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Pétrole

Chronique d’une pénurie annoncée

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Terminé l’univers impitoyable de Dallas ? Certains nous assurent que l’or noir coulera à flots pendant des décennies, d’autres nous avertissent du danger imminent que représente un déclin de la production pétrolière. Etat des lieux.

Cet article a été initialement publié dans l’hebdomadaire Témoignage Chrétien

La fluctuation du prix du baril défraie la chronique. Au grand dam des transporteurs routiers, des automobilistes de retour de vacances et des particuliers ayant prévu de remplir leur cuve de fioul avant l’hiver, la barre des 70 dollars a été frôlée fin août. On commence à s’inquiéter des conséquences d’un prix du baril durablement élevé sur les économies occidentales. La menace d’une récession mondiale plane. Derrière la courbe du prix, un débat difficilement accessible aux non-initiés agite le monde pétrolier : le début de la fin de l’or noir est-elle proche ? De la réponse à cette question dépend l’avenir de nos sociétés. Car modes vies occidentaux - sa société de consommation et de loisirs - et mondialisation économique carburent au pétrole. Sans oublier les pays en développement qui n’auront pas forcément les moyens, demain, de s’acheter, chaque jour, les millions de barils nécessaires à leurs fragiles économies.

Quelle est notre dépendance pétrolière ?

Un siècle et demi de saga pétrolière, depuis le premier derrick érigé en 1859 en Pennsylvanie (Etats-Unis), a fait de l’or noir la principale ressource énergétique mondiale. 41% de la consommation d’énergie vient du pétrole, deux fois plus que le gaz ou le charbon, six fois plus que le nucléaire. Qui dit énergie ne dit pas forcément chauffage et production d’électricité, qui représentent respectivement 25% et 10% de l’usage du pétrole. La moitié des hydrocarbures sont brûlés pour les transports, principalement routiers. C’est dans ce secteur qu’une éventuelle pénurie posera les problèmes les plus graves : voitures, camions et avions en dépendent, pour l’instant, quasi exclusivement. Il ne faut cependant pas négliger les produits dérivés des hydrocarbures issus de l’industrie pétrochimique (8% de la consommation). Leur usage est multiple. Matières plastiques - des emballages présents à profusion dans les grandes surfaces aux ordinateurs, en passant par les stylos ou de nombreux jouets -, textiles synthétiques, engrais pour l’agriculture, jusqu’aux crèmes solaires ou certains ustensiles de cuisine, le pétrole est partout. Après un siècle de prix bas, entre 10 et 20 dollars le baril, ponctué de quelques crises pétrolières, on l’aurait presque oublié.

Les pays industrialisés sont particulièrement dépendants, en premier lieu les Etats-Unis premiers flambeurs d’hydrocarbures au monde. Selon certains économistes, la contribution de l’énergie au PIB est de l’ordre de 50%, alors que son coût ne dépasse pas 6% ou 7%. L’énergie est sous-payée. La perspective d’un déclin progressif de la production pétrolière, d’une hausse continuelle de son prix et d’éventuelles ruptures d’approvisionnement doit donc être sérieusement étudiée. D’autant que la demande d’or noir ne cesse de croître avec l’émergence de nouvelles puissances économiques de plus en plus consommatrices de pétrole comme la Chine, la Corée du Sud, l’Inde et le Brésil. Chaque jour, le monde consomme en moyenne 76 millions de barils de pétrole, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Dix millions de plus qu’il y a dix ans.

Pourquoi le prix du baril est-il si élevé ?

« A cause de phénomènes cumulés, l’offre peine à répondre à la demande, répond Gérard Friès, directeur adjoint de l’Institut français du pétrole (IFP), pour qui la hausse est strictement conjoncturelle. Les barils qui ont du mal à sortir d’Irak pèsent sur le marché. L’ouragan Katrina a provoqué un manque de production dans le golfe du Mexique d’environ 500 000 barils/jour. Au Nigeria, les conflits ethniques font planer l’incertitude. Il y a quelques mois, des grèves en Norvège ont ralenti la production. La demande est confrontée à un autre problème : de trop faibles capacités de raffinage, en manque d’investissements, créent un goulet d’étranglement. Enfin, le rythme de croissance des géants asiatiques, Chine et Inde, qui absorbent une partie des barils mis sur le marché. » Une fois les plates-formes du golfe du Mexique réparées, les raffineries modernisées et les oléoducs irakiens sécurisés, le marché du pétrole devrait donc se calmer. L’annonce de l’aide pétrolière apportée par la communauté internationale aux Etats-Unis, dont une partie de la production est paralysée suite aux ouragans Katrina et Rita, n’a-t-elle pas déjà fait baisser les cours du baril ?

