Les épuisettes culturelles : un nouveau modèle économique au service des artistes et des citoyens curieux - commentaires Les épuisettes culturelles : un nouveau modèle économique au service des artistes et des citoyens curieux 2015-04-14T09:00:21Z https://www.bastamag.net/Les-epuisettes-culturelles-un-nouveau-modele-economique-au-service-des-artistes#comment3507 2015-04-14T09:00:21Z <p>Merci Olivier, pour toutes ces précisions.</p> <p>J'ai passé beaucoup de temps à lire tout le travail que vous aviez fourni autour du concept profondément génial des AMACCA qui est une trame très inspirante pour une profusion de projets de financements alternatifs de l'art et de la culture.</p> <p>C'est une somme phénoménale de concepts et d'outils que vous avez partagés avec le plus grand nombre et votre (long, mais néanmoins indispensable) commentaire apporte une fois de plus beaucoup à ma petite contribution pour la diffusion de vos idées.</p> Les épuisettes culturelles : un nouveau modèle économique au service des artistes et des citoyens curieux 2015-04-14T08:54:33Z https://www.bastamag.net/Les-epuisettes-culturelles-un-nouveau-modele-economique-au-service-des-artistes#comment3506 2015-04-14T08:54:33Z <p>Bonjour à tous et merci pour toutes ces interactions constructives et intéressantes autour de cet article.</p> <p>Comme le souligne Jessica, j'ai effectivement mal compris le processus de rémunération des artistes, mais cela m'apprendra à avoir des réticences à parler argent !</p> <p>Tout le paragraphe sur la répartition de l'argent collecté par les épuisettes (celui sous la photo des impatientes), a été modifié ce matin, grâce aux informations complémentaires apportées par Jessica.</p> <p>C'est cela qui est bien avec Internet : la vigilance bienveillante de nos lecteurs nous permet de corriger nos erreurs et de toujours améliorer la qualité de l'information que nous vous délivrons !</p> <p>Merci à tous !</p> Les épuisettes culturelles : un nouveau modèle économique au service des artistes et des citoyens curieux 2015-04-13T20:50:28Z https://www.bastamag.net/Les-epuisettes-culturelles-un-nouveau-modele-economique-au-service-des-artistes#comment3503 2015-04-13T20:50:28Z <p>Ce projet étant très complexe à construire et riche de questions, je crois que je n'avais pas été suffisamment claire avec Agnès, l'auteure de cet article.</p> <p>Son professionnalisme l'amène à effectuer très prochainement, quelques corrections à l'article et je l'en remercie sincèrement.</p> <p>Vive l'information et vive Basta Mag !</p> <p>Jessica</p> Les épuisettes culturelles : un nouveau modèle économique au service des artistes et des citoyens curieux 2015-04-09T13:26:09Z https://www.bastamag.net/Les-epuisettes-culturelles-un-nouveau-modele-economique-au-service-des-artistes#comment3480 2015-04-09T13:26:09Z <p>Alors, la suite des réponses :</p> <p>Nous avons reçu une bourse de la Ville de Toulouse (Toulous'uo) qui récompense les projets innovants...<br class="autobr" /> Cette bourse à ce jour, nous permet d'éditer les supports de comm et de payer les artistes lors des soirées plus "événement".</p> <p>Pour l'accessibilité du projet et des épuisettes, nous souhaitions avant tout lancer le projet et nous appuyer sur des contributeurs qui pouvaient permettre la réalisation du projet.</p> <p>Dans un second temps, nous pensons également proposer des épuisettes "solidaires" ou à tarifs préférentiels. L'idée était aussi de travailler avec des associations de quartiers...</p> <p>Enfin, le projet des épuisettes est bel est bien de se faire rencontrer les publics. Nous mesurons pleinement l'enjeu d'un projet tel que celui-ci. Nous venons de lancer "Les épuisettes", mais avons de nombreuses idées pour aller plus loin dans la réflexion (autant pour les artistes, que pour les publics !).