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Santé publique

Deux domaines bordelais mis en examen pour épandage de pesticides près d’une école

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Deux domaines viticoles du Bordelais en appellation Côtes-de-Bourg ont été mis en examen le 17 octobre pour « usage inapproprié de produits phytopharmaceutiques ». Ils sont soupçonnés d’être à l’origine des nausées, douleurs aux yeux et difficultés respiratoires dont ont souffert les élèves de l’école primaire de Villeneuve-de-Blaye, en Gironde, le 5 mai 2014. Ce jour-là, les deux producteurs de vin ont traité des vignes qui jouxtent l’école avec des fongicides à même de provoquer les effets observés chez les enfants. Les tentatives de mise en cause du producteur bio, également situé à proximité de l’école, ont donc échoué (lire notre précédent article).

La mise en examen des deux domaines fait suite à la plainte déposée le 19 mai 2014 par une fédération locale d’associations de défense de l’environnement, la Sepanso. Mettant en avant une « infraction à la législation sur l’air et l’atmosphère », la plainte dénonce un traitement effectué par grand vent, supérieur à la limite de 19 km/h imposée par la règlementation. Mais en juin 2015, la plainte est classée sans suite. La Justice estime que les faits ou les circonstances des faits n’ont pu être clairement établis par l’enquête. Cet avis tranche avec un document de l’Agence régionale de santé qui précise que les effets connus des fongicides utilisés le 5 mai 2014 sont « concordants avec les symptômes décrits par les enfants et personnels de cette école ». De forts soupçons d’infractions à la règlementation relative à la vitesse du vent planent par ailleurs sur les deux agriculteurs.

Très remontée, la Sepanso décide de faire appel du classement sans suite. L’affaire est finalement relancée. Le collectif local a été auditionné le 8 septembre dernier par une juge d’instruction, aux côtés de l’association Générations futures. Celle-ci espère que cette affaire « viendra confirmer l’impérieuse nécessité de protéger les groupes vulnérables, tout particulièrement les personnes pouvant être exposées à ces toxiques de manière indirectes (riverains, promeneurs, salariés agricoles etc.) notamment en retirant du marché les molécules dangereuses » – cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) et perturbateurs endocriniens. Dans l’attente de ces retraits, diverses associations, et notamment le collectif Info Médoc Pesticides, défendent la conversion en bio de toutes les vignes situées à proximité des écoles.

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