BASTA !
Accueil > En bref > Qui veut manger de l’OGM MON 810 ?

Clause de sauvegarde

Qui veut manger de l’OGM MON 810 ?

Par Nolwenn Weiler (13 février 2009)

  • Réagir à cet article
  • Recommander à un-e ami-e
  • Augmenter la taille du texte
  • Diminuer la taille du texte
  • Imprimer

Le MON 810, variété de maïs OGM, n’a pas d’effets connus, ni prouvés scientifiquement, sur la santé humaine. C’est L’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) qui le dit, dans un rapport rendu public par le Figaro cette semaine,. L’agence rejoint ainsi les prises de position de sa grande soeur européenne l’EFSA (Agence Européenne de Sécurité des Aliments), qui considère que les plantes modifiées génétiquement ne présentent aucun risque, ni pour la santé, ni pour l’environnement, sans que la littérature sur le sujet (principalement financée par Monsanto) ait amené de nouveaux éléments. Le problème, c’est que rien ne prouve qu’il n’y a pas d’effets non plus, et notamment à long terme. C’est pourquoi la clause de sauvegarde, qui a entrainé la suspension de la culture du MON 810, avait été activée par la France en février 2008.

Avec ce rapport sur l’innocuité du MON 810, l’Afssa s’inscrit en faux contre la Haute autorité sur les OGM, créée dans la foulée du Grenelle, qui avait activé la clause de sauvegarde. Mais elle remet aussi en cause les 27 ministres de l’environnement européens qui ont demandé, en novembre dernier, un renforcement de l’harmonisation des méthodes d’évaluation des risques entre les pays de l’Union. L’étude des effets des OGM sur plusieurs générations s’avère, entre autres, indispensable, et très rarement pratiquée.

Le fait que l’Afssa jette ce pavé dans la mare à la veille du grand oral de Jean-Louis Borloo (chargé de défendre la clause de sauvegarde) devant la Commission européenne ne doit évidemment rien au hasard. Il s’agit simplement d’une énième tentative du puissant lobby OGM de passer en force, et de mettre au pas les Etats récalcitrants. On souhaite bien du plaisir au ministre Borloo lundi prochain. Et on compte évidemment sur son courage politique pour maintenir la France dans les territoires sans OGM...

  • twitter
  • facebook
  • delicious
  • google

Débattre

Conditions de travail

Pôle emploi : la violence et l’ennui

Par Patricia Apicella

Un « durcissement féroce dans la gestion des ressources humaines ». C’est ce qu’a provoqué la fusion de l’Assedic et de l’ANPE en 2008, selon Patricia Apicella, responsable du syndicat SUD-Emploi. Violence verbale et organisationnelle, harcèlement, isolement, renforcement du contrôle, placardisation : la syndicaliste dénonce une institution toxique pour ses salariés, et qui a perdu le sens de sa mission. Avec, au bout du compte, une autre victime : le demandeur d’emploi.

[Lire la suite]

ça bouge !

Basta ! vous propose :

Pour ne pas perdre sa vie à la gagner ! Transformer le travail, un enjeu politique

Basta ! s’invite dans la campagne, sur un thème légèrement oublié par les politiques : le travail. Quel est l’état des lieux du travail en cette période de crise ? Et comment le changer pour qu’il devienne un vecteur d’émancipation et de transformations écologiques et sociales. En partenariat avec l’eurodéputée Karima Delli, membre de la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen, nous vous convions à une journée de débat sur le sujet.

[Lire la suite]
Creative Commons License Sauf mention contraire, le contenu de ce site est sous contrat Creative Commons | CGU  | Nous contacter | Mentions légales | Spip | RSS 2.0 fil rss
Avec le soutien de la région Ile-de-FranceIle-de-France et la Fondation pour une Terre HumaineFondation pour une Terre Humaine