Elections prud’homales

La CGT et Sud progressent

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Premier enseignement du scrutin du 3 décembre : le taux de participation continue de s’effondrer malgré le climat social de plus en plus pesant. En 1979, deux salariés sur trois prenaient le temps de se déplacer à leur bureau de vote. Trente ans plus tard, ils ne sont plus qu’un sur quatre parmi les 18,6 millions d’inscrits. Pour la première fois, les employeurs s’abstiennent moins que les salariés, même s’ils ne sont pas beaucoup plus enthousiastes : 31,5% de participation, en augmentation de cinq points par rapport à 2002.

Côté résultat, la CGT stoppe sa lente érosion avec 34% des voix. La CFDT continue d’osciller, à la baisse cette fois (22%), et FO de s’affaisser (16%). Cela montre la perte d’identité progressive de la confédération créée au début de la guerre froide pour barrer la route au communisme cégétiste. Coincée entre la position co-gestionnaire de la CFDT et le réformisme radical de la CGT, FO ne sait plus trop à quel saint (laïc) se vouer. Malgré leur faiblesse numérique et leur spécificité « chrétienne » et « cadre », la CFTC et la CGC se maintiennent (respectivement 9% et 8%). Les autonomes de l’Unsa continuent leur progression (6%). La petite surprise vient de Solidaires – les syndicats Sud classés très à gauche – qui approche les 4% et fait plus que doubler son score.

Côté patronal, le Medef baisse de huit points (72,1%) au profit des employeurs de l’économie sociale (19%), ces sociétés coopératives ou mutuelles qui cherchent à faire valoir leurs différences en ces temps de crise financière et sociale.

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