D’autres acteurs du monde pétrolier affirment que le problème est plus profond, que le pic de production du pétrole est proche. Ce « pic » correspond au moment où la moitié des réserves mondiales aura été exploitée. A partir de cette date, la production pétrolière entrera en « déplétion ». Elle déclinera, lentement mais irrémédiablement, jusqu’à ce que la dernière goutte de pétrole soit extraite du sous-sol de la planète, d’ici deux siècles. Le prévoir permet d’anticiper la fin du pétrole et de mettre en œuvre, à grande échelle, des énergies de substitution pour éviter des scénarios catastrophes version Mad Max. « Nous sommes entrés dans la zone de turbulence qui précède le pic. Celui-ci devrait se produire d’ici une décennie, assure Jean-Luc Wingert, ingénieur et auteur de La vie après le pétrole. Nous pouvons craindre des ruptures d’approvisionnement physique. Nous sommes en train de vivre un tournant de l’Histoire. Pendant deux siècles, l’énergie était disponible de manière croissante. Ce ne sera plus le cas.  »

Dans son instructif ouvrage, Jean-Luc Wingert s’appuie sur les calculs publiés par l’Aspo (Association pour l’étude du pic pétrolier et gazier) qui regroupe des scientifiques, comme le géologue et géophysicien français Jean Laherrère ou l’Ecossais Colin Campbell, qui ont travaillé au cœur de l’industrie pétrolière, en tant que directeur technique de Total pour le premier, à Texaco puis BP (British Petroleum) pour le second. « Le rôle de l’Aspo est de montrer que le pétrole n’est pas aussi abondant que ce que les agences officielles veulent faire croire », résume Jean Laherrère. Tentant de sensibiliser l’opinion publique sur l’approche du pic de production, ils passent pour des oiseaux de mauvais augure, et sont qualifiés de « pessimistes » par leurs détracteurs. Face à ces géologues, les « optimistes » assurent que le pétrole coulera encore à flot pour au moins trente ans. Parmi eux : l’Agence internationale de l’énergie (IEA), l’Institut français du pétrole (IFP) et la majorité des compagnies pétrolières, à l’exception de Total. Le pétrolier français semble sentir tourner le vent. Sa dernière campagne de publicité n’est-elle pas basée sur la recherche d’autres ressources énergétiques en plus du pétrole ? « Pour vous, notre énergie est inépuisable », rassurent ses spots télévisés.

De quelles réserves disposons-nous ?

C’est l’enjeu essentiel. De l’estimation de ces réserves dépend la date du fameux pic de production. Encore faut-il disposer d’informations précises en la matière. Or, si le baril de pétrole est accessible à tous à condition de payer le prix du marché, il n’en va pas de même pour les données sur l’état des champs pétrolifères. L’Agence internationale de l’énergie tire ses informations des chiffres officiels donnés par les pays producteurs ou par les compagnies pétrolières. « Déclarer ses réserves est un acte politique : c’est afficher l’état de ses richesses et, éventuellement, de son pouvoir. Les chiffres officiels, très optimistes, sont pour l’instant pris pour argent comptant », regrette Jean-Luc Wingert. La politique de l’Opep en la matière est un classique. Les plus grosses réserves de la planète - 80% du pétrole - seraient surestimées de plus d’un tiers.

Exemple de la manipulation politique qui entoure les réserves pétrolières, la soudaine augmentation des réserves affichées par les pays de l’Opep dans les années 1980. Pour s’assurer un prix du baril minimum (trop de pétrole sur le marché signifie baisse des prix du baril), l’Opep limite volontairement sa production par des quotas. Ces quotas sont définis en fonction, entre autres, des réserves disponibles, les pays comptant les plus grandes réserves ayant logiquement la permission de produire davantage. Entre 1983 et 1987, chaque membre de l’Opep a considérablement augmenté ses réserves. «  Chaque Etat a voulu le maximum de quotas. Chacun a surestimé ses réserves. Le premier a été le Koweït en augmentant de 50% le chiffre de ses réserves. 300 milliards de barils, soit dix ans de consommation au rythme actuel, ont été ajoutés sans qu’aucune nouvelle découverte de gisement n’ait eu lieu ! », illustre Jean Laherrère. Les Emirats Arabes Unis, l’Iran, l’Irak puis l’Arabie Saoudite ont suivi le mouvement. Les compagnies pétrolières, ne voulant pas froisser leurs puissants hôtes, ont fini par reprendre ces chiffres à leur compte dans leurs rapports annuels. Résultat : les trois quarts des réserves pétrolières mondiales sont localisées au Moyen Orient, mais près d’un tiers de celles-ci sont fictives ! Le cas le plus polémique reste celui des réserves saoudiennes : les données officielles les estiment à 262 milliards de barils alors que les géologues de l’Aspo avancent le chiffre de 145 milliards de barils. Un écart non négligeable.