</p> <p>Si vous voulez en savoir plus : <a href="http://www.lesepuisettes.fr" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">www.lesepuisettes.fr</a></p> <p>Jessica</p> Les épuisettes culturelles : un nouveau modèle économique au service des artistes et des citoyens curieux 2015-04-09T13:11:06Z https://www.bastamag.net/Les-epuisettes-culturelles-un-nouveau-modele-economique-au-service-des-artistes#comment3479 2015-04-09T13:11:06Z <p>Pour précision, sachez que nous ne sommes pas une AMACCA et qu'il n'est pas question à ce jour de défiscalisation.</p> <p>En effet, les épuisettes sont des "paniers culturels" et les contributeurs achètent des produits artistiques ou financent des cachets d'artistes. S'il s'agissait d'un mécénat, il faudrait que les contreparties soient à hauteur de moins de 25% du montant du don.</p> <p>Dans notre cas, les contributeurs payent par exemple 45 € mais la valeur marchande est bien plus forte (environ 60 euros pour cette première épuisette).</p> <p>Attention, il ne s'agit pas de baisser les "recettes" des artistes, mais de financer la production et l'édition. A ce titre, nous convenons d'un prix épuisette entre le coût de production et le prix de vente.</p> <p>Dans ce sens, les contributeurs sont bels et bien acteurs de leur territoire mais ne peuvent défiscaliser leur achat !</p> Les épuisettes culturelles : un nouveau modèle économique au service des artistes et des citoyens curieux 2015-04-09T12:59:39Z https://www.bastamag.net/Les-epuisettes-culturelles-un-nouveau-modele-economique-au-service-des-artistes#comment3477 2015-04-09T12:59:39Z <p>Bonjour,</p> <p>Je suis Jessica, la co-fondatrice de ce projet. <br class="autobr" /> Je crois qu'il y a eu un malentendu avec la journaliste.</p> <p>Les contributeurs payent 45 € par épuisette et la totalité est reversée aux artistes.<br class="autobr" /> C'est notre association qui ne perçoit pas de % et qui est rémunérée pour son travail par le biais des adhésions à l'association ou qui s'y retrouve par le biais de la visibilité et du réseau que ce projet crée.<br class="autobr" /> Mais évidemment, l'argent versé par les contributeurs va bien dans les mains des artistes !!!<br class="autobr" /> Merci d'avoir relevé ce point là... qui nous semble essentiel et fondateur du projet !</p> <p>Si toutefois, il reste un ou deux euros de différences entre les propositions tarifaires des artistes et le prix de vente des paniers, cet argent peut être amené à être injecté dans de la communication. Mais à ce jour, notre association a surtout dépensé de l'argent pour lancer ce projet..</p> <p>Jessica BIR<br class="autobr" /> Association Comme un poisson dans l'art</p> Les épuisettes culturelles : un nouveau modèle économique au service des artistes et des citoyens curieux 2015-04-07T10:27:18Z https://www.bastamag.net/Les-epuisettes-culturelles-un-nouveau-modele-economique-au-service-des-artistes#comment3476 2015-04-07T10:27:18Z <p>Une petite réponse complémentaire pour Emilio.<br class="autobr" /> Dans la charte de fonctionnement nous parlons bien de l'hybridation des ressources. En l'occurrence, les contributions peuvent aussi être directes et non défiscalisées, à priori moins élevées (libres ou conditionnées selon les situations, selon les vœux de l'AMACCA - préserver l'accès sans forcément être dans la gratuité). Ce qui compte dans une AMACCA c'est : une personne = 1voix (comme pour les SCOP) quelque soit le niveau de sa contribution.