Énergie

Gaz de schiste : les multinationales ne lâchent pas

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« La France peut-elle se passer d’une ressource, les hydrocarbures de schiste ? » La question sera posée lors d’un colloque parisien le 17 janvier 2012. Pour en débattre, des acteurs totalement impartiaux : Total, Toreador Energy ou Hess Oil, des compagnies pétrolières qui détiennent des permis d’exploration en France pour repérer d’éventuelles concentrations de gaz de schiste (voir notre dossier).

Ce colloque, qui aborde d’autres questions énergétiques comme le nucléaire, est organisé par le député UMP de l’Oise François-Michel Gonnot, sous le « haut patronage » de François Fillon et d’Éric Besson. La ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, y sera d’ailleurs présente. Sur le sujet des gaz de schiste, à part un intervenant de la Direction générale de l’énergie et du climat (ministère de l’Écologie), seuls les représentants des multinationales pétrolières et gazières prendront la parole. Et se poseront notamment la question : « L’interdiction française, comment en sortir ? », à propos de la loi votée en mai 2011, interdisant la technique de fracturation hydraulique, très polluante.

Bref, un colloque organisé par un membre du parti présidentiel, soutenu par plusieurs ministres, dont le chef du gouvernement, qui propose aux multinationales gênées par une loi qui entrave leur chiffre d’affaires de réfléchir à comment contourner – ou abroger – cette loi votée par le gouvernement à peine un an plus tôt. Le début d’une contre-offensive en règle après avoir assoupi les mobilisations citoyennes contre les gaz de schiste ?

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