendre était partout : mon ordinateur a cessé de fonctionner, je l’ai ouvert pour regarder dedans, il en était plein. » Presque tous dénoncent la lenteur de la réaction, les problèmes de coordination et l’absence de communication des dirigeants locaux d’Engie et des autorités de l’État de Victoria. Pendant que la mine brûlait, la centrale continuait à opérer.

Un incendie aux conséquences minimisées

Une fois l’incendie maîtrisé, les autorités s’empressent d’en minimiser les conséquences, alors même que des taux extrêmement élevés de particules fines et de monoxyde d’azote sont mesurés dans l’air. Une responsable des services de santé de l’État va même jusqu’à dire que son avis personnel est que le feu a eu un bilan globalement positif sur la mortalité dans la zone — une affirmation démentie par les études partielles réalisées depuis ! Engie estime pour sa part qu’il n’y a pas de preuve que l’incendie ait entraîné une surmortalité dans la région.

« Ils nous ont dit que l’exposition aux fumées et aux particules fines ne poserait pas de problèmes de santé, mais ils nous ont quand même donné de l’argent. Pendant quelques semaines, il y avait foule chez les marchands d’alcool de Morwell, à cause de tout cet argent liquide distribué. » En termes de compensation concrète, les mesures sont dérisoires : le conseil municipal distribue à tous les habitants un seau, un masque et des gants pour nettoyer leur maison, avec un bon d’achat pour le pressing et un autre pour le lavage de leur voiture…

Un désastre évitable

Pour expliquer la catastrophe, les dirigeants locaux d’Engie ont fait valoir que l’incendie a été causé par un concours de circonstance exceptionnel, et suggéré que le départ du feu, à l’extérieur de la mine, était dû à une intervention humaine. Mais les habitants de Morwell donnent une autre version de l’histoire. Selon Wendy Farmer, les dirigeants de l’usine étaient absents pendant le week-end où s’est déclaré l’incendie, alors même qu’ils savaient bien que des feux ravageaient les environs et que la saison — l’été austral — était propice à leur contagion. D’autres, y compris d’anciens travailleurs, dénoncent les effets du sous-investissement sur le site, le non remplacement des équipements anti-incendie, la réduction de la maintenance au strict minimum, alors même qu’un précédent incendie, en 2008, aurait dû servir d’avertissement. D’autres encore pointent le lignite laissé à l’air libre en plein été, malgré son caractère hautement inflammable, et l’absence de réhabilitation des sections de la mine après leur exploitation. Un incendie serait survenu le même jour dans la mine de Yallourn, à quelques kilomètres de là, et aurait été rapidement contenu parce que celle-ci est beaucoup mieux entretenue et revégétalisée.

Engie a toujours réfuté ces accusations, faisant valoir que les mesures de sécurité en place étaient conformes à la législation. L’entreprise indique avoir entrepris depuis l’incendie des efforts significatifs pour réhabiliter la mine et renforcer les dispositifs de prévention. Elle a aussi cherché à améliorer sa communication à destination de la communauté et à retisser des liens avec celle-ci, en donnant davantage d’argent aux clubs sportifs et aux groupes locaux.

Nouvelle enquête et procédures judiciaires

Les choses auraient pu en rester là. Une première commission d’enquête, mise en place en 2014 avec un mandat restreint, a confirmé que l’incendie aurait pu être facilement évité avec des mesures de sécurité et de prévention adéquates. Engie s’est empressée de suivre ses recommandations. Mais c’était sans compter sur le mécontentement persistant des habitants, et sur l’arrivée au pouvoir de l’opposition travailliste dans l’État de Victoria, à la fin de l’année 2014. Une nouvelle commission d’enquête, plus large, a été mise en place, avec les mesures de suivi environnemental, sanitaire et épidémiologique à long terme réclamées depuis de nombreux mois par les habitants de Morwell. Et l’incendie a fini par donner lieu à des procédures judiciaires.

Ce sont d’abord les pompiers qui ont engagé des poursuites pour forcer la filiale locale d’Engie à régler la facture de l’extinction de l’incendie, estimée à 18 millions de dollars australiens (11,5 millions d’euros). L’entreprise avait refusé de payer, sous prétexte qu’elle paie déjà une taxe spécifiquement destinée à financer les services des pompiers. Puis ce fut au tour de l’agence de l’État de Victoria en charge de la santé et sécurité au travail d’initier une procédure contre Engie pour violation de ses obligations réglementaires. Enfin, en mars dernier, l’Agence de l’environnement de l’État s’est résolue à initier des poursuites contre Engie, pour pollution de l’air.

