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Grève des cheminots : "Tout ce qu’on a, on l’a parce qu’on mange des coquillettes carrefour discount depuis 7 ans"

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Arrêt sur images publie le témoignage d’une femme de cheminot, qui décrit son quotidien et celui de son mari, en égratignant au passage les médias qui ont véhiculé, pendant les grèves, intox et idées reçues sur un métier souvent dénigré.

« Tous ces moments de couple, de famille, que nous avons perdus, toutes ces nuits ensemble que nous ne rattraperons jamais... Ces vacances qu’on n’arrive pas à poser en même temps, ces Noël ou ces réveillons sans lui, ces moments où il finit tard et où je m’inquiète, cette pression quotidienne qu’on lui inflige et qui s’éparpille dans notre maison, le mépris de sa hiérarchie, les intimidations des syndicats, les remarques des usagers, les insultes.

Il est simplement conducteur de train. Avec modestie, dévotion, intelligence et fatalité, il conduit vos trains. Il se lève parfois à 2h30 pour chauffer ceux qui vous amèneront au boulot le matin. Il se couche parfois aussi tard pour vous ramener chez vous quand vous rentrez de soirée. Il peut commencer à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, sans aucune régularité. Et ça le samedi, le dimanche, les jours fériés, les jours de fête...

Non, il n’y a pas de jours de "rattrapage".
Non, la prime de charbon n’existe plus depuis 1970.
Non, les jours de grève ne sont pas payés.
Non, il n’est pas payé plus lorsqu’il travaille le dimanche ou les jours fériés.
Non, il ne travaille pas moins de 35 heures par semaine. (...)

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