<br class="autobr" /> Le micromécénat n'est justement pas, un péage, mais le principe de la contribution (plusieurs formes imaginables, dont la simple adhésion) est un condition d'appartenance. c'est à chaque AMACCA de définir précisément, d'expérimenter, d'ajuster ses propres règles complémentaires à celles "générales" qui sont communes au réseau. <br class="autobr" /> Pour avancer sur la question des droits culturels, il faut rappeler aussi que l'AMACCA n'est pas un club privé, mais travaille pour tout un quartier, toute une commune etc...donc y compris pour des "non-commoners". <br class="autobr" /> Les ressources culturelles n'étant souvent pas des biens rivaux...ça tombe bien !<br class="autobr" /> C'est une particularité de cette économie des communs qui est reliée à la réalisation de droits qui ne sont pas "seulement communs" mais aussi, universels (cf déclaration de Fribourg)<br class="autobr" /> En ce qui concerne les financements public, là encore les chartes de fonctionnement et d'éthique doivent servir de garantie à la fois pour le financeur qui sait ainsi ce qu'il soutient, et pour l'AMACCA qui peut ainsi aussi rappeler à son financeur la limite de la place qu'il peut tenir. <br class="autobr" /> J'espère Emilio que ma réponse clarifie vos questionnements parfaitement justifiés. Et peut-être à un de ces jours à Toulouse si vous êtes Toulousain.<br class="autobr" /> Olivier LANOË</p> Les épuisettes culturelles : un nouveau modèle économique au service des artistes et des citoyens curieux 2015-04-06T12:33:08Z https://www.bastamag.net/Les-epuisettes-culturelles-un-nouveau-modele-economique-au-service-des-artistes#comment3473 2015-04-06T12:33:08Z <p>Ok pour ces précisions.<br class="autobr" /> Pas forcément envie de faire un long débat, les commentaires des sites d'actu n'étant à mon avis pas fait pour ça.<br class="autobr" /> Ceci sera donc mon dernier message.<br class="autobr" /> Mais je voudrais juste revenir sur deux points.<br class="autobr" /> Concernant le prix des épuisettes :<br class="autobr" /> Évidemment que 180€ par an, soit 15€ par mois, pour des biens culturels, cela reste peu. Mais si nous sommes dans une démarche d'éducation populaire et d'accès à la culture pour tous, l'idée c'est quand même de ne pas attirer uniquement des gens payant des impôts (principe de la défiscalisation). C'est un peu ce qui me gêne dans l'argumentaire des AMACCA. A mettre en avant cet argument, c'est principalement des gens payant des impôts, donc une certaine partie de la population qui bénéficie des épuisettes. D'où ce que j'ai évoqué plus haut et qui m'amène aux deuxième point : l'indépendance. S'appuyer sur un tissu et un réseau local, si cela entre dans des compétences de liens sociaux, n'est pas aberrant. Accepter une subvention d'une collectivité, si cela implique de travailler avec des acteurs de terrain, me parait être tout à fait légitime. L'indépendance a tout prix, dans ce cadre là ne me parait pas indispensable, au contraire. Évidemment si la liberté artistique reste total et que le projet n'est pas la "bonne conscience" de la collectivité.</p> Les épuisettes culturelles : un nouveau modèle économique au service des artistes et des citoyens curieux 2015-04-05T14:03:02Z https://www.bastamag.net/Les-epuisettes-culturelles-un-nouveau-modele-economique-au-service-des-artistes#comment3471 2015-04-05T14:03:02Z <p>Bon ! il y a eu un couac, la deuxième partie a été doublée !<br class="autobr" /> voici la troisième et dernière partie concernant le réseau.</p> <p>Pour l'actualité du réseau je vois deux priorités, la circulation dès maintenant des Palabramacca I et II (si possible toujours associées) ainsi que l'organisation de nouvelles rencontres nationales début 2016. <br class="autobr" /> En effet, j'entends encore beaucoup d'imprécisions, d'interprétations inadéquates, ou d'erreurs concernant les AMACCA, (pas dans cet article !) j'ai souhaité avec ces conférences gesticulées, proposer une visibilité complète (Palabramacca I) et approfondie (Palabramacca II) sans commune mesure avec les habituelles 20mn de tables rondes