Les amendes encourues par l’entreprise française – qui a vigoureusement dénoncé ces deux dernières procédures, les estimant « sans base sérieuse » — s’élèveraient au maximum à une quinzaine de millions de dollars australiens (10 millions d’euros).

Peur que la centrale ne plie bagages

A l’occasion de la Conférence sur le climat de Paris, Engie et EDF ont annoncé qu’elles abandonnaient tout nouveau projet dans le secteur du charbon, principale source de gaz à effet de serre au niveau mondial, pour rediriger leurs investissements vers des sources d’énergies plus vertes. Une bonne nouvelle, sans doute. Mais la page du charbon est loin d’être définitivement tournée pour nos deux champions nationaux, qui possèdent encore plusieurs dizaines de centrales au charbon dans le monde, pour la plupart anciennes. Tout dépend également de la manière dont s’opère cette « sortie » du charbon. Et dans l’État de Victoria en Australie, cette question est loin d’être simple.

Autrefois florissante, la ville de Morwell a vu sa situation économique et sociale se dégrader progressivement depuis la privatisation de la mine Hazelwood, dans les années 1990. Si les habitants s’inquiètent de plus en plus des conséquences de la mine et de la centrale pour leur santé, cette préoccupation le dispute à une autre peur, plus immédiate : celle que les dirigeants d’Engie, à des dizaines de milliers de kilomètres, ne décident soudain de tout arrêter et de partir, ne laissant derrière eux que des sommes dérisoires pour la réhabilitation du site et la reconversion des employés.

Ayant déjà souffert de la gestion purement financière des propriétaires successifs de Hazelwood, les travailleurs et les riverains craignent aujourd’hui les conséquences d’une nouvelle décision financière, de désinvestissement cette fois, parée des habits de la « transition énergétique ». Une histoire terrible et typique à la fois, comme il en existe des centaines dans le monde, partout où des communautés se sont soudées et ont prospéré autour de mines ou de centrales électriques. Elles sont aujourd’hui confrontées à la perspective de voir s’évanouir définitivement ce qui avait fait leur richesse et leur identité.

Une des centrales les plus polluantes du monde

Inaugurées au tout début des années 1970, la centrale et la mine de Hazelwood sont situées au cœur de l’un des principaux gisements de lignite au monde, dans la vallée de Latrobe. « Ce sont des gisements faciles à exploiter, explique Nicholas Aberle de l’organisation écologiste Environment Victoria. Ils permettent de produire une électricité bon marché. » La vallée compte deux autres mines, celles de Loy Yang et de Yallourn, ainsi que trois autres centrales électriques, dont celle, moins ancienne, de Loy Yang B, dont Engie détient 70 %. Ce sont des acquisitions récentes pour le groupe français [1].


La vallée de Latrobe : en rouge, les centrales ; en gris foncé, les mines ; en gris clair, les zones urbaines.

Côté pile, la mine de Hazelwood, qui s’étend sur 3 500 hectares, produit 15 millions de tonnes de charbon, tandis que la centrale, d’une capacité de 1 542 MW, génère un quart des besoins en électricité de l’État de Victoria. Les deux sites emploient quelques centaines de personnes. Côté face, Hazelwood émet presque 16 millions de tonnes de carbone dans l’atmosphère chaque année – soit 2,8% des émissions totales de l’Australie. Comme le rappellent les Amis de la terre, elle figure dans le peloton de tête des classements des centrales à charbon les plus polluantes et les plus inefficientes au monde. Sans parler de la dégradation de l’environnement local et de ses conséquences pour la santé : leur coût a été estimé à 900 millions de dollars australiens annuels (580 millions d’euros) par une étude commanditée par Environment Victoria !

