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Crise agricole : traduire la FNSEA en justice ?

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Alors que des paysans se suicident par centaines, que plus personne ne peut ignorer que le modèle productiviste est à bout de souffle, comment un syndicat agricole, la FNSEA, peut-il encore recommander aux agriculteurs d’agrandir leurs exploitations ?

(...) Que Xavier Beulin cesse de se draper derrière le paravent des « paysans » alors qu’il défend des intérêts industriels. En définitive, la politique suicidaire qu’il défend fait le jeu des acteurs de la chimie industrielle (intrants et semenciers) et des distributeurs. Et les paysans dépossédés depuis des décennies de leur savoir-faire, inféodés aux recommandations « techniques » d’une agriculture intensive longtemps portée au pinacle par l’Inra.

Désormais qu’une partie de la profession paysanne est menacée de mort violente, la question va se poser des responsabilités. Comme chez Orange où il a fallu des dizaines de suicides pour qu’on change de stratégie. Qui peut prétendre qu’au nom de la compétitivité de la France et d’une libéralisation fossoyeuse des hommes et des terroirs, les recommandations de la FNSEA faites aux « paysans » d’agrandir leurs exploitations, de se confronter aux marchés avec des outils « plus compétitifs », d’accroître leurs investissements n’aient pas été un pousse-au-crime ? Pire, une faute impardonnable. Alors que, de toutes parts, sonnaient les alarmes sur ce modèle productiviste à bout-de-souffle. (...)

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