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Décroissance

Serge Latouche : « Nous devons sortir de la toxico-dépendance de la société de consommation »

Par Agnès Rousseaux, Sophie Chapelle (20 octobre 2009)

En cette période de crise économique où beaucoup prophétisent impatiemment le "retour de la croissance", Serge Latouche défend à contre-courant une société de sobriété choisie. Ce professeur émérite de l’université Paris-Sud invite à contrer la propagande du marketing, pour inventer de nouveaux modes de vie. Pour lui, la crise doit être une occasion pour réinterroger les comportements individuels et collectifs, afin peut-être d’éviter à notre société le "crash". Entretien avec l’un des plus fervents partisans de la théorie de la décroissance.

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Pourquoi avoir choisi un mot « électrochoc » comme la décroissance ? En quoi cette notion diffère t-elle de l’idée de « croissance négative » ?

"La décroissance, c’est un slogan, pour signifier la nécessité de rompre avec la religion de la croissance. C’est un projet politique, celui d’une société de sobriété choisie, qui permettrait à la société d’éviter le grand crash".

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Comment promouvoir l’idée d’une société de la décroissance auprès de gens subissant une pression énorme sur les salaires ? Auprès des syndicats ? Des pays du Sud ? Des sans-emplois ?

"On ne le leur demande pas de se serrer la ceinture, on demande un autre partage, ils ont tout à y gagner"

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Vous comptez beaucoup sur la décolonisation de l’imaginaire et la pédagogie de la catastrophe, pouvez-vous expliquer ce que vous entendez par là ?

"S’il y a une pédagogie qui accompagne les catastrophes, ce sont des occasions pour sortir de la toxico-dépendance vis-à-vis de la société de consommation"

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A quel niveau agir ? Local, national, supranational ?

"Il y a un problème de passage de comportements individuels ou de groupe, à un niveau de logique de système"

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Propos recueillis par Sophie Chapelle

Vidéo : Agnès Rousseaux

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