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Discriminations

La haute fonction publique s’ouvre enfin aux femmes

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Publié le 2 mai au Journal officiel, un décret impose un quota de femmes hauts fonctionnaires. Il était temps. Les femmes, qui représentent 60 % de l’ensemble des 5,3 millions d’agents de la fonction publique, ne sont que 15 % à occuper un poste de haut fonctionnaire. Cela donne, par exemple, 17 ambassadrices pour 152 ambassadeurs. Ou encore 19 préfètes pour 192 préfets ! La haute fonction publique serait-elle encore plus misogyne que les conseils d’administration des grandes entreprises ?

Le texte, qui procède de la loi du 12 mars sur la précarité dans la fonction publique, promet que d’ici à 2018 la France devra compter 40 % de femmes parmi les hauts fonctionnaires nommés chaque année. Environ 5 000 postes sont concernés, dont les 527 « emplois de direction à la décision du gouvernement » (recteurs, ambassadeurs, préfets, etc.). Des sanctions (jusqu’à 90 000 euros) sont prévues pour les employeurs (collectivités, administrations…) non respectueux de ce quota.

Salué comme une « révolution » par le ministre de la Fonction publique, François Sauvadet, le décret est plutôt vu comme « une avancée » contre une « inégalité inacceptable » par Françoise Guégot, députée UMP de Seine-Maritime. C’est elle qui a rédigé le rapport sur l’égalité professionnelle hommes-femmes dans la fonction publique, remis en 2011 à Nicolas Sarkozy, et dont s’est inspirée le décret sur les quotas. Françoise Guégot a fait part de son étonnement : « J’ai été la première surprise par les écarts hommes-femmes alors que la fonction publique se doit d’être une institution exemplaire », a-t-elle expliqué au quotidien Libération.

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