Élections

Pour la première fois depuis la chute du nazisme, l’extrême droite allemande entre au Parlement

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Même si la CDU d’Angela Merkel arrive encore en tête des élections législatives allemandes du 24 septembre, c’est l’extrême droite qui en est sortie gagnante. Le parti Alternative für Deutschland (AfD), créé en 2013, a engrangé 13 % des voix, selon les derniers résultats. Aux dernières élections, l’AfD, avait raté de peu l’entrée au Parlement allemand avec 4,7 % des voix. Depuis, le parti créé à l’origine contre l’euro, est devenu essentiellement raciste et nationaliste. Le parti d’extrême droite a réalisé des scores importants dans certaines circonscriptions d’ex-Allemagne de l’Est, avec plus de 22,5 %, voire 35 % des voix. La formation a aussi percé en Bavière.

Qui sont les électeurs de l’AfD ? Probablement en partie des anciens électeurs de la CDU/CSU. Avec 33 %, es conservateurs ont perdu plus de 8,5 % des suffrages comparé aux élections de 2013. Les sociaux-démocrates (SPD), eux, n’ont séduit que 20,5 % des électeurs (- 5 % par rapport à 2013). C’est leur plus mauvais score depuis 1949. Les libéraux du parti FDP, avec plus de 10 % des voix, font leur retour au Bundestag. Les Verts obtiennent 8,9 % , juste derrière la gauche radicale Die Linke avec 9,2 %, deux scores similaires à ceux d’il y a quatre ans.

Les sociaux-démocrates veulent passer dans l’opposition

Ce sera la première fois depuis la chute du Troisième Reich qu’un parti d’extrême droite siègera au Bundestag, avec 94 sièges sur 705, en arrivant en troisième position derrière les conservateurs et les sociaux-démocrates. Disposant de 246 sièges, Angela Merkel et son parti vont continuer de gouverner. Reste à savoir avec qui. Les sociaux-démocrates ont annoncé dimanche soir qu’ils ne souhaitaient pas reconduire la « grande coalition » en cours depuis 2013, dans laquelle ils participaient au gouvernement de Merkel.

Même avec un parti libéral à plus de 10 %, Merkel ne pourra pas gouverner avec leur seul soutien. Pour former un gouvernement, il faudrait donc une coalition entre les conservateurs, les libéraux et les Verts, qui disposent de 67 sièges. Avec seulement 289 sièges à eux trois, les différents partis de gauches – sociaux-démocrates, Verts et Die Linke – n’ont pas réuni assez de voix pour pouvoir former un gouvernement d’union des gauches.

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