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Conditions de travail

Samsung accusé de pratiques commerciales trompeuses en France

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Des enfants de moins de 16 ans qui travaillent plus de 10 heures par jour, sans protections contre les substances dangereuses qu’ils manipulent : cela se passe en Chine et en Corée, dans les usines sous-traitantes du géant de l’électronique Samsung. Et c’est l’ONG locale China Labor Watch (CLW) qui révèle ces violations des droits humains. Ce n’est pas la première fois que Samsung se fait épingler pour le travail des enfants chez ses sous-traitants. China Labor Watch a déjà révélé à plusieurs reprises que des enfants turbinent pour fabriquer les smartphones vendus par Samsung.

A chaque fois, l’entreprise promet que le problème sera réglé. Elle assure être une « entreprise responsable et citoyenne, qui [mène] des actions à travers le monde pour tendre vers un monde meilleur, protéger l’environnement et renforcer les communautés qui [l’entourent] » . Cet écart entre le discours de l’entreprise et les constatations de China Labor Watch a déjà valu au géant coréen une plainte pour « pratiques commerciales trompeuses », déposée en France en février 2013 par les associations Peuples Solidaires, Sherpa et Indecosa-­CGT, l’association de consommateurs de la CGT. Après 18 mois d’enquête, la plainte a été classée sans suite.

La solidité des éléments du dernier rapport de China Labor Watch a convaincu Sherpa et Indecosa-­CGT de recourir à nouveau aux tribunaux pour tenter de faire condamner Samsung, toujours pour « pratiques commerciales trompeuses ». Les plaignants ont cette fois retenu la citation directe, une « option » judiciaire qui ne nécessite pas d’enquête et exige donc d’avoir à sa disposition des éléments sérieux permettant de prouver l’infraction lors de l’audience et des débats. « Alors que le leader mondial du smartphone se targue de mettre en place des engagements éthiques exemplaires dans ses usines afin de prévenir les violations des droits humains, nous souhaitons faire juger ce double discours mondial qui consiste à séduire les consommateurs par une communication éthique tout en fermant les yeux sur des comportements absolument contraires », expliquent les associations. L’audience se tiendra ce lundi 11 janvier.

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