Nucléaire

Japon : des immeubles construits avec du béton irradié

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Des taux de radiation d’environ 10 millisieverts par an – soit la moitié du niveau fixé par les autorités pour décréter une évacuation – ont été mesurés dans un bâtiment de la ville de Nihonmatsu, à 55 kilomètres de la centrale de Fukushima. Celui-ci a été construit avec du béton provenant des environs du site de la catastrophe nucléaire, fabriqué avec du gravier collecté seulement un mois après l’accident. Douze familles vivent dans cet immeuble achevé en juillet dernier, et parmi elles des personnes évacuées de la zone de Fukushima.

Pourquoi cette carrière a-t-elle été exploitée après la catastrophe nucléaire ? Dans quelles conditions ont travaillé les ouvriers qui ont utilisé ce béton pendant la construction de l’immeuble, et ceux qui l’ont acheminé vers Nihonmatsu ? Le gouvernement japonais a ouvert une enquête, pour « vérifier si des cas similaires ont pu se produire ». D’après The Asahi Shimbun, principal quotidien du Japon, plus de 5 000 tonnes de graviers contaminés ont été expédiées par l’entreprise Futaba Saiseki Kogyo à une vingtaine de fournisseurs en mars et en avril dernier. La société qui a vendu les matériaux pour cet immeuble a aussi fourni du béton à plus d’une centaine d’entreprises de construction de la préfecture de la région. Des matériaux que l’on risque de retrouver dans des habitations, des bâtiments publics, des infrastructures... Ou comment, au lieu de nettoyer la zone, essaimer la radioactivité.

En France aussi certains préfèrent disperser la radioactivité : en 2009, les ministères de l’Écologie, de la Santé et de l’Économie avaient autorisé le « recyclage » des déchets radioactifs dans les biens de grande consommation…

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