Pour Engie, revendre plutôt que fermer

Depuis de nombreuses années, les écologistes cherchent à obtenir, à coup de manifestations et d’actions de blocage, la fermeture de Hazelwood. Selon eux, l’offre d’électricité dans l’État de Victoria serait déjà excédentaire de 2 000 MW, plus que la capacité de la centrale. À l’occasion de la COP21, ils ont adressé une lettre solennelle à François Hollande pour lui demander de faire pression sur Engie, propriété de l’État français à 33%, afin d’obtenir cette fermeture. En vain. L’industrie du charbon reste puissante en Australie. La préservation de l’emploi, dans une région économiquement sinistrée, est presque une question de vie et de mort. Et les entreprises comme Engie et EDF ne cherchent en aucun cas à fermer leurs centrales à charbon. L’objectif est plutôt de les revendre.

Mais le bénéfice pour le climat de telles opérations est nul : « L’impact de ces ventes pourrait même être négatif : afin d’obtenir des retours sur investissement suffisants, dans un contexte mondial de déclin du marché du charbon, les acquéreurs seraient poussés à maintenir les centrales en activité, peut-être plus longtemps encore que ne l’auraient fait les opérateurs français », dénoncent les Amis de la terre, le Réseau action climat et Oxfam France dans une note récente. Les repreneurs risquent également de se montrer moins scrupuleux du point de vue social.

De fait, le recentrage stratégique affiché aujourd’hui par Engie est au moins autant dû à des raisons financières qu’à des considérations environnementales. Il signe surtout l’échec des acquisitions tous azimuts du groupe, presque exclusivement dans le secteur des énergies fossiles, suite à la fusion entre GDF et Suez [2]. L’entreprise a déjà annoncé la vente de plusieurs centrales à charbon, en Inde, en Indonésie, aux États-Unis [3]. Autant d’opérations doublement gagnantes pour Engie : d’un côté, l’entreprise renfloue ses caisses, de l’autre elle voit son portefeuille énergétique devenir de plus en plus vert par la magie des cessions. Mais pour Hazelwood, la tâche paraît autrement plus ardue. Engie avait déjà signalé sa volonté de s’en débarrasser bien avant la COP21, sans trouver de repreneur [4].

Une communauté déstabilisée par la privatisation

Si les écologistes de l’État de Victoria et au-delà ont fait de Hazelwood une cible prioritaire, la plupart des habitants de la vallée de Latrobe ne voient pas ces ingérences d’un très bon œil. Ils sont nombreux à évoquer l’époque où la mine et la centrale appartenaient encore à l’entreprise publique d’électricité du Victoria, aujourd’hui démantelée, comme d’un âge d’or. « Tout le monde avait un travail... du moins tous les hommes, se souvient Wendy Farmer. Ceux qui étaient intelligents étaient ingénieurs, la plupart étaient ouvriers, et même à ceux qui souffraient de handicaps mentaux, on donnait quelque chose à faire, ne serait-ce que de passer le balai. Au moins les sols étaient propres et tout le monde avait sa place. » L’entreprise s’occupait aussi de l’hôpital et de l’école. De quoi relativiser les problèmes liés à la pollution de l’air, la présence d’amiante dans la centrale, les cancers chez les ouvriers. « Les gens avaient l’habitude de plaisanter sur la "grippe de la vallée" chaque fois que quelqu’un se mettait à tousser. » Aujourd’hui, ce n’est plus vraiment un sujet de plaisanterie.

La privatisation de Hazelwood intervient en 1996. La situation commence alors à se dégrader, sans briser tout à fait l’enchantement. Le nombre d’emplois est drastiquement réduit par paliers successifs, mais ceux qui restent sont encore très bien payés. De nouveaux filtres sont installés, mais pas autant qu’il aurait été nécessaire pour atténuer l’impact environnemental de la centrale. Dans le même temps, la licence d’exploitation de la mine et de la centrale est prolongée de plusieurs décennies. « Il y a eu tellement de restructurations que nous perdons le fil », témoigne un leader syndical. « Les entreprises ont exploité l’outil industriel existant jusqu’à sa limite, en ne considérant que leur taux de profit. Nous avons été soumis à un chantage à l’emploi permanent. »

Les propriétaires successifs de Hazelwood ont cessé de redistribuer la richesse. L’hôpital et l’école sont délaissés, le taux de pauvreté augemente progressivement, tout comme le taux de délinquance. La ville de Morwell se retrouve divisée entre les habitants anciens, qui se souviennent des jours prospères et craignent le chaos social qu’entraînerait une fermeture abrupte de Hazelwood, et les nouveaux arrivants, surtout attirés par les logements bon marché. Jusqu’à ce fameux incendie de 2014, qui a complétement changé la perception des habitants.

