BASTA !
Accueil > En bref > Le gouvernement prévoit l’arrestation de 5.500 « aidants » aux sans papiers en 2010

Délit de solidarité

Le gouvernement prévoit l’arrestation de 5.500 « aidants » aux sans papiers en 2010

Par Ivan du Roy (1er avril 2009)

  • Réagir à cet article
  • Recommander à un-e ami-e
  • Augmenter la taille du texte
  • Diminuer la taille du texte
  • Imprimer

Une trentaine d’associations appelle à des rassemblements, le 8 avril, devant les Palais de Justice de toutes les grandes villes de France. Emmaüs, le Réseau éducation sans frontières, la Cimade, le Gisti ou l’Uniopss, à l’origine de l’initiative, protestent contre la mise en oeuvre du « délit de solidarité » qui frappe toujours plus de militants et bénévoles arrêtés et mis en examen pour avoir apporté leur aide à des migrants.

« Mercredi 8 avril 2009, devant les palais de Justice de Paris, Lille, Marseille, Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rennes et ailleurs en France, nous serons 5 500 à nous présenter comme prisonniers volontaires, affirmant avoir, un jour, aidé un homme ou une femme sans-papiers en difficulté. Nous serons 5 500 citoyens décidés à rester des « aidants » ! Rejoignez-nous ! », propose l’appel. Pourquoi 5 500 ? C’est l’objectif chiffré (merci la RGPP) par le volet immigration et asile du projet de loi des finances pour les interpellations « d’aidants ». Cette catégorie policière est censée désigner les passeurs qui monnaient leurs services aux migrants. Mais elle englobe aussi les soutiens aux sans-papiers. Une situation scandaleuse montrée dans le film Welcome de Philippe Lioret, avec Vincent Lindon.

Fin février, une bénévole des Restos du cœur et de l’association Terre d’errance, Monique Pouille, était interpellée à son domicile, dans le Nord-Pas-de-Calais, pour avoir rechargé chez elle les téléphones mobiles de réfugiés cherchant à rallier l’Angleterre. Mi-février, un compagnon d’Emmaüs, sans papier, était arrêté à Marseille. Les locaux de l’association ont été perquisitionnés et les dossiers de ses membres portant des noms à consonance étrangère ont été saisis.

Le projet de loi des finances 2009 prévoit également 30 000 expulsions du territoire, chiffrant le coût moyen à 2 450 euros par « reconduite à la frontière » (billet, restauration, hébergement), soit plus de 70 millions d’euros en tout.

  • twitter
  • facebook
  • delicious
  • google

Débattre

Conditions de travail

Pôle emploi : la violence et l’ennui

Par Patricia Apicella

Un « durcissement féroce dans la gestion des ressources humaines ». C’est ce qu’a provoqué la fusion de l’Assedic et de l’ANPE en 2008, selon Patricia Apicella, responsable du syndicat SUD-Emploi. Violence verbale et organisationnelle, harcèlement, isolement, renforcement du contrôle, placardisation : la syndicaliste dénonce une institution toxique pour ses salariés, et qui a perdu le sens de sa mission. Avec, au bout du compte, une autre victime : le demandeur d’emploi.

[Lire la suite]

ça bouge !

Basta ! vous propose :

Pour ne pas perdre sa vie à la gagner ! Transformer le travail, un enjeu politique

Basta ! s’invite dans la campagne, sur un thème légèrement oublié par les politiques : le travail. Quel est l’état des lieux du travail en cette période de crise ? Et comment le changer pour qu’il devienne un vecteur d’émancipation et de transformations écologiques et sociales. En partenariat avec l’eurodéputée Karima Delli, membre de la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen, nous vous convions à une journée de débat sur le sujet.

[Lire la suite]
Creative Commons License Sauf mention contraire, le contenu de ce site est sous contrat Creative Commons | CGU  | Nous contacter | Mentions légales | Spip | RSS 2.0 fil rss
Avec le soutien de la région Ile-de-FranceIle-de-France et la Fondation pour une Terre HumaineFondation pour une Terre Humaine