Démocratie

Santé : le gouvernement écoutera-t-il les lanceurs d’alerte ?

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Connaissez-vous le conseil national de la transition écologique (CNTE) ? Créé en décembre 2012, dans la foulée de la première conférence environnementale lancée par le gouvernement Ayrault, cette instance doit « renforcer le dialogue social environnemental ». Comment ? En réunissant régulièrement ses membres, chargés d’échanger, débattre et émettre des avis sur les projets de loi concernant l’environnement et l’énergie, ainsi que sur « les stratégies nationales relatives au développement durable, à la biodiversité et au développement de la responsabilité sociétale et environnementale des entreprises ». Tout un programme !

Qui siège au CNTE ? Des collectivités territoriales, des syndicats de salariés et d’employeurs, des associations de protection de l’environnement, des parlementaires, des établissements publics tels que l’agence de développement et de maîtrise de l’énergie (Ademe), ou encore des organismes comme les chambres de commerce et d’industrie (CCI) ou les chambres d’agriculture. Il y a aussi au CNTE des « membres associés », parmi lesquels le collectif français pour l’éducation à l’environnement ou encore … la fédération nationale des chasseurs, dont le rôle dans la transition écologique du pays est sans aucun doute tout à fait crucial.

Plus étonnant encore : l’absence des membres du « rassemblement pour la planète », qui regroupe des associations spécialisées en santé/environnement. « Écologie Sans Frontière » et « Respire », qui travaillent sur la pollution de l’air, « Générations futures » et le « Réseau environnement santé », qui suivent les dossiers pesticides et produits chimiques et « Robin des toits », qui s’intéresse aux ondes électromagnétiques. Ces ONG « s’étonnent de tomber immanquablement sur le répondeur du cabinet du ministère de l’Écologie quand il s’agit d’évoquer leur place au CNTE ».

Leur expertise pourrait pourtant être fort utile au gouvernement, qui vient de recevoir, dans le cadre du futur « plan cancer » une série de propositions sur le contrôle de l’exposition aux risques environnementaux. Mais pour le gouvernement, visiblement, cela ne semble pas une priorité d’intégrer des lanceurs d’alerte sur les pollutions de l’air ou les pesticides dans le « dialogue social » sur la transition écologique.

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