toujours insuffisantes et frustrantes, pour ne pas dire inefficaces. <br class="autobr" /> Par ailleurs, l'organisation de rencontres nationales en 2016 me semblent tout aussi nécessaires pour faire un point, partager les expériences heureuses et malheureuses, définir certaines orientations, relire ensemble la charte de fonctionnement, la confirmer ou l'amender, permettre la rencontre avec les nouveaux venus ou les nouveaux curieux, etc…</p> <p>D'autres outils sont aussi dans les tiroirs…en attente de moyens humains ou financiers. <br class="autobr" /> Je confirme : les pouvoirs publics sont encore en difficulté pour même évaluer ces types de projets qui sont si loin de leurs approches bi-polarisante public/privé … Elinor Ostrom explique bien la pertinence d'un tel rapprochement entre institutions et communs ou chacun y trouve son compte ! <br class="autobr" /> Visiblement il faut encore attendre un peu, je suis optimiste, peut-être pas à court terme !<br class="autobr" /> J'ai presque terminé.<br class="autobr" /> Soyons actifs ! économiquement actifs, finançons nous même ce que nous voulons voir éclore, politiquement actifs aussi, l'imagination n'est pas une chasse gardée, l'intelligence collective est notre salut. <br class="autobr" /> J'en profite, en guise de conclusion pour aborder l'agenda 21 de la culture, ce qu'il a entrepris pour fêter ses dix ans d'existence en 2014 avec un résultat présenté officiellement à Bilbao il y a deux semaines : "Culture21 actions", un beau complément au texte initial …d'une grande utilité pratique et qui doit nous encourager. Je vous invite à en savoir plus sur <a href="http://www.reseauculture21.fr" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">www.reseauculture21.fr</a> et aussi à y regarder la vidéo de Patrice Meyer Bisch (7mn)<br class="autobr" /> Nous sommes de plus en plus nombreux à chercher et à construire un autre XXIème siècle que celui qui nous est proposé.<br class="autobr" /> Si vous avez lu jusque là je vous souhaite<br class="autobr" /> Pugnacité, patience et détermination à tous. <br class="autobr" /> A nous, de nous rendre indépendants économiquement et politiquement, avec les communs que nous serons en capacité de construire. <br class="autobr" /> Olivier LANOË</p> Les épuisettes culturelles : un nouveau modèle économique au service des artistes et des citoyens curieux 2015-04-05T13:50:35Z https://www.bastamag.net/Les-epuisettes-culturelles-un-nouveau-modele-economique-au-service-des-artistes#comment3470 2015-04-05T13:50:35Z <p>Voici la deuxième partie de mon message<br class="autobr" /> A La Ciotat ; la première expérimentation AMACCA avait démarrée en 2009 sans médiateur (je les ai aidés surtout au début puis mes disponibilités se sont réduites avec l'augmentation des sollicitations nationales qui étaient de plus en plus fortes) forcément leur fonctionnement ne pouvait pas être optimal, ce qui ne les a pas empêchés d'organiser théâtre de rue, conte, jazz, rock alternatif sans subvention et sans passer par la case marchandisation. Maintenant une nouvelle équipe d'actifs pourrait rallumer le flambeau…avec 35 000 habitants sur place ce serait logique, en tout cas largement possible surtout avec un médiateur.<br class="autobr" /> Micromécénat : <br class="autobr" /> 180 € ? une fois défiscalisé cela ne fait que 5€ par mois…même pas 2 € par semaines.<br class="autobr" /> Nous connaissons tous le prix d'une heure de parking payant, d'un paquet de cigarette ou d'une crêpe au sucre…la question de la valeur est toujours relative mais le prix fixé par le marché, comme s'il était indiscutable, nous fait oublier que le débat sur la valeur doit toujours exister dans nos esprits avant toutes dépenses (ou investissement !), habituons nous à comparer et nous verrons qu'entre la valeur d'usage et la valeur du marché…il y a débat à avoir !