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Pourquoi la route la plus chère de France les fait crier au scandale

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La route la plus chère de France est réunionnaise... Ou plutôt le sera. Le confetti français au milieu de l’océan Indien va signer un chèque de 1,66 milliard d’euros pour s’offrir une nouvelle route du littoral (NRL) de… 12 kilomètres ! A 133 millions d’euros le kilomètre, c’est du jamais-vu. Ce projet pharaonique d’un axe routier de deux fois trois voies en pleine mer est une prouesse technique mondiale. Sept ans de travaux titanesques seront nécessaires pour planter cette autoroute sur pilotis, supportant cyclones à 150 kilomètres-heure et vagues de 10 mètres. "Une nécessité absolue", justifie Didier Robert, le président de la région Réunion, qui a commandité l’ouvrage.

L’actuelle route qui relie le chef-lieu de La Réunion, Saint-Denis, au centre névralgique du port, au pied des falaises volcaniques de l’île et au bord de l’eau, subit régulièrement les éboulements de gros "galets" et les assauts des vagues. "Nous sommes obligés de fermer des voies trente à quarante jours par an, ce qui provoque de gros problèmes de circulation", poursuit l’élu UMP. L’économiste local Philippe Jean-Pierre s’enthousiasme : "La nouvelle route du littoral fera enfin entrer La Réunion dans le XXIe siècle !" Un enthousiasme que ne partage pas Pierre Berger, le patron d’Eiffage, exaspéré. Car de cet énorme gâteau pour géants du BTP, le numéro trois français n’a eu que quelques miettes. Un petit viaduc à 37 millions d’euros. L’essentiel (1,2 milliard) a été attribué à Bouygues et Vinci réunis pour l’occasion.

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