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Climat

Relocalisons Copenhague !

Par Rédaction (2 septembre 2009)

Du 7 au 19 décembre 2009, les Etats du monde entier se réuniront à Copenhague, au Danemark, pour discuter des politiques à mener afin d’enrayer le réchauffement climatique. Des militants écologistes appellent à créer des collectifs dans tout l’Hexagone pour que des alternatives locales émergent face à un modèle de société considéré comme « mortifère ». Et pour que chacun ne soit pas seulement spectateur des négociations internationales autour de cet enjeu crucial, mais acteur à part entière.

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Du 7 au 19 décembre 2009 aura lieu la Conférence de Copenhague, dont l’objectif est de donner suite au protocole de Kyoto.

A l’occasion de cet événement, une mobilisation internationale visant à faire pression sur les négociateurs est programmée. Des délégations du monde entier iront à Copenhague et organiseront sur place des actions.

Si envoyer des délégués susceptibles de suivre et, si possible, d’intervenir dans les négociations nous semble indispensable, nous trouvons aussi cela notoirement insuffisant, et certainement pas à la hauteur des enjeux.

En effet, depuis la signature de Kyoto en 1997, la situation a beaucoup empiré, mais elle a aussi évolué en termes d’alternatives.

Elle a empiré car, alors que les causes humaines des dérèglements climatiques sont désormais irréfutables, ces derniers ne cessent pourtant d’augmenter du fait de la logique d’un système qui ne peut que fonctionner sur la base d’un productivisme et d’une surconsommation toujours croissants. Pour l’heure, la collectivité scientifique internationale préconise une diminution de 50% des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050 (soit plus de 80% pour les pays riches) afin de rester en deça de l’augmentation globale de 2°C de température au-delà de laquelle la situation deviendra incontrôlable. Cet objectif est inatteignable dans le cadre de ce système, et cela même si toutes les volontés s’y attelaient, ce qui est loin d’être le cas. Si on ajoute à ce constat les effets cumulatifs des récentes crises financière, alimentaire, des divers conflits armés, on ne peut que craindre le pire pour l’avenir.

Les choses ont cependant évolué car, face à cette situation, un mouvement aux multiples formes s’est constitué et se développe : prises de conscience et de responsabilité individuelles, alternatives de toutes sortes, projets politiques portés par des mouvements comme ceux de la décroissance, des villes en transition. Parmi les caractéristiques communes à ces mouvements, outre la nécessaire sobriété individuelle et collective, une démarche essentielle est la mise en place par les populations elles-mêmes, sur les lieux où elles vivent, d’une relocalisation de toutes les activités qui peuvent l’être, tant aux niveaux écologique, économique et social que politique.

La tenue de la Conférence de Copenhague est une occasion unique de mettre en lumière et de renforcer ces mouvements, ainsi que l’alternative globale dont ils sont porteurs : ce projet de société radicalement opposé à celui des fossoyeurs de notre planète. Car il s’agit bien aujourd’hui de l’affrontement de deux modèles de société, l’un mortifère, l’autre garant de la vie sur terre.

C’est pourquoi nous proposons de relocaliser Copenhague.

Beaucoup d’entre nous n’iront pas à Copenhague, pour des raisons de choix ou tout simplement par manque de disponibilité ou de moyens. Nous ne voulons pas pour autant rester spectateurs de la comédie qui risque de s’y jouer.

Nous proposons donc :

- de créer partout des collectifs locaux, regroupant et fédérant sur le terrain, autour de mobilisations locales, les alternatives et initiatives de tous ordres ;

- de programmer des actions à définir ensemble dans la période de la Conférence, avec un point culminant le 12 décembre, journée de mobilisation internationale ;

- de préparer un appel international à la création de collectifs.

Cet appel est lancé à l’occasion de la Semaine de résistance à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique, France), le 8 août 2009.

Pour signer l’appel

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