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En Grèce, l’exception Syriza

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C’est une victoire historique. Pour la première fois dimanche soir, la gauche radicale est arrivée en tête d’un scrutin en Grèce. Avec 26,57 % des voix après le dépouillement de la quasi-totalité des bulletins de vote, le Syriza devance, largement, les deux partis qui gouvernaient le pays en alternance depuis la chute des Colonels, en 1974 – et tous deux ensemble sous la forme d’une coalition depuis fin 2011 : la droite conservatrice de Nouvelle Démocratie est près de quatre points derrière, à 22,72 %, tandis que les socialistes du PASOK sont relégués à la quatrième place, après les néonazis d’Aube Dorée.

(...) Cette victoire de Syriza, c’est donc un message très clair de rejet des mémorandums d’austérité mis en œuvre dans le pays ces quatre dernières années, qui ont vu le PIB s’effondrer d’un quart et le taux de chômage exploser à 27 %. Mais c’est aussi un message d’adhésion aux propositions d’une gauche qui a construit tout son programme sur l’idée qu’une autre politique est possible. Le parti d’Alexis Tsipras demande ainsi le retrait de toutes les mesures d’austérité entérinées depuis 2010, et notamment le rétablissement du salaire minimum à son niveau initial, ainsi qu’une renégociation de la dette grecque alors que la majorité des économistes de tous bords s’accordent à dire aujourd’hui que la dette publique du pays, actuellement autour de 175 % du PIB, est insoutenable. Figure ainsi dans le programme de Syriza la convocation d’une conférence internationale, à l’image de celle de Londres en 1953 qui avait conduit à l’effacement d’une grande partie de la dette allemande.

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