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Les Dassault fêtent la vente du Rafale

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La vente de vingt-quatre avions de chasse Rafale du Groupe Dassault au gouvernement égyptien a été l’occasion d’un concert patriotique presque parfait dans les médias français. Parmi ces flots de louanges, certains ont particulièrement retenu notre attention : ceux du Figaro et de Valeurs actuelles.

Dès l’officialisation de l’affaire, la « vigilance » demandée se mue en fanfare enjouée : pas moins de seize articles sur le sujet en dix jours ! Et pas des moindres, la sollicitude du quotidien de Serge Dassault pour le cours en bourse de l’entreprise de Dassault Serge étant sans faille :

(...)

Mais gardons le meilleur pour la fin. Dès le 12 février, Le Figaro publie un article de la journaliste Véronique Guillermard, dont la sobriété force le respect :

« Rafale : un avion de combat ultrapolyvalent par excellence »

On y apprend pêle-mêle que le Rafale est « un appareil omni-rôle, capable d’accomplir plusieurs tâches au cours d’une même mission », qu’il remplit d’ailleurs toujours « avec succès », et « se distingue par sa conception aérodynamique basée sur une aile delta, sa taille moyenne, son agilité et son concentré de technologies dites "critiques". » Il a donc à ce titre tenu le « pari » de l’armée de l’air de « remplacer pas moins de sept types de chasseur. » Mieux, le Rafale, « l’avion de combat des armées françaises des trente prochaines années », entre deux « sauts technologiques », se paie même le luxe d’embarquer un « type de radar ultrasophistiqué qui permet de regarder partout » et dont « seuls les chasseurs américains bénéficient également ». Bref, « l’ultrapolyvalence […] est sans doute la plus grande des qualités de l’avion de combat français. »

Dans cette période difficile pour les journalistes, Acrimed est soulagé pour l’avenir de la carrière de Véronique Guillermard, qui s’annonce radieux au sein du Groupe Dassault.

Dans les semaines qui ont suivi les ennuis judiciaires de Serge Dassault en 2013, Alexis Brezet, patron de la rédaction, avait expliqué qu’il voulait « un traitement factuel, sobre, neutre et objectif, sans pour autant reprendre tous les éléments de presse », afin d’éviter tout conflit d’intérêt. Cette stratégie aurait eu toute sa place dans le traitement médiatique de la vente du Rafale, puisqu’elle aurait au moins assuré un seuil minimum d’une déontologie qui se retrouve aujourd’hui en lambeaux.

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