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Energies

Nucléaire japonais : c’est reparti pour un tour

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Une défaite pour les écologistes : le Premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, a annoncé le 16 juin le redémarrage de deux des 50 réacteurs nucléaires que compte le Japon. Tous avaient été mis à l’arrêt après la catastrophe de la centrale de Fukushima, en mars 2011. Cette décision, prise avant les pics de demande de l’été, arrange les industriels, qui craignaient de voir les prix de l’électricité grimper en flèche. Les deux réacteurs concernés sont ceux de la centrale d’Ohi, dans l’ouest du pays, et gérés par une compagnie privée, Kepco (Kansai Electric Power Co).

« Les vies valent plus que l’économie ! », scandaient la veille des milliers de manifestants rassemblés devant les bureaux du Premier ministre, pour s’opposer à cette décision. Plusieurs actionnaires de Kepco ont également demandé à l’entreprise de ne plus recourir au nucléaire pour produire de l’électricité – la part du nucléaire représente environ 25 % de la production d’électricité de Kepco, le reste étant assuré par des barrages hydroélectriques ou des centrales thermiques. Une demande de sortie du nucléaire soutenue par trois des principaux actionnaires de la compagnie, les villes d’Osaka, de Kobe et de Kyoto. La direction de Kepco a annoncé qu’elle s’opposera à cette proposition lors de l’assemblée générale des actionnaires prévue le 27 juin prochain.

La remise en route de deux réacteurs pourrait en annoncer d’autres, malgré les craintes liées à la sécurité du parc nucléaire japonais. Ce « feu vert hâtif et dangereux (...) ne tient pas compte de l’avis des experts en matière de sécurité et de l’hostilité de l’opinion ; il menace inutilement l’environnement japonais, son peuple et son économie », s’indigne Greenpeace.

7,5 millions de Japonais ont signé une pétition réclamant une sortie totale du nucléaire. « Sur la base de ce que nous avons appris de l’accident de Fukushima, les mesures qui devaient être prises d’urgence l’ont été et la sécurité a été considérablement améliorée », a répondu le ministre de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, Yukio Edano, lors de la conférence de presse organisée après l’annonce du redémarrage. Il y avait donc des problèmes de sécurité, avant ?

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