Victoire juridique

Les employés de Fralib gagnent contre le géant Unilever

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La cour d’appel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a annulé le 17 novembre le plan de sauvegarde mis en place à Fralib [1]. L’usine produit des thés Lipton et des infusions Éléphant à Gémenos, à une vingtaine de kilomètres de Marseille. Ce site, filiale de la multinationale anglo-néerlandaise Unilever, est jugé insuffisamment rentable par la direction. Unilever veut délocaliser sa production de thé sur deux autres sites en Europe, à Bruxelles et en Pologne.

Mais le plan de sauvegarde a été jugé « sans valeur » par la cour d’appel au regard des moyens du groupe Unilever. « Les chiffres donnés par Fralib permettent de constater que le chiffre d’affaires du groupe est en pleine croissance sur le plan mondial, toutes activités confondues, plus 44 milliards d’euros en 2010, 11 % de mieux qu’en 2009 », peut-on lire dans le document dont l’agence Reuters s’est procuré une copie. Le jugement de la cour d’appel signe une grande victoire pour la centaine de salariés occupant l’usine depuis septembre. Il annule la validité des licenciements prononcés dans le cadre du projet de fermeture du site, ce qui signifie le maintien des 182 emplois.

Prochaine étape : faire céder par Unilever le parc des machines, les bâtiments et la marque Éléphant pour un euro symbolique aux employés, dans le cadre d’un projet industriel alternatif, local et écologique (voir notre reportage ici). « Les multinationales qui se gavent, c’est fini », promettent les fralibiens.

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