Quelles sont les sources alternatives aux rapports officiels ? « Les données techniques fournies par les géologues sont plus précises que les sources politiques même s’il existe une marge d’erreur. Car estimer des réserves pétrolières n’est pas très simple. Les gisements souterrains ne sont pas visibles et nécessitent des études sismiques », prévient l’ingénieur. On ne connaît avec certitude la véritable ampleur d’un gisement seulement lorsqu’il a été totalement exploité. A cette guerre des chiffres s’ajoute le flou des termes employés et de ce qu’ils recouvrent. Les compagnies privées, dont les concessions représentent 15% des réserves pétrolières mondiales, sont obligées de publier les informations relatives à leurs gisements. La SEC (Security and Exchange Commission), l’instance de régulation états-unienne dont les règles sont appliquées de fait par l’ensemble de l’industrie pétrolière privée, parle de « réserves prouvées » pour définir les capacités d’un gisement.

« Les réserves prouvées sont les réserves récupérables avec une « certitude raisonnable » au prix et selon la technologie du moment, explique Jean Laherrère. On devrait plutôt parler « d’incertitude raisonnable » mais ni les banquiers, ni les actionnaires, encore moins les politiciens n’aiment l’incertitude ». Le géologue estime que cette « certitude raisonnable » incite les compagnies à prendre quelques libertés avec leurs chiffres, la tendance étant de gonfler le potentiel probable de leurs gisements pour attirer les investisseurs et faire monter leurs titres en bourse. Selon ses calculs, cette « certitude raisonnable » recouvre des probabilités s’étalant de 99% à... 51%.

Les « optimistes » ne nient pas cette absence de transparence. « 85% des réserves pétrolières sont entre les mains de compagnies nationales qui ne publient pas leurs chiffres. Personne n’a accès aux données techniques concernant ces champs pétroliers. Les compagnies cotées en bourse sont elles obligées de publier leurs réserves, mais elles n’en détiennent que 15% », explique Gérard Friès, de l’IFP. « Certains disent qu’il n’y a plus de pétrole à trouver. Ces personnes n’ont pas accès aux informations techniques », accuse-t-il. « Il n’y a, par exemple, pas eu d’exploration en Irak depuis un certain temps. Ce n’est pas comme en Norvège ou en Grande-Bretagne où les informations sont transparentes ». Les estimations des géologues de l’Aspo s’appuieraient donc sur du vide - comme les estimations officielles d’ailleurs... « Le débat n’es pas entre pessimistes ou optimistes mais entre ceux qui ont accès aux données techniques et ceux qui n’y ont pas accès », réplique le géologue. « Les « experts » qui travaillent dans les organismes officiels n’ont jamais découvert une goutte de pétrole ! Ils n’ont aucune expérience du terrain. Un expert n’est jamais censé se tromper et ne prend donc pas de risques, au contraire du géologue qui apprend de ses erreurs. C’est grâce à cela qu’il fait de grandes découvertes. »

Pendant ses années d’activité chez Total, Jean Laherrère a pu collecter nombre de données techniques. En tant que géologue d’abord, lors de ses explorations sahariennes en Algérie, dans le désert australien ou dans la péninsule du Labrador au Canada. Puis en s’occupant de la direction technique de Total. Face à l’opacité des chiffres officiels, les compagnies pétrolières recourent à de véritable sociétés d’espionnage pétrolier qui récoltent leurs propres données. Elles s’appellent Petrologistics - une société qui, grâce à son propre réseau de « correspondants », surveille dans chaque port les allées et venues des tankers et le nombre de barils qu’ils transportent -, Petroconsultant, basée en Suisse, ou le cabinet Wood Mackenzie. Leurs rapports sur le réel potentiel d’un gisement ou sur les résultats de forages d’exploration menées par un concurrent s’achètent plusieurs dizaines de milliers de dollars. Les géologues de l’Aspo ont eu, au cours de leurs carrières, accès à ces documents. Ils ont mis en commun et croisé leurs informations, pays par pays, gisements par gisements.

Le pic de production est-il proche ?

Pour déterminer une date, il faut ajouter aux « réserves prouvées » les découvertes à venir. Mais comment évaluer le potentiel de gisements que l’on ne connaît pas encore ? Là encore, le « faiseur de graphique », comme se définit Jean Laherrère, extrapole à partir de l’ensemble des découvertes passées. En un siècle, environ 2000 milliards de barils de pétrole ont été recensés. Si de nouveaux gisements continuent d’être détectés, leur potentiel respectif est de plus en plus faible. Actuellement, une centaine de champs géants assurent 40% de la production mondiale. Les dix plus grands sont relativement anciens : ils ont été découverts entre 1927 et 1975. Le géologue estime donc que les nouvelles découvertes ne permettront pas de remplacer ces gisements qui arriveront progressivement en « fin de vie ». D’autant qu’en dix ans, de 1992 à 2002, la consommation pétrolière mondiale a augmenté, elle, de 11,5%, selon l’Agence internationale de l’énergie. A ce rythme, le géologue estime que le pic de production se situe autour de 2015. Son collègue, Colin Campbell, est plus pessimiste : selon ses calculs, deux ans nous sépareraient du pic. « C’est une hypothèse respectable mais que nous ne partageons pas », réagit Gérard Friès. « Il y aura un pic de production, c’est physique, car le montant des réserves est limité. Mais en mettant en oeuvre de nouvelles technologies, nous pourrons accroître les réserves exploitables. Pour nous, le pic se produira entre 2020 et 2040 ». Paradoxe : en un siècle et demi, à quelques années près, l’humanité aura alors brûlé la moitié des hydrocarbures dont la sédimentation dure depuis plusieurs millions d’année.