<br class="autobr" /> Entre une AMACCA et une crêpe...à chacun d'évaluer ! gourmandises originale ou gourmandise classique...pourquoi pas les deux !</p> <p>Je continue avec la remarque « gérer des bénévoles c'est chronophage »…<br class="autobr" /> Oui et non :<br class="autobr" /> En fait c'est un métier, comme je l'ai déjà évoqué plus haut, et probablement un métier du futur car l'économie des communs entre de plus en plus dans le débat public avec Elinor Ostrom qui a obtenu le prix Nobel d'économie en 2009 sur le sujet. Aujourd'hui les outils existent pour exercer ce métier de façon satisfaisante.<br class="autobr" /> Je viens d'évoquer la médiation interne, la capacitation des volontaires, et de tout curieux de culture et d'enjeux culturels. Devenir ensemble les« commoners » d'une AMACCA est une aventure économique qui revêt une dimension politique plus que jamais porteuse de sens aujourd'hui. <br class="autobr" /> En ces temps de confusion économico-politique affligeante, c'est quasiment une nécessité.<br class="autobr" /> A travers cet apprentissage de l'économie des communs, cette culture partagée autours des communs, bien d'autres perspectives peuvent s'ouvrir…communs naturels à protéger, communs numériques, communs immobiliers, communs en termes de services etc…l'économie des communs est une nébuleuse avec un potentiel d'une richesse phénoménale parfaitement adapté aux questions relatives à la diversité, aux diversités. <br class="autobr" /> Palabramacca I et Palabramacca II sont deux conférences gesticulées (associées à un débat pour la I ou à un atelier pour la II) qui ont été créées pour faciliter les émergences d'AMACCA et cet « empowerment ». Elles font partie des premiers outils pour développer le réseau, en créer ou renforcer les AMACCA existantes, en sommeil, ou en attente d'appui, de second souffle.<br class="autobr" /> Par exemple mutualiser la médiation entre plusieurs AMACCA voisines est une perspective souhaitable en terme de création d'emplois durables. Al'échelle nationale aussi il faudra envisager les différentes manières de se coordonner autour d'actions communes, (tournées, budget partagés pour actions particulières, etc…)<br class="autobr" /> Je dois encore couper mon message mais un troisième et dernier tronçon va arriver</p> <p>Olivier LANOË</p> Les épuisettes culturelles : un nouveau modèle économique au service des artistes et des citoyens curieux 2015-04-05T13:06:23Z https://www.bastamag.net/Les-epuisettes-culturelles-un-nouveau-modele-economique-au-service-des-artistes#comment3467 2015-04-05T13:06:23Z <p>Bonjour , <br class="autobr" /> Je me présente rapidement – Effectivement je suis à l'origine du concept AMACCA, de la création de la première AMACCA à La Ciotat en 2009 et de l'organisation des rencontres nationales AMACCA en 2011.<br class="autobr" /> Tout d'abord merci pour cet article qui traduit bien l'état d'esprit qui s'exprime à travers un projet local AMACCA. Bravo les toulousaines et toulousains, pour cette initiative en Midi-Pyrénées.<br class="autobr" /> Voici quelques remarques que j'ai eu envie de formuler suite au premier commentaire d'Emilio.<br class="autobr" /> Je vous prie de m'excuser pour la longueur de la réponse mais c'est aussi le moyen de parler des AMACCA en général.</p> <p>A l'observation « les artistes ne sont pas payés » je dirai que cela dépend d'une part, du choix de gouvernance (par exemple soutenir un artiste ou plusieurs, ou encore préférer un jour de studio d'enregistrement, plutôt qu'un cachet …à défaut de pouvoir faire les deux bien sûr), et d'autre part de la quantité des contributions à faire correspondre au projet : 50 contributeurs pour « les épuisettes » c'est un bon démarrage, évidemment avec 100 ou 150 contributeurs ce sera mieux, et permettra peut-être aussi…de payer des artistes. Avec le temps c'est possible si l'AMACCA communique et sait être un minimum patiente.