C’était dans la nuit de mercredi à jeudi... Nicolas Sarkozy et François Fillon cherchaient un remplaçant pour pour le poste d’Éric Besson, qui allait prendre la tête du ministère de l’immigration et de l’identité nationale... Nathalie Kosciusko-Morizet, alors secrétaire d’État à l’écologie, s’est soudain imposée à eux comme étant la personne idéale. La voilà donc secrétaire d’État à la Prospective et au Développement de l’économie numérique. La nuit a malheureusement été trop courte pour lui trouver un(e) remplaçant(e). Et voilà donc le secrétariat d’état à l’écologie sans “patron”. À la veille de l’examen de la loi Grenelle II (qui doit notamment traiter des secteurs du bâtiment et des transports), on peut dire que l’idée est lumineuse ! Décidément, depuis la nomination, au lendemain des élection présidentielles de mai 2007, d’Alain Juppé à la tête d’un grand ministère du développement durable, l’eau a coulé sous les ponts ! Et la fibre écologiste du président français s’est ramollie. En plus de cette regrettable vacance du pouvoir, les associations écologistes s’étonnent du départ de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui était plutôt compétente dans son domaine. En France, trouver des politiques qui maîtrisent, ne serait-ce qu’un peu, la chose écologique, n’est en effet pas chose aisée ! Prévenue jeudi matin, peu avant que l’annonce soit faîte aux médias, Nathalie Kosciusko-Morizet a l’air satisfaite de ce qu’elle considère comme une promotion. Et elle a promis de continuer de s’intéresser au Grenelle. Nous voilà rassurés. Quant à son ex-ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, il réfléchit à une proposition qu’il va « soumettre au président de la République pour le remplacement de la secrétaire d’État à l’Écologie ». Il pourrait peut être demander à Alain Juppé ?
Vacances au gouvernement
Sarkozy et Fillon adorent l’écologie
Par (16 janvier 2009)



















et la Fondation pour une Terre Humaine