Centres d’appels

Un emploi sur trois supprimé chez Téléperformance

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Le leader mondial des centres d’appels, le français Téléperformance, s’apprête à supprimer près de 700 emplois d’ici à fin 2010. « Sur les 7.000 salariés de l’entreprise, 1.200 sont des intérimaires, 700 de ces salariés précaires resteraient en poste alors que 700 emplois pérennes seraient supprimés. Cherchez l’erreur ! », critique la fédération Sud télécommunication, dans un communiqué du 20 août. Selon le syndicat, l’entreprise aura supprimé un emploi sur trois en France entre 2009 et 2011, passant de 8.700 téléopérateurs à 5.800 salariés.

« La direction de Téléperformance, convoquée par le ministre Laurent Wauquiez (secrétaire d’État chargé de l’Emploi, ndlr), aurait même menacé de fermer toute activité en France si l’État avait des velléités d’intervenir, et ferait planer le même type de menace si les salariés se mobilisaient de façon trop visible », indique Sud, qui dénonce également des tentatives de répression syndicale.

Téléperformance a notamment pour clients les principaux opérateurs de téléphonie mobile (Orange, SFR, Bouygues Télécom). L’entreprise justifie son plan de licenciements par une perte de 36 millions d’euros dans son chiffre d’exploitation. Ce qui ne l’a pas empêché d’acquérir, le 26 août, une société écossaise de centres d’appels, beCogent.

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