« L’heure de prendre son destin en main »

Dans le Victoria, les opérateurs miniers doivent souscrire une obligation financière pour couvrir les frais de réhabilitation du site. Dans le cas de Hazelwood, cette obligation, fixée dans les années 1990, s’élève à 15 millions de dollars australiens. Or, selon les chiffres mêmes d’Engie, les frais réels de réhabilitation de la mine s’élèveraient à au moins 80 millions de dollars. Peut-être même jusqu’à 350 millions de dollars, à en croire certains experts. Cette disproportion contribue d’ailleurs à alimenter les craintes : il pourrait se révéler nettement moins cher pour Engie de quitter les lieux du jour au lendemain, en abandonnant les 15 millions, plutôt que de devoir couvrir les frais effectifs de la réhabilitation.

Le nouveau gouvernement de l’État de Victoria a récemment annoncé son intention d’augmenter significativement le montant mis en réserve par les opérateurs actifs dans la vallée de Latrobe pour la réhabilitation de leurs mines – avec pour effet de porter l’obligation d’Engie de 15 à presque 75 millions de dollars australiens. Reste à voir si les entreprises concernées accepteront de mettre la main à la poche.

Depuis l’incendie, les habitants de Morwell, jusqu’alors farouchement opposés à la fermeture de la mine et de la centrale, commencent à comprendre que celle-ci est inéluctable. Et à se demander si la préservation de l’emploi dans le secteur de charbon vaut réellement tant d’inquiétudes pour leur santé et celle de leurs enfants. « Jusqu’à l’incendie, la mine et la centrale bénéficiaient encore d’une acceptabilité sociale à Morwell – au contraire du reste de l’État de Victoria, admet le leader syndical. L’incendie y a porté un coup fatal. » Ce qui ne veut pas dire que le ressentiment contre les « écolos » de Melbourne, accusés de vouloir fermer Hazelwood sans se préoccuper de reconversion, soit apaisé. Les travaux de réhabilitation des mines créeraient certes de l’emploi, mais rien de durable ni de comparable aux conditions avantageuses offertes par Engie et ses concurrentes. Pour Wendy Farmer, dont le mari est employé de la centrale, l’heure est néanmoins venue pour la communauté de Morwell de « prendre son destin en main ».

Olivier Petitjean, à Hazelwood

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Photos : Mriya CC (une) ; Takver CC (vues de la centrale et de la mine de Hazelwood).

Cet article a été initialement publié sur notre Observatoire des multinationales

Notes

[1Le groupe les a récupérées en rachetant International Power en 2010-2012.

[2Le rachat à prix d’or d’International Power en 2010-2012, avec son portefeuille de centrales polluantes comme Hazelwood, en est l’exemple emblématique. Engie a dû déprécier ses actifs de 15 milliards d’euros en 2013, principalement sur des centrales au gaz européennes d’acquisition récente ; le groupe a à nouveau déprécié près de 9 milliards d’euros d’actifs en 2015, cette fois sur les activités de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Aujourd’hui, Engie déclare cibler principalement des cessions dans les activités exposées aux variation de prix du marché ou du cours des matières premières — autrement dit se recentrer sur les activités « régulées », où le taux de profit est largement garanti par les autorités publiques.

[3Engie a ainsi conclu la vente de centrales à charbon en Inde et en Indonésie, au profit de firmes respectivement indienne et qatari. Ses centrales et autres actifs aux États-Unis sont en cours de cession à la firme Dynegy alliée à un fonds d’investissement – une opération qui peut susciter des craintes quant à ses implications sociales et environnementales, au vu de l’histoire de Dynegy. Quant à la centrale au charbon de Rugeley, au Royaume-Uni, elle devrait cesser toute activité à l’été 2016.

[4Elle a tout de même réussi en 2013 à revendre 28% de ses parts dans Hazelwood et Loy Yang B au groupe japonais Mitsui. D’autres firmes asiatiques intéressées par l’acquisition du reste des parts semblent avoir renoncé. Voir ici.

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