<br class="autobr" /> La rémunération des fondatrices – coordinatrices, se pose aussi, leurs places sont cruciales pour installer, faciliter et organiser la gouvernance e fonction de la disponibilité des membres actifs, faire le travail spécifique de médiation à la fois interne et externe propre aux AMACCA et à l'économie des communs qui les caractérise, ce qui veut dire aussi déléguer. Créer et préserver un espace d'indépendance à la fois politique et économique, cela prends forcément de l'énergie quelque part et les notions d'équité, de réciprocité sont des valeurs AMACCA.<br class="autobr" /> L'enjeu est de passer progressivement d'une démocratie participative à une démocratie délibérative efficiente (donc fonction de « l' empowerment » des personnes impliquées, les futurs citoyens réalisateurs de droits culturels sur leur lieu de vie - cf déclaration de Fribourg sur les droits culturels). L'appréciation de la juste disponibilité et de la juste compétence des participants et cruciale, le projet doit être en rapport avec ces ressources aussi.</p> <p>Je dois couper ma réponse en plusieurs morceaux pour ne pas dépasser 4000 caractères, la suite va venir !</p> <p>Olivier LANOË</p> Les épuisettes culturelles : un nouveau modèle économique au service des artistes et des citoyens curieux 2015-04-03T13:29:34Z https://www.bastamag.net/Les-epuisettes-culturelles-un-nouveau-modele-economique-au-service-des-artistes#comment3465 2015-04-03T13:29:34Z <p>Bon article. Néanmoins plusieurs points posent questions.<br class="autobr" /> Notamment la rémunération des artistes. Si je comprends bien l'article, les artistes ne sont pas payés pour leurs prestations dans le cadre des distributions mais bénéficieront, plus tard, d'un réseau et d'un accompagnement.<br class="autobr" /> Pas sûr que cela les sorte de la précarité.Il pourrait être bon d'avoir un retour d'artiste à qui les amacca ont ouvert des portes. <br class="autobr" /> Ensuite, "gérer" des bénévoles et des contributeurs, organiser des spectacles vivants, trouver les lieux qui les accueillent, organiser les distributions des "épuisettes", animer tout ce réseaux, le tout très régulièrement et avec une "grande indépendance par rapport aux financements publics" me parait au mieux chronophage. <br class="autobr" /> Enfin, beaucoup plus concrètement, si il n'y pas pas de partenariat avec des structures sociales et/ou une implication fortes d'acteurs de quartier, le public ne sera pas très large, au sens socio-culturel du terme. Réussir à convaincre une personne de dépenser 180€ dans des biens culturels qu'il n'aura pas choisi est un sacré challenge.</p> <p>L'idée de ce message n'est pas de mettre du plomb dans l'aile à ce projet, bien au contraire. Toute initiative visant à réduire les intermédiaires et à impliquer un peu plus les citoyens dans leurs choix de consommation me parait positif.<br class="autobr" /> Néanmoins, pour avoir co-fondé et co-animé une initiative ressemblante sur Nantes (<a href="http://ap3c-nantes.blogspot.fr" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">http://ap3c-nantes.blogspot.fr</a> ; <a href="https://www.facebook.com/pages/PANIER-CULTURE-Nantes/155720694514440?fref=ts" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.facebook.com/pages/PANIER-CULTURE-Nantes/155720694514440?fref=ts</a> ), il est important de voir les obstacles au bon développement d'une telle démarche.</p> <p>L'investissement dans des initiatives de ce genre est réellement quelque chose d'important et de positif, bon courage et bonne continuation à tout ceux qui franchissent le pas !</p>