Libertés

Russie : amnistie pour les Pussy Riot et les militants de Greenpeace

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Les députés russes ont approuvé le 18 décembre une loi d’amnistie pour les 20 ans de la Constitution russe. Le lendemain, Vladimir Poutine a confirmé que les deux membres du groupe Pussy Riot, qui purgent une peine de deux ans de détention pour avoir chanté en février 2012 une prière punk contre le régime dans la cathédrale de Moscou (notre article ici), vont être libérées [1]. Les charges de hooliganisme qui pesaient sur les 30 membres de Greenpeace, après une action contre une plateforme pétrolière dans l’Arctique russe, ont été abandonnées. Vladimir Poutine a par ailleurs déclaré qu’il pourrait gracier l’opposant politique Mikhaïl Khodorkovski, en détention depuis 2003 en Sibérie.

« Ces annonces concernant M. Khodorkovski, les Pussy Riot et les Arctic30, tout en étant des avancées positives, ne doivent pas masquer les violations des droits humains en Russie », souligne l’association Russie-Libertés. Amnesty International relativise également la portée de cette loi qui « n’effacera pas les casiers judiciaires de ceux qui ont été condamnés à tort. Elle ne s’étendra pas non plus à tous ceux qu’Amnesty International considère comme des prisonniers d’opinion ». L’amnistie concernerait moins de 1 500 détenus (des parlementaires russes parlent plutôt de 25 000 personnes visées par le texte) [2] sur les quelque 700 000 que comptent la Russie, d’après le Conseil des droits humains russe. A quelques semaines des Jeux olympiques d’hiver de Sotchi, Vladimir Poutine envoie quelques signes d’ouverture face à une jeunesse mobilisée demandant réformes et libertés.

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