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Là où la terreur n’a pas de nom

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KANO (Nigeria), 8 décembre 2015 – L’appel tombe quelques heures après le début de la diffusion, par les chaînes de télévision au Nigeria, de la cérémonie d’hommage national aux victimes des attentats de Paris. Encore une attaque suicide. Plusieurs personnes viennent d’être tuées par une explosion qui visait la procession de la fête chiite de l’Achoura dans la banlieue du Kano, la grande ville du nord du Nigeria où je suis basé.

Je pars tout de suite sur les lieux du drame, à une vingtaine de kilomètres du centre-ville. Le temps que j’arrive, les services de secours ont déjà évacué vingt-et-un cadavres et des dizaines de blessés. Les seules traces qui restent de l’attentat sont les flaques de sang et les morceaux de chair humaine qui traînent sur la route.

Depuis que l’insurrection armée de Boko Haram a débuté il y a environ six ans, j’ai couvert presque toutes les attaques perpétrées par le groupe jihadiste. Le pire a certainement été les six jours de combats qui ont fait rage durant l’été 2009, un épisode généralement considéré comme le point de départ de la vague de violence actuelle. Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno dans le nord-est du pays, s’était transformée en champ de bataille, secouée jour et nuit par les explosions et les rafales alors qu’armée et insurgés se battaient à l’arme lourde.

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