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Aides à la presse : la haine n’est pas du journalisme

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Fleur Pellerin souhaite conditionner les aides à la presse à « l’absence de condamnation pénale pour incitation à la haine raciale ». Ce qui vise directement « Minute », « Rivarol » ou « Valeurs actuelles ».

Etendre les aides directes à la presse aux magazines « à faibles ressources publicitaires » ­(Society, Charlie, le Monde diplo, ­Politis, Causette...), comme c’est le cas pour les quotidiens. Mais conditionner ce soutien d’argent public à « l’absence de condamnation pénale pour incitation à la haine raciale ».

Tel serait le projet de la ministre de la Culture (qui a déjà privé des aides postales la presse télé et people). Ce qui vise de fait – et c’est l’objectif prêté à Fleur Pellerin – les titres d’extrême droite comme Minute, ­encore condamné récemment pour sa une raciste sur Christiane Taubira, mais aussi la publication antisémite Rivarol.

A Valeurs actuelles, Yves de Kerdrel, ­le patron de l’hebdo successful de la droite extrémisée et de l’extrême droite plus ou moins dédiabolisée, condamné au printemps dernier pour « provocation à la discrimination, la haine ou la violence envers les Roms », a illico dénoncé « cette nouvelle intimidation du pouvoir socialiste ». Et rien de moins qu’une attaque « frontale » contre la liberté de la presse.

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