L’équipe de Basta ! s’engage à vous donner accès à des actualités qui font sens et à des analyses sérieuses et dont les sources ont été vérifiées. Nous diffusons une information d’intérêt général, accessible à tous, utile à l’indispensable transformation sociale, écologique et économique de notre société. Tout cela prend beaucoup de temps et nécessite de l’argent. Sans revenus publicitaires et sans actionnaires, nos ressources et notre indépendance dépendent de votre engagement dans cette aventure. Aidez-nous à atteindre 80 000 €, afin que nous puissions continuer à enquêter et produire de l’information en toute indépendance.

Soutenez Basta Soutenez une information indépendante

À lire sur Télérama (blog)

Bévues à la télé

  • Ajouter
  • Imprimer
  • Partager sur Delicious
  • Partager sur Google+

Le CSA annonce ce lundi examiner « d’éventuels manquements » des médias dans la couverture des attaques terroristes. « Eventuels ? » Je suis ravi que les sages montrent leur attachement à la présomption d’innocence. Car, ces derniers jours, certains « manquements » revêtaient un caractère d’évidence.

« Evitez de téléphoner pour laisser les secours disposer au mieux des réseaux », prévient la police sur Twitter. Trente secondes plus tard, à l’écran, un reporter téléphone les dernières nouvelles de la porte de Vincennes pendant qu’i>Télé s’obstine à filmer la devanture de l’épicerie casher pour permettre au preneur d’otages d’observer les mouvements des policiers.

Heureusement, Amedi Coulibaly regardait BFMTV, a révélé l’épouse d’un des otages rescapés, interrogée en direct… sur BFMTV, lors de l’hommage rendu samedi soir aux victimes de l’épicerie casher. Puis la courageuse interviewée déballa ce qu’elle avait sur le cœur. Elle accusa la chaîne d’avoir révélé en direct la présence de six otages bien cachés, mettant leur vie en danger car le tueur ignorait leur existence. Son récit est assez confus mais je me souviens très bien avoir entendu Dominique Rizet annoncer pendant la prise d’otages que des personnes étaient cachés dans un frigo.

« Attention, ce n’est pas une information, c’est une hypothèse », disait un présentateur vendredi dernier. Une appréciable franchise, qui donne envie de rebaptiser les « chaînes d’info continue » en « chaînes d’hypothèses continues ». Ou en « chaîne de peur entretenue » si, comme moi, on passe la fin de son dimanche après-midi devant Ruth Elkrief en roue libre. Verbatim d’un « meublage » avant l’édition de 18h30 :

Lire l'article

Vidéos

  • Artisanat « Un métier n’est pas là pour vous emprisonner mais pour vous rendre libre »

    Voir la vidéo

Voir toutes les vidéos