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En Libye, la chute sans fin du secteur pétrolier

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La production libyenne de pétrole ne cesse de diminuer depuis la fin de l’ère Kadhafi, et son niveau actuel atteint péniblement le dixième de ce qu’il était en 2011. Un grave manque à gagner pour Tripoli, confronté tout à la fois à des problèmes de maintenance, des mouvements sociaux et — surtout — à la prise de contrôle des terminaux par divers groupes armés.

« Si la sécurité ne s’améliore pas et si rien n’est fait pour régler les problèmes de distribution, les exportations libyennes de pétrole risquent de s’interrompre totalement au cours des prochaines semaines. Ce serait une première depuis 2011. » Celui qui lance cette mise en garde n’est pas n’importe qui. Mustafa Sanallah est le nouveau patron de la National Oil Corp (NOC), la société pétrolière étatique. Début juin, il a succédé à Nouri Berruien dont la démission surprise et inexpliquée — il aurait subi des menaces physiques — a aggravé la confusion et les tensions qui entourent le secteur pétrolier. Une statistique permet à elle seule de comprendre l’ampleur du problème. La production actuelle d’or noir atteint péniblement 200 000 barils par jour (à Londres, certains traders estiment qu’elle a chuté en réalité à 150 000 barils depuis février 2014) contre 1,4 million de barils par jour (MBJ) en juillet 2013 et un niveau de près de 2 MBJ avant le déclenchement du conflit qui devait mener, en octobre 2011, à la chute du régime de Mouammar Kadhafi.

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