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Ils ont été lanceurs d’alerte et ils ont tout perdu...

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Il n’est pas toujours bien vu en France de soulever le couvercle de la marmite, surtout quand le ragoût est rance... La plupart de ceux qui ont osé signaler des faits de corruption, des marchés truqués, des contrefaçons ou des faits de fraude fiscale l’ont payé cher. Pourtant, il est tout à leur honneur d’avoir pris ce risque : les lanceurs d’alerte sont les « vigies citoyennes » de notre démocratie...

La voix, qui décroche le combiné, est comprimée par l’émotion. Christian Marescaux, médecin à l’hôpital Hautepierre de Strasbourg, m’apprend qu’il vient de perdre un collègue et ami très cher, Pierre Kehrli, le responsable du service de neurochirurgie. « Il est mort le 28 mai dernier du harcèlement dont nous sommes victimes depuis des mois. On ne meurt pas comme cela à cinquante ans ! Son accident cardiaque est lié au choc qu’il a reçu en apprenant la nomination prochaine d’un incompétent notoire, l’humiliation de trop... », explique Christian Marescaux. A l’hôpital Hautepierre, Christian Marescaux, Pierre Kehrli et le professeur Rémy Beaujeux, le responsable de la neuroradiologie, sont devenus des pestiférés. Pierre Kehrli était le plus jeune ; il est parti le premier, trop éprouvé selon son ami par toutes les tensions, les pressions et les chantages exercés sur les jeunes internes, qui évitent depuis un certain temps de côtoyer ces sommités ostracisées.

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