Climat

Gaz fluorés : les lobbies assiègent Bruxelles

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Utilisés notamment dans les systèmes de réfrigération ou les aérosols, les hydrofluorocarbures (HFC) ont un potentiel de réchauffement global correspondant en moyenne à 2 800 fois celui du dioxyde de carbone. Encore autorisés au sein de l’Union européenne (UE), les HFC font partie des six principaux gaz à effet de serre inscrits sur la liste du Protocole de Kyoto. La Commission européenne prépare d’ici fin novembre une nouvelle proposition législative. L’enjeu : contraindre les entreprises à prendre une série de mesures pour réduire les fuites provenant du matériel contenant des gaz fluorés et récupérer les gaz des équipements en fin de vie.

Mais les lobbies de l’industrie, opposés à un durcissement de la législation, ont sonné la mobilisation générale, révèle une étude [1] de l’Observatoire européen des entreprises (CEO). Ils seraient plus de 353 « agents d’influence » pour défendre les intérêts d’une centaine de compagnies. Plus de la moitié d’entre eux ont débarqué à Bruxelles fin 2011, selon le registre de transparence de l’UE qui détaille les dates d’accréditation. Face à eux, les lobbyistes des ONG environnementales et de l’industrie promouvant des systèmes de réfrigération alternatifs seraient sept fois moins nombreux. Ils disposeraient d’un budget dix fois moindre que celui des pollueurs, avec 2,2 millions d’euros contre 23,9 millions d’euros.

Si ces manœuvres n’ont rien d’illégal, précise le CEO, elles illustrent comment les ressources des grandes entreprises augmentent leur capacité à peser sur des projets législatifs censés défendre l’intérêt général.

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