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Banderoles « Macronavirus », Bella Ciao aux fenêtres : un 1er mai contestataire malgré le confinement

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Les appels se multiplient pour marquer le 1er mai. Des banderoles critiquant le gouvernement, au chant de révolte italien Bella Ciao à entonner à midi aux fenêtres, en passant par quelques « manifs de déconfinement », tour d’horizon des mobilisations qui refleurissent en cette journée internationale de luttes des travailleuses et travailleurs.

Partout en France, une critique à la fois de l’État et de sa gestion de la crise se fait de plus en plus visible malgré le confinement, avec toujours la même réponse des autorités : la répression, en particulier dans les quartiers populaires (lire à ce sujet : Contrôles arbitraires et violences policières : la répression en temps de confinement). A Toulouse, une banderole « Macronavirus, à quand la fin ? » a été accrochée sur un balcon. Sa propriétaire ainsi que ses colocataires ont été placés en garde à vue pour « outrages à personne dépositaire de l’autorité publique ». Depuis la médiatisation de cette affaire, les manifestations de soutien se multiplient partout. Une vidéo mise en ligne par la CGT du CHU à Toulouse, montre les photos de 500 personnes qui posent avec le même message.

A lire également sur le sujet : En prolongeant l’état d’urgence, le pouvoir privilégie une politique disciplinaire au nom de la prévention sanitaire

En Seine-Saint-Denis, les Brigades de solidarité populaire appellent à accrocher sur les balcons et à afficher sur les murs des villes le même slogan que celui de la banderole toulousaine. « Face à la répression, et pour affirmer notre soutien à tous ceux qui ont le courage de mettre en accusation l’inaction du gouvernement, nous appelons à multiplier les outrages », écrivent-ils dans un texte publié sur les réseaux sociaux. « Nous affirmons que le 1er mai doit faire date pour penser l’après confinement. »

Entonner Bella Ciao à midi aux fenêtres

En parallèle, vingt-cinq organisations qui portent la pétition « Plus jamais ça, signons pour le jour d’après » invitent également les citoyens à afficher des pancartes sur leurs portes, fenêtres, balcons ou grilles, pour « rendre visible ce que nous voulons en France comme ailleurs : un changement de cap, pour un futur écologique, social, féministe et démocratique ». Toutes les images et vidéos seront compilées automatiquement sur cette page.

Comment faire ?
Téléchargez, imprimez et remplissez cette pancarte avec un texte, une image, une photo, un dessin...
Reproduisez-là sur un tissu ou un grand carton... pour l’afficher sur vos portes, fenêtres, balcons grilles... en utilisant #PourLeJourDapres et #PlusQueJamaisLe1erMai.
Prenez-vous en photo seul·e ou en famille avec une ou plusieurs pancartes.

Dans le cadre d’une sortie autorisée :
Attachez une ou deux pancartes sur vous pour aller acheter le pain, sortir votre chien, faire votre footing... Déposez une pancarte à l’entrée de votre village, sur une place publique, un poteau, un axe de passage ou tout autre endroit qui vous semble approprié.

Plusieurs organisations donnent également rendez-vous à 12h aux fenêtres et balcons pour entonner de concert la chanson Bella Ciao (le chant des résistants italiens au fascisme), « en l’honneur des travailleurs et travailleuses en première ligne pendant cette crise sanitaire, dont les emplois habituellement peu valorisés apparaissent comme nécessaires en temps de crise : éboueurs et éboueuses, paysans et paysannes, personnel de santé, caissiers et caissières, personnel de nettoyage, dont les femmes représentent une majorité. » (plus d’informations ici)

Le mouvement Bizi propose une playlist composée de Bella Ciao, On est là, Maiatzaren Lehena, et l’Internationale, Chaquito, Agure Zaharra à retrouver sur cette page.

Des « manifs de déconfinement » dans le respect des gestes barrière

Le mouvement « Pour une écologie populaire et sociale » propose « une sortie démocratique du confinement en agissant, partout où nous sommes, dans le respect des gestes barrières mais de façon déterminée ». Il invite à agir de multiples façons, en sortant dans la rue comme à Pantin, il y a deux semaines, où des gilets jaunes avaient marché pendant une heure, de manière dispersée et en respectant une distance entre chaque manifestant de deux mètres.

- Voir aussi l’appel « Bas les masques ! », un appel de professionnels de la santé à constituer un mouvement populaire

A Paris et en proche banlieue, plusieurs appels à se rassembler ou manifester circulent depuis quelques jours, compilés par le site Paris-luttes.info. « Une simple banderole à sa fenêtre constituant un motif de placement en garde à vue, quel que soit le mode d’action que vous choisissez d’adopter pour cette journée, n’oubliez pas de noter le numéro de la Legal team Paris (07 52 95 71 11), de retenir un nom d’avocat et de relire les conseils de la coordination contre la répression », rappelle le site.

Photo de une : Banderole de contestation politique, Paris, 28 avril 2020. © Anne Paq

En bref

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