Nucléaire

Des papillons mutants à Fukushima

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Une étude scientifique japonaise met en évidence une augmentation très nette des malformations chez une espèce de papillons bleus de Fukushima. Selon cette étude parue dans le journal Scientific Reports (à lire ici), des papillons adultes ont été capturés en mai 2011 jusqu’à plus de 200 km de distance de la centrale accidentée. Environ 12 % de ces papillons exposés à la radioactivité à l’état de larves lors de la catastrophe nucléaire ont développé des anomalies, notamment des ailes plus petites et une malformation des yeux. Les chercheurs ont ensuite élevé ces papillons en laboratoire à des fins de reproduction. À la génération suivante, des anomalies similaires ont été relevées sur 18 % d’entre eux. Et, à la troisième génération, sur 33,5 % des lépidoptères.

En septembre 2011, un nouvel échantillon de papillons a été collecté dans la région de Fukushima : leur taux d’anormalité atteignait alors 28 %, soit plus du double que quatre mois auparavant. Avant de grimper à 52 % pour la génération suivante ! Les radiations avaient décru, mais les papillons continuaient de se nourrir de plantes contaminées. Les auteurs en concluent que la radioactivité libérée par la centrale sinistrée « a causé des dommages physiologiques et génétiques » aux insectes.

Aucun cas de mutation génétique chez l’homme n’a été découvert pour le moment. Mais l’étude rappelle que des années après l’accident de Tchernobyl, « une augmentation des cancers de la thyroïde et des ganglions lymphatiques chez l’homme a été rapportée ». L’équipe de chercheurs mène de nouvelles expériences sur d’autres espèces animales. Tout cela dans le silence et l’immobilité imposés par le gouvernement au corps médical.

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