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Restauration collective

Une loi pour que des menus bio et locaux arrivent enfin dans les cantines

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Vers des cantines scolaires avec des repas 100 % bio et locaux ? Un pas supplémentaire vient d’être franchi dans cette direction à l’Assemblée nationale le 14 janvier. Les députés ont adopté, à l’unanimité, une proposition de loi écologiste prévoyant 40% de produits issus de l’alimentation durable, locaux, de saison d’ici 2020. 20% des produits servis en restauration collective devront être issus de l’agriculture biologique.

Comme le montre cette enquête de Basta !, la progression à l’échelle nationale est pour l’heure plutôt lente. Depuis 2012, un peu plus de la moitié des établissements de restauration collective déclarent proposer ponctuellement des produits biologiques. Ils n’étaient que 4% en 2006 selon l’Agence Bio. Mais seuls 2,4% du volume des produits achetés par la restauration collective sont issus de l’agriculture bio. Bien loin de l’objectif de 20 % fixé par le plan « Ambition bio 2017 » du ministère de l’Agriculture.

Des conditions pour que manger bio et local ne coûte pas plus cher

La pression citoyenne en la matière est forte : les interpellations des parents d’élèves auprès des écoles sont nombreuses et plus de 115 000 personnes ont signé une pétition demandant à leurs députés d’adopter cette loi. Le texte sera t-il contraignant ? L’Observatoire de l’alimentation (alim’agri) sera, entre autres, chargé de définir les outils méthodologiques pour permettre aux organismes publics et privés de restauration collective d’atteindre l’objectif des 40% de produits bios et locaux et d’en définir les critères. Dans chaque région, « des plans avec des orientations précises au niveau des politiques alimentaires » devront être mis en oeuvre. Selon Brigitte Allain, à l’initiative de cette proposition de loi, c’est « l’une des mesures fortes » (lire ici).

Le texte prévoit aussi que les grandes entreprises intègrent dans leurs mesures de « responsabilité sociale et environnementale » (RSE) des informations sur leurs engagements en faveur de l’alimentation durable. Brigitte Allain se veut également rassurante : son rapport intitulé Et si on mangeait local démontre que manger bio et local ne coûte pas plus cher. L’introduction de produits bio et locaux est en effet souvent l’occasion d’une remise à plat des pratiques des cantines (voir ces différents cas de collectivités qui n’ont pas vu leur budget augmenter). Sans oublier le potentiel d’emplois et de revenus pour les agriculteurs que cela représente. L’association Agir pour l’environnement appelle à rester « vigilants jusqu’à l’adoption définitive de cette loi dans le courant de l’année notamment lors de son passage au Sénat ».

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