Depuis bientôt quatre ans, un étudiant français en sociologie à l’Université de Bethléem est détenu illégalement en Israël. Accusé à tort de faire partie d’un mouvement proche du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) et d’avoir voulu organiser l’assassinat du chef spirituel du parti orthodoxe israélien Shas, le jeune Salah Hamouri, 23 ans, est enfermé dans une prison israélienne depuis son arrestation au check-point de Qalandya, le 13 mars 2005. Il a été condamné à sept ans de prison sans aucune preuve par un tribunal militaire en mars 2008.
Contrairement au soldat franco-israélien Gilad Shalit, ce franco-palestinien est méconnu des médias français, malgré les nombreuses lettres et alertes de sa famille et de ses amis. Un comité de soutien s’est créé le 16 octobre 2008 au Sénat, auquel adhèrent des personnalités aussi diverses que l’Ambassadeur de France Stéphane Hessel, Monseigneur Jacques Gaillot, l’acteur François Cluzet et Mouloud Aounit (MRAP), en passant par Jean Claude Lefort (PCF), Jack Lang (PS), Alima Boumediene-Thiery, Olivier Besancenot (LCR), ou Jean-Luc Reitzer (UMP).
Julien Brygo





