Forum de Davos

Votez pour la pire entreprise de l’année

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Organisé par Greenpeace Suisse et la Déclaration de Berne (DB), les Public Eye Awards visent à élire la pire entreprise de l’année, alors que s’ouvre le Forum économique de Davos. Les critères ? Mauvaises conditions de travail, atteintes à l’environnement, manque de transparence ou responsabilités sociales non assumées.

Parmi les nominés, on trouve l’entreprise minière sud-africaine AngloGold Ashanti, dont les activités d’extraction d’or polluent de manière irréversible plus de 50 cours d’eau au Ghana. Selon Public Eye Award, l’entreprise possède sur place « un réseau de postes de garde, où l’on observe régulièrement des cas de torture, d’usage injustifié d’armes à feux et de morsures par des chiens de combat ».

Autres nominés : l’entreprise d’électronique Taïwanaise Foxconn, qui emploie 900.000 personnes en Chine. 30 à 40% de son personnel est composé de stagiaires, contraints de travailler dans l’entreprise par leurs écoles. Le distributeur d’énergie suisse Axpo, champion du greenwashing, qui « se procure de l’uranium en toute discrétion auprès de l’usine de retraitement de Maïak en Russie. Maïak est, après Tchernobyl, l’endroit le plus irradié de la planète ». Le producteur de tabac états-unien Philip Morris « a porté plainte auprès d’une instance de la Banque Mondiale contre l’Uruguay et sa politique de prévention du tabagisme, tentant ainsi d’imposer sa volonté contre la politique de santé de ce pays d’Amérique Latine ».

Actuellement en tête du classement, la compagnie pétrolière finlandaise Neste Oil, qui sera bientôt le plus gros acheteur d’huile de palme. Pour produire son agro-carburant, le « Neste Green Diesel », l’entreprise multiplie selon Public Eye Award les expropriations de terrains et les destructions de forêt tropicale en Asie. Cette année, Neste Oil devrait vendre son carburant au bilan Carbone désastreux à des compagnies aériennes.

Dernier nominé : BP, qui malgré sa responsabilité dans la deuxième plus grande catastrophe pétrolière de l’Histoire, dans le Golfe du Mexique, en avril 2010, s’est lancé en décembre dernier dans l’exploitation des sables bitumineux canadiens, la forme la plus polluante d’extraction de pétrole. La société y a investi 1,6 milliards de dollars, démentant une fois de plus son slogan « Beyond Petroleum » (Au-delà du pétrole).

Les votes sont ouverts jusqu’au 27 janvier. Pour voter : http://www.publiceye.ch/fr/vote/

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