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La stratégie russe ne sort pas de nulle part, mais d’une légendaire ouverture au jeu d’échecs

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Depuis deux décennies, la Russie pratique face à l’Europe et aux Etats-Unis la « défense Alekhine » : attendre une généreuse offensive de l’Ouest pour réaliser des gains faciles.

Aux Etats-Unis, le jeu national consiste à lancer une balle et à taper dessus de toutes ses forces. C’est le baseball.

En Europe, les sports les plus populaires consistent à placer un ballon entre deux équipes et à se le disputer à coups de pied ou à coups de coude. C’est le football ou le rugby.

En Russie, lorsqu’on veut se mesurer à un adversaire, on sort un jeu d’échecs, on place lentement les pièces sur des cases et on réfléchit. Le vainqueur est celui qui prévoit longtemps à l’avance les coups de l’adversaire. Là est toute la différence dans la partie qui se déroule sur l’échiquier géopolitique entre le Dniepr et l’Oural, et où le score, étrangement, est jusqu’ici en faveur du pays de Garry Kasparov.

Reconquête méthodique des cases et des territoires

Bilan du jeu de ces vingt dernières années : dès la fin de l’URSS, les États-Unis poussent leur premier pion en Géorgie. Résultat de cette première tentative, l’Abkhazie tombe sous le contrôle de Moscou. Le stratège géorgien, Zviad Gamsakhourdia, est destitué.

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