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Nicolas Lebourg, historien : “Islamophobes et islamistes s’instrumentalisent les uns les autres”

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Quelques minutes à peine après les événements du 13 novembre, plusieurs cadres du FN se sont désolidarisés de “l’union sacrée” que de nombreux politiques appelaient de leurs vœux. Cette instrumentalisation des événements était-elle prévisible ?

Nicolas Lebourg – Certains tweets relevaient de la jouissance. C’est d’une grande maladresse qui témoigne que les discours sur la professionnalisation du parti sont hâtifs. C’est le signe d’une difficulté à s’exprimer hors de l’entre-soi, ce qui est contrariant quand on vise le second tour d’une présidentielle.

Mais le principe politique repose sur un échange entre protection et obéissance : j’obéis à l’Etat car l’Etat m’assure protection en retour. Donc, le carnage vise à démontrer que la protection n’est plus assurée et, de là, permet une remise en cause des rapports politiques. En cela, Daesh fait quasi naturellement la campagne du FN : islamophobes et islamistes s’instrumentalisent les uns les autres, c’est cela qui est prévisible. Les terroristes visent la société mondialisée, ce qui est un excellent argument pour relégitimer un État assurant une enclosure protectrice.

Après les attentats de Charlie Hebdo, Marine Le Pen n’avait pas voulu participer à la marche républicaine du 8 janvier à Paris. Avez-vous le sentiment qu’elle reproduit aujourd’hui les mêmes erreurs ?

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