Basta !, ce sont six journalistes et de nombreux contributeurs rémunérés, qui, chaque jour, enquêtent, décryptent et racontent, pour vous offrir une information de qualité. Le tout en accès libre afin que ces articles puissent être partagés et lus par le plus grand nombre. Basta ! n’est pas financé par des groupes industriels ou de la publicité. C’est pourquoi votre soutien est essentiel. Si vous pensez que Basta ! doit poursuivre son travail, prenez une minute pour faire un don. Merci !

Avancement de la campagne : 3480 € sur 30000 € !

11.6%

Environnement

Les rivières débordent de pesticides interdits

par

  • Ajouter
  • Imprimer
  • Partager sur Delicious
  • Partager sur Google+

On trouve de tout dans les rivières de France, même des molécules issues de produits agricoles interdits à la vente depuis plusieurs années, comme la simazine, l’atrazine ou encore la terbuthylazine. C’est ce que révèle le dernier rapport de l’agence de l’eau du bassin Rhône-Méditerranée et Corse. Réalisée à partir de 3 millions d’analyses accomplies en un an, cette étude a été publiée au début du mois de décembre. Elle s’alarme de la présence dans 60 % des rivières et 45 % des nappes phréatiques de six pesticides interdits d’usage depuis huit ans. Il semblerait donc que certains agriculteurs finissent d’écouler les stocks de produits achetés avant leur interdiction. D’autres en feraient carrément venir clandestinement de l’étranger.

Notons aussi, dans les conclusions du rapport, la présence massive dans les eaux souterraines du glyphosate, substance active du Roundup. Commercialisé par Monsanto, cet herbicide est utilisé en zones agricoles sur toutes les cultures mais aussi par les collectivités et les particuliers. Plusieurs scientifiques ont démontré les effets cancérigènes de ce produit. « Les micropolluants sont présents sur la totalité des sites de surveillance, dit l’agence. Pour les plus contaminés d’entre eux, plus de 100 substances différentes ont été mises en évidence. On peut s’interroger sur les effets que peuvent avoir de tels cocktails sur la faune et la flore aquatique. » Mais aussi sur les humains…

Les traitements conventionnels de l’eau qui circule dans le réseau public ne permettent pas d’éliminer la totalité des polluants chimiques. C’est donc une source probable de contamination. Qui pourrait, entre autres, expliquer le niveau très important de pesticides dans le sang des Français. Des mesures réalisées en 2006 par l’Institut national de veille sanitaire (INVS) avaient mis en évidence des concentrations trois fois plus élevées que chez les Américains ou les Allemands. Les molécules retrouvées étant largement utilisées en agriculture, en horticulture et pour les usages domestiques (insecticides intérieurs, antipuces, antipoux, désodorisants, etc.).

Vidéos

  • épicerie itinérante Marchands ambulants de produits bio, le nouveau visage de l’économie sociale dans les campagnes

    Voir la vidéo
  • Greenwashing Avec Air France, compenser les émissions carbone des riches peut nuire gravement à la santé des pauvres

    Voir la vidéo

Voir toutes les vidéos