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Affaires Cahuzac, UBS, LuxLeaks, Médiator... Un salon pour rencontrer et soutenir les lanceurs d’alerte

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Nombre de scandales sanitaires, financiers ou politiques n’auraient jamais été rendus publics sans lanceurs d’alerte. La rencontre « Des livres et l’alerte » – jeu de mot pour « délivrez l’alerte » – met à l’honneur ces femmes et ces hommes qui, malgré les risques encourus, ont choisi de faire parler leur éthique plutôt que de demeurer silencieux. Cet événement, dont Basta ! est partenaire, aura lieu les 26 et 27 novembre prochain à la Maison des métallos à Paris.

Tout le salon tient dans cette phonologie. Il s’agit bien d’une rencontre autour « Des Livres et l’Alerte » pour encourager à l’écriture et la promouvoir, réfléchir sur le lancement d’alerte et le rôle de ceux qui la déclenchent. Il s’agit tout autant de transmettre et donc de « délivrer l’alerte ». La formule prend tout son sens avec les risques encourus par ceux qui lancent l’alerte.

A l’heure où tous les médias parlent de la protection des lanceurs d’alertes, des procès dits LuxLeaks ou Tefal, ou de l’absence de procès Servier/mediator, de l’indiscutable alerte environnementale et climatique, le salon « Des Livres et l’Alerte », en présence de lanceuses et lanceurs d’alerte, de citoyens vigilants, de journalistes et de personnalités, sera l’occasion de présenter ce qui s’écrit et se publie, de permettre la rencontre d’auteurs rigoureux avec le monde de l’édition, de réfléchir à ce qui entoure le lancement de l’alerte.

Qu’il s’agisse d’alerte environnementale ou sanitaire, politique ou financière, les intérêts s’affrontent. Le monde des affaires souhaite protéger le secret, le monde politique y aspire tout en tenant un discours sur la transparence. Le débat législatif hésite avec des dispositions sur la protection de certains lanceurs d’alerte et des dispositions protégeant le secret des affaires ou autorisant les écoutes massives.

Répressions extraordinaires à l’encontre des lanceurs d’alerte

De là où ils se trouvent, les lanceurs d’alerte et les citoyens vigilants révèlent. Les révélations de Chelsea Manning ou Edward Snowden ont été médiatisées. En France, les affaires Cahuzac, UBS, LuxLeaks, Médiator… ont mis en lumière des femmes et des hommes qui rendent publiques des analyses et des affaires qui remettent en cause des pouvoirs établis et des pratiques douteuses.

Aux États-Unis, après avoir bénéficié de la protections constitutionnelles, les lanceurs d’alertes, comme les journalistes, sont désormais soumis à des répressions extraordinaires allant des poursuites judiciaires aux persécutions et à la torture, dans une période de lutte contre le terrorisme, les pouvoirs s’accommodent de dérives en résonance avec les anticipations de George Orwell. En Europe les poursuites judiciaires se multiplient par le biais de procédures dites « Bâillons ».

En France aussi, lanceuses et lanceurs d’alertes connu-e-s ou inconnu-e-s se trouvent dans des situations économiques et sociales désastreuses suite à leurs licenciements et aux poursuites dont ils sont victimes.

Malgré les déclarations, les atteintes à l’environnement et à la santé, la gravité des atteintes aux libertés individuelles, la révélation des pratiques douteuses d’un certain monde politique et des affaires n’ont pourtant pas donné lieu à des réformes ou des protections efficaces pour ceux qui nous ont alertés.

De nombreux ouvrages analysent les dysfonctionnements des sociétés démocratiques, leurs auteurs participent à la réflexion générale sur les orientations de nos sociétés en indisposant et quelquefois bousculant les pouvoirs en place. Le monde de l’édition et les médias jouent un rôle majeur dans le lancement de l’alerte. Le livre s’impose comme un moyen d’alerte rigoureux donnant une ampleur inattendue à ces démarches « citoyennes »

Passer de l’alerte à la lettre, c’est au salon « des livres et l’alerte ».

Le programme :

Télécharger le programme du salon qui se tient les 26 et 27 novembre à la Maison des métallos (94 rue Jean-Pierre Timbaud 75011 Paris, métro Couronnes ligne 2 ou Parmentier ligne 3).

Au menu : rencontres-débats (avec notamment la journaliste de Basta ! Agnès Rousseaux, voir ici), salon du livre où Basta ! et Attac seront présents avec Le livre noir des banques, village des alertes avec plusieurs associations et ONG, projections...

Elles et ils seront présents :

Éric ALT, Vice-Président Anticor, magistrat, Fabrice ARFI, Journaliste Mediapart, Raymond AVRILLIER, Adjoint au Maire honoraire, Bénédicte BONZI, Présidente de l’association Inf’OGM, André CICOLELLA, chimiste toxicologue, président du Réseau Environnement Santé, Fanny CHARRASSE, Sociologue, écrivain, Maxime COMBES, Économiste, Hélène CONSTANTY, Journaliste, Marie DE LA CHAUME, Rédactrice en chef (Pièces à Conviction), Antoine DELTOUR, lanceur d’alerte LuxLeaks, Gilles DEVERS, Avocat, Thomas DIETRICH, Ex secrétaire général Conférence Nationale de Santé, Irène FRACHON, Pneumologue Lanceuse d’alerte Mediator/Servier, Stéphanie GIBAUD, Lanceuse d’alerte UBS France, Florence HARTMANN, Journaliste, Daniel IBANEZ, Economiste GPII Lyon-Turin, Hervé KEMPF, Journaliste Reporterre, Eva JOLY, députée européenne, Marion LARAT, Lauréate Prix du livre 2015, Lanceuse d’alerte pilule 3ème génération, Ines LERAUD, Journaliste, Jade LINDGAARD, journaliste Mediapart, Céline MARTINELLI, Crédit Mutuel, Nicole Marie MEYER, Transparency France, Yasmine MOTARJEMI, Ex-Sécurité alimentaire groupe Nestlé, Philippe PASCOT, "Délits d’élus", Éliane PATRIARCA, Journaliste indépendante, Laura PFEIFFER, Inspectrice du travail Affaire TEFAL, Monique et Michel PINÇON-CHARLOT, sociologues, Agnès ROUSSEAUX, Journaliste à Basta !, Michèle RIVASI, Députée européenne, Fabrice RIZZOLI, Président de Crim’HALT, Thierry SALOMON, NEGAWATT, Séverine TESSIER, co-fondatrice d’Anticor, Annie THEBAUD-MONY, Chercheuse, Françoise VERCHÈRE, Ex-Elue Loire Atlantique, GPII Notre-Dame-Des-Landes, Nicolas VESCOVACCI, Journaliste.

Mais aussi : Les Amis de la Terre, Transparency France, Le collectif "Les jours Heureux", Anticor, Greenpeace, Timbuctu Editions, Crim-Halt, Attac, Basta !, Les amis de Politis, Agence Pitaya.

Plus d’informations :

- sur twitter
- sur facebook
- sur le site internet Des livres et l’alerte

En bref

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  • Artisanat « Un métier n’est pas là pour vous emprisonner mais pour vous rendre libre »

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