Reste-t-il encore des gisements à découvrir ?

A l’IFP, on croit encore aux eldorados pétroliers qui n’attendraient qu’à être découverts et exploités. « La technologie permettra d’explorer de nouvelles provinces pétrolières, de produire du pétrole brut extra lourd au Venezuela ou au Canada. Nous travaillons actuellement à améliorer le taux de récupération de ces gisements. La frontière des forages en eau profonde reculent. Nous pourrons bientôt exploiter des gisements jusqu’à 3000m sous la mer », espère son directeur adjoint. « Car avec un pétrole à 70 dollars, certaines techniques d’exploitation deviennent rentables » (lire ci-dessous). Jean-Luc Wingert reste sceptique : « Si on adopte le point de vue d’un économiste, on se dit effectivement que l’augmentation du prix du baril va permettre de mobiliser des ressources supplémentaires. Mais nous n’allons pas gagner grand chose en production. L’impact sur le pic sera négligeable. Nous changeons d’ère. Avant, pour avoir plus de pétrole, il fallait investir davantage en exploration, en nouveaux forages, etc. Ce raisonnement a fonctionné pendant longtemps. Aujourd’hui, il ne facilite pas l’arrivée du débat sur la place publique. » Jean Laherrère ne pariera pas un pétrodollar sur de rassurants mais aléatoires progrès technologiques. Il espère plutôt que chacun change de comportement et pense aux générations futures. « Nous sommes en train de puiser dans le patrimoine de l’humanité. Ma préoccupation aujourd’hui est que je ne sois pas maudit par mes petits enfants quand nous serons dans la merde. Comme l’écrivait Saint-Exupéry : on ne lègue pas la terre à nos enfants, on la leur emprunte. »

Ivan du Roy


- Petit lexique pétrolier

Les différents types d’or noir

Le pétrole conventionnel

Il représente environ 90% de la production mondiale. Ses gisements sont les plus accessibles. Les techniques actuelles permettent de récupérer en moyenne un tiers du pétrole piégé dans la roche. Quand la production d’un puit baisse, les ingénieurs injectent de l’eau chaude pour maintenir la pression ou des solvants pour dissoudre les hydrocarbures incrustés dans la roche dans le but d’extraire le maximum de pétrole. Grâce aux innovations technologiques, l’Institut français du pétrole (IFP) espère augmenter le taux de récupération moyen à 50%.

Le pétrole sub-conventionnel

Il est issu des forages en eau profonde, à partir de plate-forme offshore capable désormais de forer jusqu’à 3000m sous le niveau de la mer. Les gisements les plus prometteurs se situent dans les zones polaires, notamment en Russie, dans le Golfe du Mexique et celui de Guinée, au large de l’Angola et du Brésil ainsi que, selon l’IFP, en Iran mais à très grande profondeur sous terre : environ 6000m.

Le pétrole non conventionnel

Du pétrole dégradé ou dont le processus de genèse est incomplet. Leur exploitation nécessite une technologie coûteuse dont le bilan énergétique est parfois nul : on dépense plus d’énergie pour extraire le pétrole que ce que celui-ci rapportera.
- Les gisements d’huiles extra lourdes : un pétrole très visqueux qu’il faut chauffer pour extraire. Les sites les plus rentable se situent au Canada (Athabasca) et au Venezuela (Orinoco). Le taux de récupération est actuellement de 10%
- Les sables asphaltiques : ils représentent actuellement 1% de la production mondiale. On les trouve encore au Canada ainsi qu’en Russie mais leur exploitation est excessivement dégradante pour l’environnement, de grandes quantités de sables, d’eau et de solvants étant nécessaires.
- Les schistes bitumineux : un pétrole qui n’est pas encore arrivé à maturation. Il est encore plus complexe et coûteux à extraire que les précédents.
Les hydrates de méthane : du gaz piégé dans la glace qui est présent en grand nombre mais que sa dispersion rend quasiment impossible à exploiter. Les hydrates de méthane sont considérés comme une énergie d’avenir... depuis 30 ans.

En bref

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